Bounces : prenez vos emails au rebond

Depuis dimanche, la grand messe annuelle du tennis français (et international) a recommencé. Quelques signes ne trompent pas : Internet laggue au bureau (parce que vos collègues regardent les matchs en streaming) ; à la machine à café, on ne discute plus des dernières séries TV mais de tenues de sport ; enfin, votre responsable a posé un jour de congés pour pouvoir aller sur le Lenglen. Roland Garros a bel et bien commencé. Plutôt que de spéculer si cette année sera celle du sacre de Novak Djokovic contre le roi (presque) incontesté Rafael Nadal, nous préférons pour notre part nous focaliser sur les balles. Elles virevoltent, elles vont dans le filet, elles rebondissent… Elles rebondissent, oui. Comme certains emails.

Les bounces : qu’est-ce que c’est ?

Oui, le prétexte est un peu tiré par les cheveux, mais pour nous qui travaillons dans l’email, le parallèle était trop tentant. Dans l’emailing, nous distinguons différents statuts d’emails : délivrés, ouverts, cliqués, désinscrits, bloqués, mis en spam, et celui qui nous intéresse ici, bounces, aussi appelés rebonds ou erreurs.

Rapporté à l’envoi de courrier papier classique, le bounce correspond à la mention “n’habite pas à l’adresse indiquée”. Dans les faits, l’email que vous avez envoyé n’est pas accepté par le service de messagerie ou le FAI du destinataire. Il n’y a donc pas livraison du message. Ce refus déclenche donc une action de retour (le rebond), et vous recevez cette notification d’erreur.

Nous distinguons deux types de bounces : les soft bounces et les hard bounces. De multiples raisons les expliquent. Les soft bounces peuvent être causés par le fait que la boîte de votre destinataire est pleine, que le service de messagerie de destination est momentanément inactif, que votre message est trop lourd pour être supporté par la boîte de réception du destinataire. Les causes du hard bounce sont aussi diverses : l’adresse du destinataire est inexistante, le service de messagerie n’existe plus, le nom de domaine de l’adresse du destinataire n’existe pas…

Les soft bounces sont liés à des paramètres fluctuants (indisponibilité temporaire de service). Aussi, les destinataires ayant renvoyé des erreurs peuvent potentiellement recevoir vos prochains emails (si le service est à nouveau stable, s’ils ont vidé leur boîte de réception, si vous avez allégé vos messages). De leur côté, les hard bounces sont liés à des erreurs dans l’adresse email même. Impossible pour vous de les rattraper lors de vos prochaines campagnes, donc.

bounce_stats

Comment les bounces impactent la délivrabilité des emails ?

Un taux élevé de bounces indique que votre liste n’est plus à jour, qu’il s’agisse de soft comme de hard bounces. Cela signifie simplement que votre liste contient trop d’adresses inactives. Chez Mailjet, nous recommandons de maintenir un taux moyen de bounces inférieur à 5% de la totalité de la campagne. Si votre taux de bounces dépasse les 8%, notre système va le repérer et vous risquerez la quarantaine, comme expliqué dans notre Politique d’envoi.

Outre le fait de vous faire repérer par le service d’envoi d’emails que vous utilisez (Mailjet ou autre), un taux d’erreurs élevé va également déclencher les différentes alarmes des principaux services de messagerie. A terme, votre réputation d’expéditeur en pâtira lourdement, impactant considérablement la bonne délivrabilité du reste de vos emails.

Comment maintenir un faible taux de bounces ?

