Pourquoi vos emails HTML ont perdu du poids

Vous avez peut-être remarqué qu’il manque parfois une partie des emails que vous recevez. C’est parce que Gmail et certains clients mobiles réduisent la taille des emails afin qu’ils s’affichent plus rapidement. Le temps de chargement des emails est réduit et le service plus rapide. Néanmoins, cela peut vous affecter en tant qu’expéditeur, car il est possible que vos clients ne soient pas engagés correctement, n’ayant pas accès à l’intégralité du message.

Pourquoi Gmail coupe-t-il les emails ?

Gmail raccourcit les emails HTML dont la taille est supérieure à 102 Ko, en n’affichant que les 102 premiers kilooctets et en coupant la suite. Le lecteur verra apparaître le message et le lien suivants, qui permet d’afficher le reste de l’email. Le message peut varier selon l’appareil utilisé.

Version bureau :

desktop
Version Android :

mobile
Pour l’instant, cette fonction est active pour tous les utilisateurs de Gmail sur navigateurs bureau, iOS (mobile et tablette) et appareils Android, sans avoir la possibilité de la désactiver. Ce problème inquiète certains expéditeurs d’emails mais dérange également les destinataires.

Alors, quel est le problème ?

Cette nouvelle fonctionnalité de Gmail a généré plusieurs nouveaux problèmes importants. Tout d’abord, l’utilisateur ne peut pas voir le lien « Désinscription » dans l’email, l’encourageant d’avantage à cliquer sur le bouton « signaler comme spam ». L’expéditeur aura des rapports de spam plus nombreux et par conséquent, une mauvaise réputation.

De plus, le lecteur ne pourra pas voir les call-to-action de l’email (généralement situés en bas d’email) et risque de manquer le message que l’équipe marketing a essayé de mettre en avant.

Enfin, c’est tout simplement agaçant. Qui a le temps de cliquer une fois de plus pour chaque email ? Si vous recevez 50 emails par jour et que vous lisez la majorité en diagonale, alors vous gaspillez 50 secondes de plus par jour. Google nous enlève presque 5 heures de notre vie par an !

Que faire ?

Si une grande partie des clients se trouvant dans votre liste de contact utilise Gmail, vous devriez « arranger » vos emails avant de les envoyer. Nous vous conseillons de repenser vos newsletters afin qu’elles soient responsives et plus simples. Voici quelques astuces pour y parvenir.

Vous pouvez également gagner quelques octets en vous débarrassant des images supplémentaires qui pourraient être remplacées par du texte (réduire la taille de vos images ne fonctionnera pas ici car les « véritables » images sont stockées sur votre plateforme d’email. Vous ne faites qu’insérer le code pour que l’image s’affiche dans l’email.). D’ailleurs, n’oubliez pas le texte alternatif pour vos images lorsque vous intégrez des images à vos messages. Ce paramètre est essentiel pour vos destinataires n’ouvrant que les versions texte de vos emails.

Enfin, vous pouvez aller encore plus loin en vous débarrassant des espaces et sauts de ligne inutiles.

Le blues de janvier : taux d’ouverture en baisse, comment y remédier ?

Peut-être est-ce parce que c’est l’un des mois les plus frais de l’année (dans l’hémisphère nord), ou que la saison des fêtes vient de toucher à sa fin, mais janvier est souvent synonyme de baisse de moral.

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Le moral en berne de vos clients a peut-être causé une chute des taux d’ouverture de vos e-mails. C’est le moment idéal pour réévaluer vos méthodes et trouver de nouvelles façons de générer de l’engagement auprès de votre liste de contacts. Voici les questions qu’il faut se poser avant de lancer de nouvelles campagnes pour que vos clients retrouvent le sourire.

Le problème vient-il de la délivrabilité ?

C’est la première chose à vérifier. Votre e-mail arrive peut-être directement en spam, devenant invisible aux yeux de vos clients. Votre taux de spam ainsi que le nombre de bounces sont une bonne façon de savoir si vos emails arrivent bien dans la boîte de réception.

Votre email peut finir en spam pour différentes raisons. Faites bien attention aux mots connotés spam (à éviter). Demandez à vos clients d’ajouter votre email d’envoi à leur carnet de contacts et supprimez régulièrement les adresses retournant des erreurs. Pour plus d’astuces, consultez notre livre blanc sur la délivrabilité.

