Nouveauté : les liens de tracking personnalisables avec votre nom de domaine

Parfois, Mailjet déploie de nouvelles fonctionnalités … sans même vous prévenir ! C’est le cas d’une série des modifications qui ont été apportées à la gestion des liens de “tracking” il y a déjà quelques mois. Il était donc temps de vous informer !

Nouveauté - les liens de tracking personnalisables avec votre nom de domaine
 

Ce nouvel algorithme de gestion du tracking permet :

  • Un traitement plus efficace des liens;
  • Une redirection plus rapide;
  • Une meilleure résilience (en cas de panne du tracking, les liens continuent à fonctionner).

Mais ce n’est pas tout ! La partie qui vous intéressera sans doute le plus, c’est la possibilité de personnaliser les liens de tracking de Mailjet avec votre nom de domaine.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Aujourd’hui, les liens présents dans les emails envoyés par Mailjet utilisent cette structure :

aze123.r.mailjet.com/redirect/12345/www.mailjetairways.com/destinations/

Avec la personnalisation du nom de domaine, vous pourrez maintenant obtenir ce type de liens :

redir.mailjetairways.com/redirect/12345/www.mailjetairways.com/destinations/

Vos avantages :

Comment migrer mes liens ?

Pour en profiter, il faut que vous ayez un nom de domaine vérifié par Mailjet. Si ce n’est pas encore fait, rendez-vous ici.

Ensuite, rendez-vous dans la section “Clé API Principale” de l’interface d’administration et cliquez sur l’icône d’édition. Il ne vous reste plus qu’à suivre les instructions.

Pour comprendre les avantages de la personnalisation du nom de domaine (re)lisez notre article sur la réputation des noms de domaine.

 

 

Est-ce qu’une bière peut améliorer votre délivrabilité ?

Non, trouver le bar le plus proche et commander une bière bien fraîche ne vous aidera pas à résoudre vos problèmes de délivrabilité ! Sauf … si vous avez besoin d’une pause afin de rassembler vos idées. Dans ce cas, faites tout de même attention à ne pas abuser …

Est-ce qu’une bière peut améliorer votre délivrabilité ?
Si je parlais de bière, c’est parce que celle-ci est un très bon catalyseur de convivialité (demandez à l’équipe de Dev Evangelist de Mailjet).

Mais pourquoi diable parler de convivialité à présent ?

Parce que la délivrabilité ne se résume pas à une liste de règles techniques. Les relations humaines entre spécialistes sont primordiales. Être reconnu par le milieu de la délivrabilité est une étape importante.

Il existe de nombreux évènements organisés autour de la délivrabilité et de l’anti-spam. Des organisations comme le MAAWG (Message Anti-Abuse Working Group) se réunissent plusieurs fois par an partout dans le monde. C’est l’occasion pour les spécialistes de la délivrabilité d’échanger sur des sujets souvent très techniques … et de faire connaissance.

Une plateforme d’envoi d’email doit aussi être un acteur de la lutte anti-spam

Vous le savez peut-être, la politique d’envoi de Mailjet est extrêmement stricte et dépasse même le cadre de la loi ! Interdiction de listes achetées ou louées, obligation d’avoir obtenu une permission (que ce soit en B2C ou en B2B), … La mise en place de méthodes de détection des spammeurs est l’une des priorités de la plateforme.

Cette volonté de lutter contre le spam est une question de respect. Respect des consommateurs qui ne veulent pas recevoir de spam. Mais aussi respect des clients de Mailjet. En effet, c’est une manière de sortir du lot. De garantir aux clients de Mailjet que la plateforme jouira de la meilleure réputation.

Cette réputation (qui n’a rien à voir avec la réputation d’une adresse IP) permettra à Mailjet de pouvoir entrer en contact plus facilement avec ses pairs dans l’industrie de la délivrabilité … y compris autour d’une bière ;-)

Apprendre les nouvelles règles de filtrage

Les FAI sont souvent méfiants face aux plateformes d’envoi d’email. C’est pourquoi ils sont peu enclins à divulguer les évolutions de leurs règles de filtrage. S’ils le font, ce sera uniquement avec des interlocuteurs de confiance. Des interlocuteurs qui auront démontré leur sérieux et leur volonté de lutter contre le spam.