Aussi, pour rester sous la barre des 5%, vous devez prendre en compte plusieurs paramètres :

  1. Assurez-vous que votre liste de contacts est bien légitime, en mettant systématiquement en place un processus d’inscription en double opt-in. Vous vous prévenez contre l’ajout d’adresses email erronées ou inexistantes, puisque le destinataire devra confirmer son inscription via un email, qu’il devra nécessairement recevoir dans une boîte de réception valide.
  2. N’oubliez pas les aspects techniques de l’emailing : soyez identifiable par les FAIs et webmails de vos destinataires en paramétrant correctement vos protocoles SPF et DKIM dans la zone DNS de votre site, et configurer votre serveur SMTP.
  3. Envoyez vos campagnes régulièrement. En donnant un point de repère temporel fixe, vous vous distinguez en tant qu’expéditeur d’email. Ainsi, dans l’éventualité où certains de vos contacts changent d’adresse email (changement d’entreprise, de FAI ou autre), ils penseront à se désinscrire avec l’ancienne adresse et à se réabonner avec la nouvelle. Dans le cas contraire, vous vous retrouverez à terme avec de nombreuses adresses en déshérence qui à terme grossiront votre taux de bounces.
  4. Après chaque campagne, n’hésitez pas à retirer de vos listes les adresses renvoyant des erreurs. C’est le meilleur moyen de maintenir votre liste à jour. En supprimant une dizaine de contacts détectés comme inactifs, vous vous assurez de la bonne fraîcheur de votre liste de contacts et vous conserverez un taux de bounces bien inférieur aux limites moyennes.

Il n’y a pas de secret : pour limiter votre taux de bounces, vous devez donc scruter avec attention vos statistiques d’envoi et réagir dans la foulée en supprimant tout retour en erreur.

Avec Cloud Elements, intégrez Mailjet à votre CRM

Bonjour les Mailjetters ! Nous revoilà pour la deuxième édition de notre série en trois parties avec Cloud Elements, un service de gestion et d’intégration d’API basées dans le cloud tout-en-un.

Dans notre premier billet, nous avons découvert comment les entreprises d’e-commerce pouvaient utiliser Mailjet et Cloud Elements pour envoyer un contenu ciblé à valeur ajoutée grâce à l’email. Si vous l’avez manqué, rattrapez votre retard et découvrez ce que votre entreprise peut accomplir en intégrant l’API de Mailjet à un site d’e-commerce ou tout autre service en ligne.

Une fois ces campagnes configurées, il est temps de vous plonger dans les données relatives aux clients pour des analyses plus intelligentes, envoi après envoi. Avec Cloud Elements, vous pouvez intégrer l’API de Mailjet avec Salesforce et de nombreux autres CRM.

Avec la plateforme de gestion d’API Cloud Elements, vous pouvez facilement connecter vos différents outils SaaS entre eux et faire remonter les événements Mailjet dans votre CRM. Vous aurez alors une vue intelligente et globale des différentes facettes de votre entreprise. Si vous connectez votre site d’e-commerce, Mailjet et vos plateformes CRM ensemble, vous pourrez croiser les données d’achat et de marketing pour obtenir un aperçu supplémentaire des interactions et besoins de votre clientèle. Par exemple, vous pourrez comparer les performances de votre dernière newsletter (ouvertures, clics…) aux ventes de cette journée et découvrir les campagnes de marketing par email qui ont généré le meilleur retour sur investissement.

Ces données peuvent également vous aider à anticiper les attentes de vos clients, en répondant à leurs besoins avant qu’ils n’aient le temps d’agir. Configurez un déclencheur d’événements dans votre CRM pour marquer chaque email non délivré. L’équipe marketing pourra alors enquêter, protéger sa réputation d’expéditeur et trouver des alternatives pour communiquer auprès de ces clients.

Connectez entre elles des plateformes normalement cloisonnées et basez vos décisions commerciales sur des données comportementales et à jour. Soignez la relation que vous entretenez avec vos clients et obtenez de meilleurs résultats.

Rendez-vous sur le blog de Cloud Elements pour en savoir plus sur ce que vous pouvez accomplir en intégrant Mailjet et Salesforce grâce à leur plateforme.

Dans notre prochain et dernier billet, nous passerons à l’étape supérieure et discuterons de la finalisation du cycle de vie de l’engagement client en tirant parti du centre d’aide de Cloud Elements. Revenez vite pour en savoir plus !