La taille ou la composition de ma liste ont-elles changé récemment ?

N’oubliez pas, il n’existe pas de règle générale concernant la taille de votre base de clients. Avez-vous remarqué de nouvelles inscriptions ou la tranche d’âge de vos clients s’est-elle récemment étendue ? Vous constatez peut-être des taux d’ouvertures moins élevés car vous envoyez des messages sans connaître votre public cible. Si c’est le cas, vous devriez segmenter votre liste en fonction des différents profils de vos clients et personnaliser en conséquence. Pensez régulièrement à qui est votre cible, et à la façon dont elle interagit avec votre entreprise au fil de l’évolution de votre produit.

Et mon contenu ?

Comme ce dernier point le sous-entend, une baisse des taux d’ouverture peut également indiquer un besoin de nouveau contenu. Après tout, le contenu de l’email joue un plus grand rôle dans la génération d’engagement que l’objet de cet email.

Vos clients pourraient être plus particulièrement découragés par votre contenu, car ils ont été matraqués d’emails à caractère promotionnel durant les mois de novembre et décembre. Remettez-les dans le bain progressivement en envoyant des campagnes d’emails informatives et non-promotionnelles.

Ce sont les contenus pertinents qui vous permettent de gagner la confiance de vos clients. En appliquant cette méthode sur le long terme, vous serez identifié comme pourvoyeur d’information pertinente, et vous n’aurez même plus besoin de vous frayer un chemin au milieu de la cacophonie des boîtes de réception !

Cyber-attaques en France : Mailjet réagit

Depuis la semaine dernière, la France est la cible d’une importante vague de cyber-attaques.

Mailjet a renforcé les systèmes de contrôle des emails sortants de nos serveurs, de façon à détecter d’éventuels emails litigieux.

Par ailleurs, nous vous recommandons de porter une attention particulière sur le niveau de mise à jour de vos sites. Vérifiez bien que les versions de vos CMS et plugins sont les dernières en date, pour minimiser les risques de failles.

Merci de votre compréhension.
 

7 astuces à connaître avant de changer de service emailing

Les raisons pour lesquelles les entreprises souhaitent passer à un nouveau service emailing sont diverses : liste de contacts grandissante, nouveau budget, besoin de nouvelles fonctionnalités… Au final, il s’agit d’une bonne occasion pour réévaluer les processus d’envoi actuels et d’améliorer la délivrabilité. Si vous vous préparez à une transition vers un nouveau service emailing, c’est votre jour de chance. Nous avons préparé une liste que vous pouvez utiliser comme référence. Avec elle, vous passerez moins de temps à vous soucier de la migration, et plus à planifier l’année à venir.

1. Inscrivez-vous auprès de votre nouveau fournisseur de services emailing, et assurez-vous que le système fonctionne. Lorsque vous créez un nouveau compte, veillez à utiliser les mêmes nom et adresse d’expéditeur, afin que vos clients existants puissent vous reconnaître. Dans cet article, nous vous donnons quelques points clés pour créer un nom d’expéditeur personnel.

2. Sur cette nouvelle plateforme, associez les clés d’authentification (DKIM/SPF) que votre opérateur vous aura fourni à votre DNS. Cela permettra d’assurer un taux d’envois réussis élevé, surtout si vous cherchez à envoyer des emails via SMTP. Pour en savoir plus sur ce paramétrage, voici quelques informations sur DKIM (en anglais).

3. Migrez vos contacts, soit manuellement, en les téléchargeant via un fichier CSV, soit en automatisant ce processus avec elastic.io si votre fournisseur de messagerie est pris en charge. Veillez également à migrer vos contacts désabonnés ou injoignables ! Vous risqueriez sinon d’envoyer du courrier indésirable et de voir votre nouveau compte bloqué.

4. Rétablissez votre réputation lors du changement d’adresse IP et de domaine, via un processus de préchauffage, en envoyant régulièrement des messages à une base de contacts limitée, que vous augmenterez de jour en jour. Pour les premières semaines après la migration, Mailjet recommande à ses utilisateurs de découper leur liste de contacts en 4 portions et d’envoyer votre message sur quatre jours, à chacune des portions. Répétez ce processus pour les 2 ou 3 premières semaines. Cela vous permet d’éviter de déclencher des alertes de courrier indésirable.

