Quel concept se cache derrière The Family ?

Il y a trois semaines, je lisais Libération sur la plage. Qui y vois-je ? The Family. J’étais justement en train d’écrire un article sur les incubateurs français. J’y faisais le constat suivant : The Family est le plus jeune des incubateurs, mais ils sont partout. Une fois de plus, j’avais la confirmation de leur omniprésence. Comme nous venons de faire un partenariat avec eux, je pense qu’il est très intéressant d’essayer de cerner qui ils sont et ce qu’ils font. Être mystérieux semble en effet faire partie intégrante de leur stratégie.

Si notre partenaire The Family n’est pas un incubateur, alors que cache leur concept ?
 

Au fait, The Family n’est pas un incubateur

Incubateurs, accélérateurs, startup studios… C’est souvent difficile de s’y retrouver entre toutes ces structures qui aident à lancer des startups. Les définitions changent d’un pays à l’autre et tout le monde est un peu perdu. Même Google ou Quora ne permettent pas du tout d’avoir une réponse claire. Chacun semble y aller de son opinion…

Du coup, il est très pertinent de souligner que The Family a choisi de plutôt se positionner comme un club “for members only”, qui fournit “de l’éducation et des avantages déloyaux aux startups” (“education & unfair advantages”, en V.O.). Leur site ne donne quasi aucune autre précision. En réalité, ils exploitent le flou existant, pour imposer leur propre vision. Intelligent non ? Ce positionnement est très bien pensé.

Les 3 avantages du “mystérieux positionnement” de The Family

Premièrement, cette stratégie fournit les conditions nécessaires pour créer une vraie communauté. Le fait de paraître un peu “mystérieux” donne de la consistance à cette formule “for members only”. Or, par définition, une communauté doit dans une certaine mesure être coupée du reste du monde ; sans cela, elle est diluée par de trop nombreux membres passifs.

Bien sûr, une communauté doit aussi être ouverte, afin de garantir un afflux de sang nouveau en permanence. C’est pourquoi on trouve un CTA amical au bas de chaque page du site web de The Family : “Si vous voulez nous rejoindre, envoyez nous un email maintenant !” (“If you want to join TheFamily, shoot us an email now!”). Cela contre-balance le très abrupt “for members only”.

Deuxièmement, avoir un positionnement nouveau garantit une différenciation, dans unmonde saturé de structures désirant saisir leur part du gâteau startup. Il s’agit ici d’innovation : The Family créée sa propre catégorie, séparée des autres. Ils disent au monde : “si vous voulez rivaliser avec nous, suivez-nous”. Un peu comme Apple à l’époque ou Steve Jobs en tenait les rênes : la stratégie de croissance ne visait pas à grapiller des clients existants, mais à créer de nouveaux marchés. The Family applique ce principe de rupture.

Troisièmement, en choisissant un positionnement sans compétiteur frontal, The Family peut coopérer avec tout le monde. Ils peuvent fédérer l’ensemble de l’écosystème et multiplier les points de contact intéressants pour leurs startups. Pas seulement les VCs et les entreprises, mais aussi les accélérateurs, les incubateurs etc. Ce sont tous des amis.

Bien sûr la presse utilise souvent le terme “accélérateur” pour se référer à The Family : il faut toujours nommer les choses. Mais si vous regardez leur site, vous réaliserez que les mots “incubateur” et “accélérateur” ne sont jamais mentionnés, sauf en référence à des articles de rédigés par des tiers. Leur stratégie de marque est donc très claire, et maintenant nous comprenons bien en quoi elle consiste.

OK mais quel est leur modèle du coup ?

Leur modèle reflète leur différence, nous ne sommes pas face à un coup d’esbrouffe RP : The Family ne prend que 1% dans chaque projet sélectionné. Ça semble juste et loyal non ? Cela leur a permis d’obtenir des centaines, voire des milliers de candidatures, dès leur lancement. Certains sont sceptiques : est-ce viable ? Il faudra du temps pour valider le concept, mais attendant, Index vient d’investir. Rassurant non ? Notons qu’Index aime particulièrement les projets qui créent leur propre marché (entendez par là “qui innovent vraiment”).

Alice Zagury : la femme derrière tout ça

Si notre partenaire The Family n’est pas un incubateur, alors que cache leur concept ?2
Bon OK il y aussi deux hommes brillants : Oussama Ammar et Nicolas Colin, mais je les connais moins bien. Oussama et Alice géraient auparavant Le Camping, le plus connu des accélérateurs français. Mailjet a aussi tissé un partenariat avec eux, ils font un travail formidable pour les startups françaises en les aidant à se bâtir un réseau et une visibilité sur le plan international.