Comme toujours, nous sommes heureux de recevoir vos retours. Écrivez-nous à plugins@mailjet.com, que pour nous poser une question, nous faire part d’un problème d’intégration ou simplement pour nous dire bonjour. Bon emailing !

Comment l’email marketing a façonné la politique moderne

Une chose est certaine, tout le monde utilise les emails. Les emails de vos amis à l’étranger, les promotions de vos boutiques préférées, vos relevés bancaires mensuels, ou encore votre réfrigérateur qui vous envoie un email pour vous dire d’acheter du lait avant de rentrer.

Pas étonnant donc que l’email marketing soit devenu un outil important pour les femmes et hommes politiques. « Retrouvez-moi pour dîner », « Êtes-vous partant ? » et « Hey » faisaient partie des objets d’email qui ont fait la une lorsque l’équipe d’Obama a commencé à envoyer des emails à des millions d’électeurs américains en 2012. C’est à cet instant que je me suis rendu compte de l’importance de l’email marketing dans la politique moderne.

L’une des campagnes d’emails du même ce genre les plus encensées a eu lieu durant la campagne présidentielle d’Obama en 2012. Grâce à cette campagne d’emails, 690 millions de dollars de dons furent récoltés.

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Le secret de ce succès se trouve dans l’application des meilleures pratiques de l’email marketing. Maintenant que la campagne est terminée, le Directeur de la campagne d’emails, Toby Fallsgraff, et la Responsable de l’analyse numérique, Amelia Showalter, ont révélé quelques-uns de leurs secrets.

Les objets : « Les objets qui ont eu le plus de succès étaient ceux que l’on s’attendre à recevoir de la part d’autres personnes », a déclaré Toby à Bloomberg.

Les tests A/B : « Nous avons réalisé des tests A/B, et pas uniquement sur les objets des emails et les sommes d’argent que nous allions demander », affirme Amelia. Ils ont testé jusqu’à 18 variations pour optimiser et identifier les meilleurs emails en matière de design, de formulation, d’objet et de bien d’autres attributs.

Une fréquence d’envois optimisée : « Vers la fin de la campagne, une vingtaine d’auteurs travaillaient sur ces messages autant que possible, jusqu’à ce qu’ils tombent de fatigue », ajoute Fallsgraff. « L’analyse des données n’a pas montré de conséquences négatives à ces volumes d’envoi croissants. »

Comme nous l’avons déjà mentionné dans un récent article, les données indiquent qu’il n’existe pas de formule magique pour la bonne quantité d’emails à envoyer chaque mois. Tout dépend du segment démographique visé.
Les pratiques mentionnées ci-dessus peuvent donc fonctionner à tous les niveaux, même locaux.

Plus récemment, durant les élections 2015 au Royaume-Uni, nous avons remarqué que certains membres du Parlement avaient envoyé jusqu’à 10 campagnes d’emails par mois à environ 12 000 électeurs.

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En intégrant envoi de courriers papier, médias sociaux (des publications organiques et sponsorisées selon leur liste de contacts) et email marketing, ils ciblent tous les électeurs potentiels dans la région. Nous avons découvert le 7 mai que c’était une réussite.

Le courrier direct fait partie intégrante des campagnes politiques au Royaume-Uni. Dans certaines circonscriptions, nous avons repéré des méthodes d’email marketing très astucieuses déjà mentionnées utilisées dans du courrier direct.