5. N’oubliez pas de migrer les codes HTML des emails que vous vous êtes donné tant de mal à créer. C’est un point important, car vos clients sont habitués à l’aspect visuel de vos communications. Vous devez donc rester en cohérence avec cette norme. Il s’agit encore une fois d’un processus simple, car il vous suffit de copier/coller le code HTML depuis votre ancienne interface vers votre nouveau service emailing.

6. Une fois les nouveaux modèles d’e-mail migrés, assurez-vous que tous les liens fonctionnent, et corrigez les éventuels liens morts. En particulier le bouton de désabonnement !

7. Enfin, informez vos clients de votre migration (en leur demandant d’ajouter votre adresse email à leur carnet de contacts pour améliorer votre délivrabilité et vous assurer qu’ils continuent à recevoir vos messages). Si vous n’avez pas contacté vos clients depuis un moment, vous pourriez leur demander de reconfirmer leur inscription pour vous assurer qu’ils souhaitent toujours recevoir vos communications ! Voici quelques arguments pour vous convaincre des avantages de la confirmation d’abonnement.

L’email marketing en 2015 : état des lieux et projection

2014 a été une année importante pour Mailjet : nous avons publié une série sur les bonnes pratiques emailing pendant les fêtes (à destination des e-commerçants) et avons encouragé un usage innovant et créatif de l’email via une multitude de hackathons et de projets alternatifs. Mais par dessus tout, 2014 aura été l’année où nous avons pu partager ces expériences avec nos 26 000 clients répartis dans plus de 150 pays. Grâce à vous, nous envoyons près d’un milliard d’emails chaque mois.

Afin de mieux comprendre nos utilisateurs et d’évaluer la croissance internationale de l’emailing en 2015, nous avons interrogé 300 experts en marketing travaillant pour des moyennes et grandes entreprises à propos de leur comportement et de leur pratique de l’email marketing. Les résultats de cette enquête sont résumés dans l’infographie suivante (image cliquable) :

Mailjet-2015-survey-FR-reviewed

L’étude complète est disponible en ligne ici.

Le Growth Hacking, déjà condamné ?

Cet article fait suite à la présentation donnée par Oussama Ammar (cofondateur et associé chez TheFamily), lors du BlendWebMix à Lyon, le 30 octobre 2014.

Que nous cache ce titre accrocheur ?

Oussama considère que les techniques de Growth Hacking, désormais connues de tous, perdent peu à peu de leur efficacité. Ce qui n’était qu’une tendance à l’origine est devenu une pratique courante. Sa fin approche cependant, et nous devons donc passer à autre chose. Qu’est-ce qui, selon lui, prendra le relais ? Pour faire simple : donner la priorité au service client et le faire évoluer. En nous penchant sur le sujet, nous pouvons éviter d’être, comme cela est trop souvent le cas, 5 à 10 ans en retard sur nos amis américains sur les sujets liés aux startups.

Le paragraphe précédent est un résumé de sa présentation. Les écosystèmes des startups sont un sujet qui me fascine, c’est pourquoi j’ai fait quelques recherches et demandé à des spécialistes du Growth Hacking de discuter de la pérennité de leur travail.

Si le terme Growth Hacking ne vous évoque rien, je vous conseille de lire cet article avant de poursuivre.

Une tendance ?

Observons d’abord les résultats de Google Trends pour « Growth Hacking » :

growth_hacking_trendNous pouvons au moins dire que cette tendance est en forte progression depuis fin 2012, il y a 2 ans de cela environ.

Et si cela ne suffit pas à vous convaincre de l’importance du Growth Hacking et de l’image positive qu’il renvoie, jetez un œil à vos contacts LinkedIn ayant travaillé dans le marketing pour des startups. Combien d’entre eux se déclarent fièrement « Growth Hacker » ? Plus que vous ne l’auriez pensé, n’est-ce pas ?

Inversion de la courbe ?

Maintenant, vous vous demandez peut-être comment de tels chiffres peuvent s’inverser.

Tout d’abord, et c’est indéniable, certaines techniques de Growth Hacking ont perdu de leur lustre, victimes de leur popularité.