Ceci pour dire : ce que Alice avait fait avec Le Camping était absolument nouveau en France. Avant cela, il n’y avait aucune structure de ce type : très ambitieuse et ouverte sur le reste du monde. Aujourd’hui, elle réplique clairement les facteurs de succès du Camping, tout en y insuflant sa propre vision pour innover encore plus.

Le partenariat entre Mailjet & The Family: en quoi ça consiste ?

Pour toutes ces raisons évoquées ci-dessus, nous avons décidé qu’un partenariat avec The Family était la bonne chose à faire. Leur philosophie rejoint la notre. Nous avons toujours cru en l’importance de construire une communauté forte, qui confère des avantages à l’ensemble de ses membres. En conséquence, nous partageons donc nos expertises, de façon réciproque.

Concrètement, cela signifie que The Family a accès à nos services gratuitement. Cela inclut l’envoi d’emails bien sûr, mais pas seulement : ils profitent aussi de consulting si besoin, ou de formations, si désiré. De notre côté, nous sommes ravis de faire partie d’une aventure dont la finalité est de contribuer à faire évoluer l’écosystème internet au niveau européen. Ce type d’échanges est très enrichissant pour les deux partis…

 

 

Les signatures email : quelles sont les règles ?

Non ! Pas d’emailing transactionnel, pas de marketing, pas d’API, de Hackathon, … et même pas de délivrabilité ! Non, revenons à l’email, le vrai, celui que l’on s’échange entre humains. Parce que oui, les gens s’échangent des emails, à vrai dire, ils s’en échangent beaucoup. Des emails personnels ou professionnels.

Les signatures email - quelles sont les règles ?
 

Toi, qui est en train de m’envoyer un email, qui es-tu ?

À moins que vous ne connaissiez directement votre interlocuteur, il n’est pas toujours évident de savoir qui il est. Pour cette raison, le monde civilisé a inventé la signature. Rien à voir avec la signature que vous apposez sur un document officiel. Non, dans un email, la signature est principalement utilisée afin de donner plus de détails à son interlocuteur.

Par exemple :

  • Quel est votre rôle dans l’entreprise;
  • Comment vous joindre par téléphone;
  • Comment vous suivre sur les réseaux sociaux;
  • …et plein d’autres choses encore.

Une signature plus longue que mon bras…

… en tout cas plus longue que le contenu de mon email. De nos jours, la signature de l’email est utilisée pour beaucoup de choses. Et parfois trop. Dans certaines entreprises, la signature des employés ressemble à un catalogue de vente par correspondance. On y retrouve les dernières offres d’emploi de l’entreprise, la date du prochain événement, un logo, un lien vers les dix sept réseaux sociaux, … Jusqu’à en oublier le principal, “qui est mon interlocuteur” et “comment faire pour le joindre en dehors de l’email”.

Pourtant il y a des règles

En 1995, Sally Hambridge publie la RFC 1855 sous le titre “Netiquette Guidelines”. Ce document, qui n’a aucune valeur contraignante, a pour objectif de décrire une série de bonnes pratiques concernant la communication sur internet et sur les réseaux informatiques. Ce qui incite Sally Hambridge, à rédiger ce document, c’est le nombre de plus en plus important de nouveaux utilisateurs faisant leur apparition sur internet à ce moment là. En effet, avant les années 1990, les utilisateurs d’internet ont une connaissance technique de l’outil et donc de ses limitations. Mais les “newbies” des années 1990 ne possèdent pas cette culture, il est donc important des les éduquer.

18 ans plus tard, même si certaines parties sont obsolètes à cause de l’évolution technologique, la netiquette reste globalement d’actualité. Dans certains milieu, principalement chez les développeurs, c’est même une référence fréquemment citée lors de certains débordements.

Bon, et cette signature alors ?

La netiquette accorde une place importante à l’email, un peu moins d’un quart du texte lui est consacré.