Par exemple, en segmentant les électeurs selon leurs opinions politiques (grâce à des sondages), les candidats et leurs équipes envoient des lettres personnalisées avec des enveloppes manuscrites aux électeurs, afin d’améliorer les chances d’ouverture. Cela signifie potentiellement que dans un foyer de 4 ou 5 personnes, chacun peut recevoir un message sur mesure en fonction de ses opinions.

richardharrington2015

Voici une liste des objets d’emails envoyés par le bureau de Richard Harrington, Membre du Parlement de Watford. Remarquez-vous une ressemblance entre ces emails probablement envoyés à 12 000 personnes et ceux de la campagne d’Obama, potentiellement envoyés à 12 millions de personnes ?

libdem2015

Vous pouvez voir ci-dessus un email des Libéraux-démocrates à propos de problèmes nationaux, envoyé à la veille d’une élection à l’attention d’habitants de Londres. Encore une fois, avez-vous remarqué l’objet ? Avec l’utilisation de « Tomorrow » (ou « Demain ») comme objet, un sentiment d’urgence est créé et le destinataire à envie de l’ouvrir, pressé par cette limite temporelle. Dans l’email, on retrouve une série d’appels à l’action modérés proposant des informations supplémentaires sur leurs politiques principales. Le gros bouton jaune situé en bas est l’appel à l’action principal, permettant de faire un don au parti.

En utilisant des objets simples et familiers et des tests A/B basiques, nous avons compris que l’on peut atteindre un taux d’ouverture moyen de 28 %. Un succès étonnant, quand on considère qu’ils ne disposaient pas d’une équipe emailing ou marketing dédiée : chaque Membre local du Parlement est entouré d’une équipe d’environ 4 employés, exécutant chacun le travail de 3 personnes, de la recherche et du porte-à-porte aux envois d’emails et organisations d’événements.

Des enseignements dont les femmes et hommes politiques français pourraient s’inspirer, à l’occasion des élections régionales qui se tiendront début décembre.

Graymail : sortir de la zone grise

Vous avez suivi toutes les bonnes pratiques de l’emailing. Vos contacts sont bien tous opt-in (et même double opt-in). Vous envoyez un contenu que vous jugez pertinent et non invasif. Mais rien n’y fait : votre taux de mise en spam monte en flèche. Que se passe-t-il ? Vous venez de rentrer dans la catégorie des graymail.

Par graymail, on comprend tous les messages électroniques auxquels les destinataires ont souscrit de leur plein gré (newsletters, bulletin d’information, offres promotionnelles…) mais qu’ils n’ont pas le temps d’ouvrir et/ou de lire. En cela, par son caractère légitime, le graymail diffère légalement du spam. Mais pour de nombreux destinataires, la nuance n’est pas toujours évidente. A terme, il y a une chance importante pour que ces graymail soient tout simplement mis en spam.

La classification graymail automatique : un problème ?

Jusqu’à la fin des années 2000, les boîtes de réception de vos destinataires fonctionnaient assez simplement : une boîte principale et une boîte spam. Ce qui n’allait pas en boîte de réception finissait donc inévitablement en spam. Aussi, les messages de sollicitation, les bulletins d’information et tout autre email marketing interféraient avec les emails interpersonnels et les emails transactionnels. Cette situation était particulièrement ennuyante pour certains utilisateurs.

Les clients d’emailing ont donc mis en place des systèmes de tri intelligents des emails. Le cas le plus célèbre est celui de Gmail qui, en août 2010, a lancé sa fonction de “Boîte de réception prioritaire” à laquelle se sont greffées les boîtes “Réseaux sociaux”, “Promotions”, “Notifications”… en mai 2013. Tout ce qui n’est pas de l’ordre de l’échange interpersonnel s’est alors retrouvé dans l’une ou l’autre de ces autres boîtes. Le principe est noble : faciliter la navigation en boîte de réception, et montrer d’abord ce que les destinataires veulent lire en premier. Reste que les email marketeurs ont vu cette nouvelle d’un assez mauvais oeil : les destinataires allaient-ils ouvrir les emails placés dans les autres onglets ?

gmail_onglets

De fait, diverses études ont montré que les taux d’ouverture des messages placés en boîte “Promotion” n’étaient pas en baisse. Au contraire, dans certains cas (en particulier les entreprises proposant des services), ces données sont en hausse par rapport à un placement du même type de message en boîte de réception principale.

Comment ne pas être considéré comme graymail ?