Par exemple, une méthode traditionnelle pour obtenir de solides acquisitions est de publier le lien de votre landing page sur Hacker News et ProductHunt, puis de publier un article sur TechCrunch lors du lancement officiel de votre produit par exemple. Cette stratégie permettait auparavant d’obtenir de bons résultats, mais maintenant que tout le monde fait la même chose, les listes de nouveaux produits sur ces sites deviennent plus longues chaque jour, et il devient de plus en plus difficile de se distinguer (en obtenant des votes et en figurant parmi les meilleurs produits).

Autre technique : les emails. Il s’agissait également d’un outil apprécié des Growth Hackers, car ils employaient des méthodes leur permettant de se démarquer des messages traditionnels. Au-delà de l’exemple célèbre d’Hotmail, citons les emails envoyés au nom du PDG (ou au moins d’une personne réelle plutôt qu’un bot : pas vrai « Émilie Mailjet » ?), les emails déclenchés automatiquement en cas d’inactivité sur un produit pendant telle ou telle durée… Des astuces judicieuses, mais que tout le monde utilise désormais. Soyons honnêtes, qui peut croire aujourd’hui que le PDG de l’entreprise qui vous vend un produit vous contacte directement et en personne ? C’est ce qui tue le Growth Hacking à petit feu.

Mais le Growth Hacking a encore son mot à dire

L’idée de base du Growth Hacking est de tester encore et encore, il s’agit donc d’un processus d’amélioration permanente.

Toutes les startups et tous les produits sont uniques, il sera donc toujours possible de trouver de nouvelles astuces.

Tout cela n’est qu’une question de cycle : une startup trouve une solution pour améliorer sa croissance et en tirer profit, jusqu’à ce que la solution en question devienne la norme. Il est donc vital de comprendre l’importance d’être l’initiateur de ces méthodes. C’est la raison pour laquelle des entreprises comme Facebook et Pinterest emploient des équipes qui se consacrent au Growth Hacking, avec leurs propres ingénieurs, concepteurs et responsables produit.

Qu’est-ce que le service client ?

Le service client montre à ces derniers que vous leur accordez de l’importance et les considérez individuellement et non collectivement. Il permet bien sûr de faciliter la fidélisation, car les clients satisfaits reviennent toujours, mais c’est aussi vrai pour l’acquisition. En effet, il favorise la promotion spontanée : les clients satisfaits parleront de votre produit dans leur entourage et vous apporteront de nouveaux clients. Il s’agit donc d’une approche efficace que toutes les startups doivent considérer comme une priorité.

Combien d’entre vous avez déjà acheté un produit parce que vous l’aviez vu dans une publicité sur le Web ? Et combien d’entre vous avez déjà acheté un produit parce qu’un ami vous l’avait recommandé ? Vous comprenez maintenant l’importance du service client.

Mais je ne pense pas que le service client doit être traité séparément du Growth Hacking, mais plutôt être considéré comme une de ses méthodes. Le service client est une partie intégrante du Growth Hacking, et il commence tout juste son cycle : c’est encore loin d’être une norme pour les startups, et des entreprises comme Airbnb ont pris les devants. Chez Mailjet, nous avons saisi l’importance d’un bon service pour les clients, et nous leur proposons une assistance 24h/24, 7j/7 pour répondre à leurs questions aussi rapidement que possible.

Au cours des prochains mois, les startups réaliseront qu’il s’agit de la voie à suivre et feront tout leur possible pour atteindre un niveau exceptionnel de service client, mais en attendant, une autre technique aura sans doute fait son apparition, au profit de quelques entreprises qui réussiront à se démarquer.

De quoi s’agira-t-il et quelle entreprise prendra les rênes ? Je n’en ai pas la moindre idée. Comme pour Twitter, il y a les leaders et les abonnés. Choisissez votre camp.
Remerciements à Youcef Eskouri, Anthony Marnell et Clément Delangue pour leurs précieux conseils

Nous sommes Charlie

Bonjour,

Aujourd’hui, jeudi 8 janvier 2015, un bandeau “Je suis Charlie” apparaît en haut des pages de notre site. L’équipe Mailjet veut s’associer à la douleur des familles et des proches des victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo et contre la liberté d’expression. Si vous souhaitez aider le journal dans cette période difficile, vous pouvez le faire ici.

Encore une fois, nous présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes.

Nous sommes Charlie

L’équipe Mailjet