Concrètement :

  • “In order to ensure that people know who you are, be sure to include a line or two at the end of your message with contact information.” (Afin de vous assurer que les gens sachent qui vous êtes, assurez-vous d’inclure une ligne ou deux à la fin de votre message content des informations de contact)
  • “If you include a signature keep it short.  Rule of thumb is no longer than 4 lines.” (Si vous utilisez une signature, gardez la courte. La règle d’or est pas plus de 4 lignes)
  • “Again, be sure to have a signature which you attach to your message.” (À nouveau, soyez certain d’avoir une signature attachée à votre message)

Si l’on ne se limite pas à ce qui est écrit dans cette version de la netiquette (il y en a plusieurs qui circulent sur internet), on peut dégager d’autres règles qui sont communément acceptées :

  • Pas d’images dans les signatures afin de ne pas alourdir les emails (même si cette règle est rarement respectée en entreprise);
  • Débuter la signature par un double tiret suivi d’une espace (“— “);
  • Limiter la largeur de la signature à 72 caractères;

Et vous ? Que pensez-vous de ces règles ? Dépassées ou toujours d’actualité ?

 

 

 

5 idées simples pour améliorer le design de vos emails

Nous avions rencontré 99designs lors de TNW Europe, à Amsterdam ; leur CEO Patrick Llewellyn y avait animé une excellente conférence sur l’internationalisation. Depuis, nous avons tissé des liens et nous accueillons même Siham, leur Country Manager France, au sein de nos nouveaux bureaux. L’occasion parfaite pour elle de venir partager son expertise avec notre communauté : le design est l’une des clés des campagnes efficaces. Je laisse la parole à Siham. 

5 idées simples pour améliorer le design de vos emails1
 

Conseil n°1 – Travaillez vos CTA

Pour inciter vos prospects ou clients à se rendre sur votre site, il faut optimiser le placement vos CTA : c’est du design.

N’attendez pas la fin de l’email pour les inviter à cliquer. Insérez les CTA le plus tôt possible au début de l’email et faites en sorte qu’ils soient larges et visibles depuis n’importe quel support (écran d’ordinateur, smartphone, tablette). La taille minimale doit être 44px de large.

Le clic est votre objectif ultime et vos CTA sont le moyen graphique de réussir votre campagne : n’hésitez pas à les reformuler plusieurs fois, tout au long de l’email. L’éditeur de newsletter Mailjet permet d’ailleurs d’insérer des boutons. (Exemple ci-dessous : Gamescom).

5 idées simples pour améliorer le design de vos emails2
 

Conseil n°2 – Offrez une parfaite lisibilité

Un design d’email ne doit pas faire plus de 600px de large. Le lecteur doit être capable de scanner les informations importantes : ne l’obligez pas à scroller de droite à gauche ; il se découragerait et passerait à l’email suivant.

Les études sur les mouvements oculaires montrent que nous sommes bien plus intéressés et réactifs aux informations qui se trouvent à gauche de notre écran. Par conséquent, insérez des images sur la gauche de l’email : elles encourageront vos destinataires à lire. Une fois séduits par vos images, ces derniers prendront en effet plaisir à parcourir le texte (Exemple ci-dessous : Pinkberry).

5 idées simples pour améliorer le design de vos emails3
 

Conseil n°3 – Utilisez des polices de caractère claires

Abandonnez tous les artifices pour vos polices d’écriture. Amateurs d’italique ou aficionados de Comic Sans MS, mettez de côté vos styles préférés et utilisez les polices classiques, lisibles et claires. Si vous n’êtes pas certain de votre choix, reposez-vous sur des valeurs sûres, telles que Arial ou Helvetica.

Par ailleurs, si vous ne trouvez pas d’images assez percutantes pour votre email, choisissez des polices larges, voire très larges, pour mettre en valeur les titres et sous-titres.

 

Conseil n°4 – Évitez les images en fond

Quelle tristesse d’ouvrir un email vide ! Oui, beaucoup de clients email bloquent l’ouverture d’images par défaut.  Et si votre texte n’est lisible qu’à l’aide d’une image, votre email finira à la corbeille illico presto. Pire : il a de grandes chances d’arriver en spam. Utilisez plutôt des blocs de couleurs pour mettre en valeur votre texte.

 

Conseil n°5 – Pensez votre email comme une page d’accueil

Tout comme votre homepage, vous ne disposez que de quelques secondes pour convaincre. La structure doit apparaître au premier coup d’oeil. Veillez à éliminer les éléments graphiques inutiles qui perturbent la lecture, ainsi que les longs paragraphes. Pour optimiser l’espace disponible et guider le lecteur, utilisez maximum 2 ou 3 colonnes ainsi que des menus, à l’instar de votre page d’accueil, si vous présentez plusieurs produits/services. L’objectif reste en effet inchangé : offrir au destinataire une sortie rapide vers une page optimisée pour convertir (Exemple ci-dessous : a-thread).