Cependant, et c’est légitime, vous voulez au maximum éviter de voir vos emails passer en graymail. Deux paramètres sont à prendre en compte : les destinataires ne se souviennent plus d’avoir souscrit à vos emails, et vos messages ne sont peut-être plus assez engageants. Vous voulez donc redresser la barre avant que l’on ne vous considère définitivement comme un spammeur.

Généralement, si les destinataires ne se souviennent plus d’avoir souscrit à vos messages, c’est parce que vous vous faites trop discret. A minima, nous recommandons que vous envoyiez une campagne par mois. Même si vous n’avez que des offres semestrielles, il est crucial de rester en contact entre temps. Si vous n’avez pas d’actualité propre à partager, parler de l’actualité de votre secteur, par exemple. Après, à vous de déterminer le rythme d’envoi qui vous convient le mieux. L’idée essentielle ici est de ne pas être oublié et d’être pertinent.

L’engagement vis-à-vis de vos emails dépend quant à lui de plusieurs paramètres. Êtes-vous sûr que votre nom d’expéditeur est identifiable au premier coup d’oeil ? L’objet de votre message est-il impactant ou intriguant ? Le design général de votre email est-il innovant ? N’oubliez pas que vos destinataires sont inondés d’emails quotidiennement. Vos messages se doivent de sortir du lot ! En se distinguant, en apportant une patte et une plus-value informative qui va intéresser vos lecteurs, vous allez faire de vos messages (et de leur réception) un moment que les destinataires vont attendre.

Le graymail n’est pas une fatalité. Encore une fois, tout est une question de contenus. En proposant des emails attractifs et concernant vos destinataires, vos taux d’ouvertures et de clics vont décoller.

Maîtriser la conception d’emails responsifs

Vous vous souvenez de ces paquets de céréales avec des cadeaux que vous adoriez enfant ? Ne pas savoir sur quoi vous tomberiez à la fin vous poussait à ouvrir et dévorer le paquet entier d’une seule traite. Si l’élément de surprise était excitant à l’époque, cela n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. En particulier pour le marketing par email.

Ne laissez pas le hasard décider si le GIF de votre dernier bulletin d’informations s’affichera correctement dans un client et pas pour un autre. Chaque client de messagerie ayant ses propres règles, nous avons étudié les clients les plus populaires et vous expliquons comment assurer une conception responsive pour chacun d’entre eux.

email-client-growth-2011-2014

Les principaux clients de messagerie

Bien qu’il existe beaucoup de clients de messagerie, les 5 les plus utilisés représentent une part de marché combinée de 73 %. Une fois que vous avez saisi les principes pour ces clients, vous serez sur la bonne voie pour un emailing plus responsive. Ce chiffre provient de Litmus, qui a vérifié 1 milliard d’adresses email en mars 2015. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur les 5 principaux clients de messagerie :

  • Apple iPhone – 28 %
  • Gmail – 17 %
  • Apple iPad – 12 %
  • Outlook – 8 %
  • Apple Mail – 8 %

 

Pourquoi est-il important de proposer des emails responsifs ?

Comme nous l’avons indiqué plus tôt, les clients de messagerie mobile sont devenus le principal outil que nous utilisons pour ouvrir nos emails. Pour nous assurer que nos emails s’affichent correctement sur les appareils mobiles et en particulier les dernières modèles d’iPhone, nous devons penser à la conception responsive. Un email responsif est un message qui change de forme et de taille pour s’afficher correctement en fonction de la taille de l’écran de l’appareil. Voici quelques didacticiels en ligne très utiles pour ceux qui n’ont pas de connaissances avancées en HTML, avec des techniques simples pour la création de messages responsifs.

Pour formater nos emails, nous utilisons traditionnellement les feuilles de style CSS comme nous le ferions pour le web design. Nous pouvons utiliser le CSS pour créer des modèles d’email adaptés aux mobiles, mais un problème demeure. Gmail et d’autres clients de messagerie ne sont pas de grands fans du CSS et peuvent retirer vos balises <style> et ainsi compromettre le design de vos emails.