Résoudre certains problèmes de délivrabilité

Que faire lorsque votre adresse IP a été bloquée par un FAI ? Le premier réflexe est de vous ruer sur les outils mis à disposition par ceux-ci … lorsqu’ils existent (voir ci-dessous le cas de Gmail). Et même si ces outils existent … que vous avez rempli un formulaire de contact … pas certain que votre problème soit traité !

La meilleure solution ? Avoir un contact direct qui pourra répondre à vos problèmes. Ce n’est pas une question de “passe droit” ! Seulement une question de confiance …

Boire une bière avec l’équipe de Gmail … le Saint Graal ?

Certains services délivrabilité sont beaucoup plus discrets que d’autres. C’est par exemple le cas de Gmail qui ne fournit pas d’outils de diagnostic des incidents de délivrabilité. De plus, les règles de filtrage de Gmail sont parmi les plus secrètes du secteur.

Et donc, qu’est-ce que je fais maintenant ?

A moins que vous ne comptiez lancer un concurrent à Mailjet … rien ! Les deux directeurs délivrabilité de Mailjet s’occupent avec leurs équipes de gérer cette confiance et ces relations pour vous !

Le mieux que vous puissiez faire, c’est respecter la politique d’envoi de Mailjet … et vos abonnés !

 

 

La réputation de vos emails passe aussi par votre nom de domaine

Au fil du temps, les FAI (Fournisseurs d’accès à internet) et les webmails ont développé de nombreuses techniques afin de détecter les spammeurs et de filtrer les emails de ceux-ci. À l’origine, les filtres fonctionnaient sur base de la réputation de l’adresse IP (adresse IP = numéro d’identification unique sur internet) en créant des listes noires. Malheureusement, les spammeurs ont trouvé la parade en changeant très fréquemment d’adresse IP.

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Pour cette raison, les FAI et les webmails ont développé d’autres technologies permettant de réduire le nombre de spams arrivant dans les boîtes email de leurs clients. La réputation sur les noms de domaine est l’une de ces techniques.

Une réputation sur deux niveaux : expéditeurs et liens

Le premier niveau, sans doute le plus important, est l’analyse du nom de domaine expédiant l’email (from). Celui-ci doit être validé par une configuration correcte de votre signature DKIM et de votre enregistrement SPF. Ces deux technologies authentifient une ou plusieurs adresses IP, par exemple celles de Mailjet, comme étant autorisées à envoyer des emails provenant de votre nom de domaine.

Les FAI et les webmails analysent aussi le site vers lequel mènent les liens de vos emails. Afin de pouvoir mesurer le nombre de clics, les routeurs mettent en place des liens de redirection utilisant un nom de domaine choisi par la plateforme d’envoi. Idéalement, ces liens devraient utiliser le même nom de domaine que votre site internet. Maintenant disponible pour tous les comptes Mailjet !

 

Quels sont les avantages de la réputation sur le nom de domaine ?

  • Une plus grande stabilité de votre réputation. Les plateformes d’envoi d’emails comme Mailjet utilisent de nombreuses adresses IP en parallèle afin de pouvoir optimiser les performances et la vitesse d’envoi. Comme plusieurs expéditeurs peuvent partager la même réputation au niveau de l’adresse IP (sauf en cas d’adresse IP dédiée, disponible depuis le plan Siver de Mailjet), il est important de pouvoir compter sur la réputation au niveau du nom de domaine.
  • Une réputation qui vous suivra en cas de changement de plateforme d’envoi. Par exemple: Si en arrivant chez Mailjet vous utilisez le même nom de domaine que précédemment, vous bénéficierez de la réputation acquise sur votre ancienne plateforme.

Pour profiter pleinement de la réputation liée au nom de domaine, n’oubliez pas deconfigurer correctement votre signature DKIM et votre enregistrement SPF et vos liens de tracking.

 

 

 

« 99% de délivrabilité » = On vous ment

Le mot “délivrabilité” est absent des dictionnaires et aucun organisme officiel ne l’a encore défini. C’est la porte ouverte aux abus, car dès qu’il est question d’emailing, ce terme est omniprésent. Avec des promesses vides de sens, du type : “99% de délivrabilité garantie”.

