3 facteurs clés servant à calculer votre réputation IP

Pour décider si les emails entrants seront placés en boîte de réception ou non, les FAIs se basent en grande partie sur la réputation IP de l’expéditeur. Tout email transite en effet via une adresse IP à laquelle un score de réputation est attribué. Celui-ci est compris entre 0 et 100. Il évolue au fil du temps, en fonction de la qualité des envois.

3 facteurs clés servant à calculer votre réputation IP1
Comme vous pouvez le voir ci-dessous, il est très important de maintenir le score au-dessus de 90. Sinon, les emails n’atteignent plus la boîte de réception:

3 facteurs clés servant à calculer votre réputation IP2
Comment le Sender Score est-il calculé ? 

Le mode de calcul exact du Sender Score est gardé secret par Return Path, l’organisation qui est derrière cet indicateur. Mais il y a néanmoins 3 principaux facteurs qui font baisser ce score. Très bien les connaître est important :

1- Les plaintes :

Le signalement d’un spam est une plainte directe de la part du destinataire. Ce dernier l’effectue en un clic, grâce au bouton “signaler en tant que spam” qui est présent dans la plupart des interfaces de messagerie électronique :

3 facteurs clés servant à calculer votre réputation IP3
Le nombre de signalements a un très fort impact sur le score de la réputation IP. Pour éviter tout impact négatif sur votre délivrabilité, il est donc conseillé de conserver un taux de spam inférieur à 0,1%.

Pour rappel, la règle de base est bien sûr de stopper tout envoi d’email vers une adresse vous ayant signalé en spam ! L’une des valeurs ajoutée de Mailjet est de gérer cela automatiquement : nous récupérons cette information pour vous, auprès de tous les FAIs fournissant des “feedback loops”.

Pour plus de détails sur la façon de gérer les plaintes spam, consultez notre page de documentation dédiée aux différents statuts des emails.

2- Les erreurs (bounces) :

Il y a plusieurs types d’erreurs : une boîte de réception trop pleine peut par exemple causer des “soft bounces”. L’email envoyé est refusé, mais l’erreur est passagère. Il faut au besoin réitérer l’envoi (Mailjet gère tout cela pour vous). Ces types de bounces sont problématiques mais tolérables si leur nombre est limité.

Par contre, si l’adresse est erronnée et ne mène nulle part, il s’agit d’un “hard bounce” ou “NPAI” (pour “n’habite pas à l’adresse indiquée”). On considère alors que l’envoyeur n’a pas tenu ses listes à jour et/ou qu’il ne sait pas à qui il s’adresse.

Pire, dans un cas extrême, on pourrait imaginer que l’envoyeur génère des adresses au hasard… En conséquence, envoyer des emails vers des adresses non-existantes est très pénalisant pour votre réputation IP, car tout indique qu’il s’agit de spam !

3- Spam Traps :

Aussi appelés honeypots (pots de miels) en anglais, ils sont destinés à piéger les spammeurs. Ces emails peuvent avoir été créés pour l’occasion ou être d’anciennes adresses devenues Spam Traps.

Les administrateurs des ces pièges sont certains à 100% qu’aucun opt-in n’a jamais été confirmé. Ils savent donc que chaque email reçu ne respecte pas les bonnes pratiques de l’emailing (ni la plupart des lois).

Les listes achetées ou louées en contiennent systématiquement un grand nombre, c’est pourquoi Mailjet vous défend d’avoir recours à ce type de technique. Quelqu’un qui envoie vers un spam trap n’a aucune excuse : en conséquence, les sanctions sont souvent très sévères (blacklistage…).

Si vous désirez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le rapport complet de Return Path