 

Comment concevoir mes emails pour qu’ils s’affichent bien sur tous les clients ?

Vous vous demandez sans doute maintenant quelle technique utiliser pour que vos emails s’affichent comme vous le souhaitez sur toutes les principales plateformes. Voici quelques astuces pour vous aider :

Apple iPhone – Lorsque vous concevez des emails pour iPhone, en particulier pour les derniers modèles d’iPhone 6, faites particulièrement attention à la largeur des emails. Il est ici essentiel de concevoir vos emails avec la taille de l’écran en tête. Pour vous assurer que vos emails s’affichent bien sur tous les appareils mobiles, utilisez les media query pour indiquer à votre email de s’adapter à la taille de l’écran de l’appareil.

Gmail – Comme nous l’avons indiqué plus tôt, Gmail n’est pas un grand fan du CSS. Pour que vos messages s’affichent sur mobiles ET sur Gmail, vous devez donc placer les styles les plus importants inline. Voici une démonstration rapide de Litmus, qui vous explique comment le faire.
Le CSS intégré en tête de votre email devrait ressembler à ceci :

<html>
<head>
<meta
charset=utf-8>
<style type=« text/css« >
.ReadMsgBody {width: 100%;}
.ExternalClass {width: 100%;}
</style>
</head>
</html>

 

Et c’est ce à quoi vous voulez que votre CSS inline ressemble :

<span style=« font-size: 22px; font-family: Arial, sans-serif; color: #222222; » >Hello!</span>

 

Apple iPad – Nous utilisons ici une technique très similaire à l’optimisation des emails pour les mobiles. En observant vos rapports de campagne, vous pouvez voir les modèles et appareils que vos clients utilisent pour ouvrir leurs emails. Utilisez les dimensions des appareils populaires et les media query pour vous assurer que vos messages s’affichent correctement sur les iPad ou toutes autres tablettes fréquemment utilisées par vos clients.

Outlook – Outlook est un des plus anciens clients de messagerie, ses débuts remontant à 1997. Outlook a depuis connu de nombreux changements, en particulier en 2007. Outlook 2003 utilisait Internet Explorer pour afficher les emails. Lors de la version suivante, cependant, Microsoft Word a commencé à être employé. Étant donné que Word se charge du rendu des emails dans Outlook, de nombreuses propriétés CSS ne sont pas reconnues par Outlook. Voici quelques articles utiles qui détaillent ce à quoi vous devez faire attention. Pour faire bref, le principal enseignement est que pour que vos emails s’affichent correctement dans Outlook, vous devez utiliser votre CSS inline au lieu de le placer dans la section header. Vous pouvez utiliser des outils gratuits pour placer votre CSS inline facilement.

Apple Mail – Le moteur de rendu Webkit est utilisé par Apple Mail pour afficher les emails. Webkit sert de base de navigateurs comme Google Chrome et Apple Safari, et Apple Mail est connu pour être un des clients de messagerie les plus robustes. Vous rencontrerez rarement des problèmes de rendu avec Apple Mail.

 

Comment satisfaire tous les clients de messagerie ?

Vous comprenez maintenant qu’il faudra des heures de conception et de test pour que vos emails s’affichent correctement à 100 % sur tous les clients. Trouvez les 2 ou 3 clients les plus utilisés par vos clients (ou assez pour couvrir 80 % de vos destinataires) et concevez d’abord vos emails pour eux.

Pour ne pas répéter vos efforts inutilement, créez quelques modèles d’email que vous pourrez modifier et réutiliser facilement pour vos campagnes habituelles.

Et enfin, comme nous avons l’habitude de le répéter dans nos billets, testez, testez et testez encore. Une fois que vous avez créé ces modèles de messages, veillez à les tester sur différentes plateformes et différents appareils pour vous assurer qu’ils sont optimisés pour vos clients !