Derrière ces formules clinquantes et faites pour vendre, il n’y a pourtant rien de tangible. On le constate dès que l’on creuse un petit peu. Voyons cela en détail.

Selon Return Path, 20% des emails légitimes n’arrivent pas à destination 

Ce chiffre impressionnant signifie que l’on rate tous des emails très importants : confirmation de commande, ou newsletter à laquelle on s’est abonné, par exemple. Il m’est ainsi déjà arrivé de rater un événement, à cause d’une invitation passée en spam… Ce genre d’événement est aussi gênant pour le destinataire que pour l’envoyeur.

Le problème est dû au fait que la proportion de spam a explosé au cours des vingt dernières années : elle est passée de 5% à 95%. En 2012, sur 10 emails envoyés, plus de 9 étaient du spam ! Pour se protéger, les FAIs ont dû réagir et mettre en place des règles de filtrage drastiques. D’où cette multiplication d’emails non-reçus, y compris pour des messages légitimes. C’est dans ce contexte qu’est né le terme “délivrabilité”.

Un mot orphelin et sans définition

Le terme “délivrabilité” a d’abord été employé en anglais. Mais si “deliverability” retourne 1,5 millions de résultats dans Google, il est par contre impossible de trouver une définition officielle. Cette notion étant devenue un critère clé, lors du choix d’une solution emailing, c’est un souci énorme : tout le monde en parle mais personne ne semble savoir de quoi il retourne.

Pour éviter cela, les notions clés de l’emailing avaient pourtant été définies par le projet S.A.M.E. On doit cette initiative à l’Email Experience Council (EEC), une organisation liée à l’influente Direct Marketing Association (DMA). Le but était était d’éviter que les fournisseurs de services emailing choisissent des modes de calcul disparates pour les taux de clic, d’ouverture, etc. En juin 2010, l’EEC avait ainsi remis un document établissant les définitions à adopter. Mais… le terme “délivrabilité” a malheureusement été laissé de côté. Devant ce vide, le mot est galvaudé.

Ce que la “délivrabilité” n’est pas 

Quasiment à chaque fois que quelqu’un parle d’un “taux de délivrabilité”, il parle du taux d’emails “délivrés”, ce qui correspond en réalité à la proportion d’emails “acceptés”. Un email est en effet considéré comme “délivré”, s’il ne produit pas d’erreur (bounce). “99% de délivrabilité” signifie donc juste que “99% des emails ont été acceptés par le serveur du destinataire”. Cela ne permet ni de savoir si le message est placé en boîte de réception, ni même si le message a été signalé en spam.

Parfois, l’expression “taux de délivrabilité” se rapporte aussi au “Inbox Placement Rate” (IPR) : cet indicateur est mesuré avec des listes témoins. L’IPR n’est donc pas un absolu, mais une évaluation de la probabilité que vos emails ont d’arriver jusqu’à la boîte de réception. L’IPR est un indicateur puissant, mais il est complexe à obtenir et coûte donc cher.

Ce qu’est la “délivrabilité”, proposition d’une définition

On comprend la délivrabilité lorsque l’on se rend compte que ce n’est pas un indicateur, mais objectif qualitatif. Si je devais proposer une définition, je la formulerais ainsi : “Délivrabilité : capacité d’un email à atteindre les boîtes de réception de ses destinataires.”

En résumé…

La délivrabilité peut être évaluée (notamment) avec les outils susmentionnés : nombre d’emails “délivrés” ou “IPR”. Mais elle n’est pas équivalente à un outil de mesure. Pour être clair, j’aime prendre cette image : si vous voulez améliorer la “sécurité routière”, vous mesurerez le nombre d’accidents de voitures. Mais il paraît évident que le nombre d’accidents n’est pas assimilable à la notion globale de “sécurité routière”. Il en va de même pour “l’IPR”, les “‘emails délivrés” et la “délivrabilité”.

En marketing comme ailleurs, un objectif n’est jamais l’équivalent des outils que l’on utilise pour voir s’il est atteint. En d’autres termes : (c’est mon côté philosophe qui ressort) : “une qualité n’est pas une quantité”.