5 idées simples pour améliorer le design de vos emails4
 

Cadeau si vous éditez vous-même l’HTML de vos templates 

99designs est la 1ère place de marché au monde pour le graphisme. Si vous avez besoin de rafraîchir votre gamme de templates pour la rentrée, nous vous offrons donc 12 designs d’email pour vos newsletters, emails transactionnels et de notifications. Téléchargez les gratuitement ici (pour les PSD HD, cliquez ici).

Pour ceux qui préfèrent faire réaliser un template sur-mesure ou tout autre type de graphismes (logo, carte de visite, webdesign…) avec les 235 000 designers sur 99designs, profitez de 25€ de réduction et 79€ d’options offertes, en visitant page partenaire Mailjet.

 

 

Qu’est-ce que le double opt-in ?

Cherchez “Double opt-in” dans Google et vous obtiendrez plus de six millions de résultats. La confirmation d’inscription fait donc couler beaucoup d’encre électronique. Six millions, dont une grande partie est composée de questions telles que : “Faut il utiliser une confirmation d’inscription ?”, “Double opt-in ou simple opt-in ?”, etc. Le doute plane sur la nécessité de la technique : tâchons donc de clarifier.

Qu’est-ce que le double opt-in ?

Lorsqu’un internaute s’abonne à votre programme emailing via un formulaire d’inscription, vous avez le choix. Soit vous lui souhaitez la bienvenue et commencez tout de suite à lui envoyer vos newsletters. Soit vous lui demandez une confirmation par email. Dans ce cas, l’abonné recevra un email dans lequel vous lui demanderez de valider son adresse email en cliquant sur un lien. Cette dernière possibilité est ce que nous appelons le “double opt-in”. Double, parce qu’il y a une première autorisationlors de l’inscription, puis une seconde avec l’email de confirmation.

Les avantages du double opt-in

Le double opt-in a deux vertus :

  1. Que l’adresse email encodée est valide;
  2. Que celle-ci appartient bien à la personne ayant rempli le formulaire.

Cela permet de commencer la relation avec l’abonné sur de bonnes bases :

  • Engagement : l’abonné a marqué deux fois sont intérêt, peu de chance qu’il classe vos emails en spam par la suite.
  • Réputation : le clic sur le lien de confirmation déclenche une première interaction avec votre abonné : marque  un excellent point auprès du webmail.
  • Erreurs : vos newsletters ne seront pas envoyées vers des adresses mal orthographiées, ce qui pourrait heurter votre délivrabilité (bounces).

En résumé, le double opt-in vous permet d’obtenir une liste d’abonnés plus qualitative, plus réactive et moins disposée à classer vos emails en spam. Que rêver de plus ?

« Le double opt-in ? Mais je vais perdre de l’argent ! »

Sur la réalité du terrain, le double opt-in est encore loin de s’être imposé. Même les expéditeurs l’utilisant dans leurs programmes de bienvenue ne l’utilisent pas toujours par la suite. Certains ont en effet la mauvaise habitude de demander un double optin, mais de continuer à envoyer leurs emails à l’ensemble de leur liste, même à ceux n’ayant pas cliqués sur le lien de confirmation.

En éliminant une partie des inscriptions (ceux n’ayant pas confirmé), beaucoup de marketeurs craignent une baisse des performances. Moins d’emails envoyés voudrait dire moins d’ouvertures, moins de clics et donc moins de conversions.

La qualité des adresses récoltées et la réactivité de celles-ci a néanmoins une importance déterminante pour la délivrabilité. En utilisant des adresses email non confirmées, le risque est de voir de nombreux messages ne pas aboutir en boîte de réception, même parmi les adresses les plus réactives.

Pas encore convaincu ? Faites un test !

Afin de départager les deux techniques il est tout à fait possible de les tester. La mauvaise nouvelle, c’est que ce test prendra du temps, la bonne vous aurez une réponse définitive sur quelle méthode employer.

  1. Pour vos adresses existantes, ne changez rien ! Continuez à les exploiter comme avant.
  2. Pendant un mois (au minimum), utilisez le simple opt-in. Toutes les adresses récoltées seront enregistrées dans une liste dédiée au test. Ceci afin d’analyser séparément le résultat des campagnes envoyées à ces adresses.
  3. Le mois suivant, répétez l’opération en mettant en place une procédure de double optin. À nouveau, isolez les adresses récoltées dans une liste dédiée afin d’analyser les résultats.