Nouveau partenariat entre Mailjet et Cloud Elements

Connectez vos services cloud à partir d’une seule et même API

En tant qu’acteurs de l’emailing et des SaaS, nous savons que vous êtes à la recherche de solutions permettant d’intégrer facilement le service tout-en-un de Mailjet à vos applications SaaS préférées. C’est pourquoi nous avons conclu un partenariat avec Cloud Elements.

Cloud Elements est service tout-en-un de gestion et d’intégration d’API basées dans le cloud. Ainsi, développeurs et entreprises peuvent intégrer, suivre et mettre à jour toutes leurs API à partir d’une même interface, sans avoir à perdre du temps à coder.

En utilisant cette approche du “un vers plusieurs”, propre à Cloud Elements, intégrez et connectez une multitude de services différents avec une seule API. Marketing, messagerie, support en ligne, CRM… tout est centralisé via une seule et même plateforme. Mailjet est particulièrement fier d’être le seul élément à rentrer à la fois dans les catégories “Messagerie” et “Marketing”.

Enfin, afin de rendre l’intégration encore plus simple, Cloud Elements met à votre disposition son tout dernier outil, le Datamapper. Grâce à son interface glisser/déposer intuitive, cartographiez et transformez les données de vos différents services cloud.

Cloud Elements vous donne un dernier coup de pouce avec la publication d’une série de 3 articles sur son blog sur les usages de cette nouvelle API d’emailing. Consultez le blog de notre partenaire pour en savoir plus !

Comme toujours, nous sommes heureux de vous écouter. Tous vos retours sont bienvenus. Ecrivez-nous à plugins@mailjet.com, que pour nous poser une question, nous faire part d’un problème d’intégration ou simplement pour nous dire bonjour. Bon emailing !

Les événements tech à ne pas manquer en 2015

En tant que développeur évangéliste, on me demande souvent où et quand se tiendront les prochains événements tech à ne pas manquer. Mes amis et collègues savent que je suis régulièrement en déplacement pour assister à des événements et me tenir à jour sur les dernières tendances technologiques. Avec le retour des beaux jours, les hackathons et conférences sortent également de leur hibernation ! Préparez vos cartes de visite, vous allez bientôt devoir en distribuer !

 

apidays
Lieux : Barcelone, Espagne / San Francisco, Californie, Etats-Unis/ Paris, France
Dates : Espagne, 6 – 7 mai / Californie, 17 – 18 juin / France, à déterminer
Comme son nom l’indique, cette conférence internationale se concentre sur l’innovation dans le secteur des API. La sélection d’intervenants y est toujours remarquable. J’ai assisté à l’événement à Paris et le site était incroyable.
Aux APIdays Paris, il y avait même un speedhack : un hackathon de trois heures ! Les développeurs se sont livrés à une course contre la montre pour relever huit défis API le plus vite possible.

 

tnw2015
Lieux : New York, Etats-Unis / São Paulo, Brésil
Dates : New York, 18 novembre / São Paulo, à déterminer
The Next Web réunit une large palette de participants, des développeurs spécialisés aux sociétés de capital-risque axées sur les technologies. C’est sûrement la raison pour laquelle de nombreuses entreprises choisissent de dévoiler leur dernier produit lors de cette conférence.
The Next Web est également connue pour sa hack battle qui se tient depuis désormais cinq ans. Des développeurs et designers du monde entier s’y retrouvent pour hacker pendant 36 heures.

 

tcdny2015
Lieu : New York, Etats-Unis
Dates : 2 – 6 mai
Le trio gagnant : la combinaison parfaite de hackathons, de conférences et de présentations de startups. TechCrunch Disrupt est un événement annuel qui rassemble de gros acteurs des IT et des intervenants importants. Cette conférence gigantesque commence par le hackathon, le week-end, puis enchaîne sur la Startup Battlefield, au cours de laquelle 30 entreprises s’affrontent devant un panel de juges dans l’espoir de remporter la Disrupt Cup.
Nous avons assisté à cet événement l’année dernière et avons sponsorisé un concours API dans lequel nous avons mis en jeu un drone Parrot.

 

collision
Lieu : Las Vegas, Nevada, Etats-Unis
Dates : 5 – 6 mai
Organisée en plein centre de Las Vegas, la conférence Collision s’appuie sur une structure propice au networking. Créée par Tony Hsieh, fondateur de Zappos, Collision met l’accent sur les « rencontres fortuites ». Le créateur lui-même déclare passer environ « 1000 heures collisionables » par an dans le centre-ville. Pour Tony Hsieh, ces rencontres fortuites sont les clés de la réussite.
Notre équipe marketing a assisté à la conférence l’année dernière et a passé un super moment en explorant le centre-ville. Nous y avons entre autres rencontré d’autres startups européennes.

 

signal
Lieu : San Francisco, Californie, Etats-Unis
Dates : 19 – 20 mai
Une superbe conférence avec une réflexion éclairée sur la communication logicielle et cloud. Parmi les intervenants de cette année, on compte Eric Ries, auteur de The Lean Startup et Dr. Werner Vogels, CTO d’Amazon.
Ils organisent également toute une série de soirées after, la plus remarquable étant $BASH. Voici la description sur leur page d’accueil : « Coney Island pour les codeurs. Relevez des défis, accumulez des points et remportez des lots, le tout avec une meilleure cuisine et moins de clowns effrayants que dans un parc d’attraction. »

 

dotconf
Lieu : Paris, France
Dates : plusieurs dates entre le 8 juin et le 7 décembre
Leur slogan : « Les conférences tech, réinventées ». Les conférences Dot ont une structure unique puisqu’elles sont réparties en six sessions parallèles, des langages de programmation aux thèmes technologiques. Les six conférences distinctes incluent DotScale, DotJS, DotSwift, DotGo, DotCSS et DotRB.
Cet événement rassemble également une belle sélection de conférenciers, dont faisait notamment partie le fondateur de JS l’année dernière.

 

awsreinvent2015
Lieu : Las Vegas, Nevada, Etats-Unis
Dates : 6 – 9 octobre
AWS re:Invent est une immersion totale dans les technologies du cloud, avec des boot camps AWS et des hackathons. L’événement est ouvert aux clients comme aux simples visiteurs. C’est donc un bon moyen de découvrir AWS si vous ne l’avez pas encore fait. Pour ceux qui ont des questions plus poussées, il existe également des sessions de questions-réponses avec les spécialistes qui ont conçu l’AWS Cloud.
J’ai également eu de très bons échos sur leurs événements After Hours – après tout, c’est à Vegas que ça se passe ! AWS re:Invent est une opportunité incroyable pour améliorer vos compétences (et être certifié AWS) mais aussi pour élargir votre réseau avec d’autres développeurs intéressés par AWS.

 

websummit2015
Lieu : Dublin, Irlande
Dates : 3 – 5 novembre
WebSummit est une conférence de grande ampleur qui accueille 23 000 participants. Non seulement les startups présentes sont très variées, mais la conférence propose en outre de nombreux afters chaque soir. C’est le lieu incontournable pour se créer des contacts dans le secteur tech à Dublin.
En parlant de variété, de nombreuses conférences sont organisées simultanément tout au long de la journée : vous trouverez forcément un sujet qui vous intéresse.

 

leweb
Lieu : Paris, France
Dates : 9 – 11 décembre
LeWeb est sans aucun doute la conférence tech française la plus connue dans le monde.
Créé par Loic Le Meur, un entrepreneur en série basé à San Francisco, LeWeb réunit chaque année près de 4 000 participants en provenance de 80 pays. Cette année, ils animeront pour la toute première fois un Pop-Up Lab. Organisé par Makery, le programme traitera de la façon dont l’écosystème des « makers » modifie le modèle commercial traditionnel.
Les places s’arrachent, alors ne tardez pas à réserver la vôtre !