Lorsque ces deux mois sont terminés, essayez de comparer les résultats des campagnes envoyés vers la liste “simple optin” et la liste “double opt-in”. Naturellement, les résultats relatifs (en pourcentage) seront à l’avantage du double opt-in. Mais ce que vous devrez analyser, c’est le nombre de clics obtenu en moyenne sur vos emails (n’oubliez pas de retirer les clics sur le lien de désinscription). C’est ce nombre de clic qui vous permettre de départager s’il est plus intéressant d’utiliser le double opt-in ou le simple opt-in.

N’hésitez pas à partager avec nous les résultats que vous aurez obtenu !

 

 

Les nouveaux onglets de Gmail, quelles conclusions en tirer ?

Le 29 mai 2013, Google lançait une nouvelle version de Gmail. Le changement majeur fut l’apparition des désormais célèbres onglets : Promotions, Social et Notifications. Gmail trie automatiquement les emails dans ces différents onglets afin de ne laisser, dans la boîte principale de l’utilisateur, que les emails les plus importants.

Les nouveaux onglets de Gmail, quelles conclusions en tirer ?
 

Pourquoi ce changement ?

La raison principale est une question de satisfaction des utilisateurs de Gmail. En effet, le monde des webmails est un secteur extrêmement concurrentiel. Un consommateur n’hésitera pas à changer de service s’il est enseveli sous les spams et autres messages commerciaux. L’email restant l’une des fonctionnalités les plus utilisées sur le web, les intérêts économiques liés aux revenus publicitaires sont considérables.

Cette évolution de Gmail n’est que la suite logique d’un mouvement amorcé depuis de nombreuses années. Et tous les acteurs du secteur mettront progressivement en place ce type de tactiques (parmi d’autres).

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions

Cela fait un peu plus de trois mois que Google a décidé de mettre en place les onglets dans Gmail. Trois mois, c’est très court, tous les utilisateurs ne sont d’ailleurs pas encore passés au nouveau système.

De plus, tenter de tirer des conclusions dès aujourd’hui serait probablement une erreur. La technologie de filtrage de Google n’est pas encore finalisée … et ne le sera sans doute jamais ! Au fur et à mesure de l’évolution des pratiques des expéditeurs d’emails (qu’ils soient légitimes ou non), Gmail améliorera forcément son modèle.

Et donc ? Quel est l’impact des onglets de Gmail sur les performances de vos emails ?

Bonne nouvelle, Return Path a mené une étude fin juillet sur le sujet. Les résultats ? Aucun impact important ! Voyez ci-dessous :

Les nouveaux onglets de Gmail, quelles conclusions en tirer ?2
On ne peut pas dire qu’il y ait eu une rupture particulière dans les taux d’ouverture début juin. Mais comme il s’agit d’une moyenne, l’impact a sûrement eu lieu pour certains annonceurs, mais rien de significatif.

Un autre élément vient atténuer l’impact de ce changement, c’est la consultation des emails sur mobile. En effet, l’application mobile de Gmail a bien intégré les différents onglets, mais la vue par défaut continue à afficher tous les emails.

Pourquoi le nouveau Gmail est-il une bonne chose pour l’email marketing ?

Être ou ne pas être dans la “Primary Inbox” ! Il est évident qu’y être est gratifiant. Mais pourquoi certains y arrivent et d’autres non ?

Pour obtenir la réponse, il faut se mettre un instant dans la peau des ingénieurs de Gmail. Leur objectif premier: proposer exclusivement des emails intéressants pour l’utilisateur. Les filtres ont donc été construits dans ce but.

Vous voyez où je veux en venir ? La solution, afin d’arriver en boîte principale… est d’intéresser le consommateur. On en revient au discours sur l’engagement en email marketing.

Gmail a donc la possibilité de forcer les marketeurs à considérer leurs abonnés comme des partenaires et non comme des données. Et attention, si de nombreux trucs et astuces circulent sur internet à propos de la meilleure manière de finir en “Primary”, Gmail fermera consciencieusement toutes les portes.

En conclusion : Engagement

Plus que les changements d’interface de Gmail, c’est l’engagement de votre cible vis à vis de vos emails qui doit constituer votre priorité. Si Google (mais aussi Microsoft avec Outlook.com) est le plus avancé sur ce type de filtrage comportemental, l’ensemble de l’échosystème email est en train de s’y mettre. Mieux vaut dès lors anticiper ces changement en modifiant vos pratiques à partir d’aujourd’hui !