Plus de proximité avec vos contacts grâce au templating language

Mailjet a une grande nouvelle pour les développeurs : nous lançons aujourd’hui notre propre templating laguage. Passport pour l’emailing transactionnel vous permet d’ores et déjà d’utiliser des modèles conçus avec Passport pour vos emails transactionnels et de renforcer la collaboration entre équipe marketing et technique. Notre nouveau templating language repousse encore les limites en matière de personnalisation des emails transactionnels.

Vous connaissez déjà certainement les balises personnalisées, comme « Bonjour {{first_name}} », qui vous permettent de vous adresser à vos destinataires de manière nominative. Maintenant, vous pouvez faire encore mieux en adaptant le contenu, l’objet et la présentation de l’email selon les données de vos utilisateurs, quelles qu’elles soient du moment que vous les trouvez pertinentes. Il peut s’agir de leur expérience avec votre marque, de leur équipe de football préférée ou simplement de leur âge. C’est à vous de choisir !

« Nous utilisons le Template Language de Mailjet pour tous nos emails transactionnels. Ce système de fonctionnement est bien plus simple à utiliser et efficace, et nous offre une meilleure délivrabilité que la solution maison que nous utilisions par le passé. Par ailleurs, l’outil d’édition en glisser-déposer de Mailjet permet à nos équipes marketing de travailler facilement à l’amélioration continue de nos modèles d’emails. »
Camille Richon, Fondateur et CEO de Payfacile
Pour vous donner un meilleur aperçu des possibilités que ce langage vous offre, penchons-nous sur quelques exemples d’utilisation. Nous remercions par ailleurs notre communauté de bêta testeurs qui nous a aidé à identifier les cas d’utilisation les plus courants et a ainsi contribué à l’amélioration de notre templating language.

L’utilisation de conditions pour offrir un contenu ultra-personnalisé à chaque utilisateur

Quel est l’intérêt d’envoyer des emails nominatifs à vos utilisateurs si le contenu est générique ? Notre templating language repose sur des variables prédéfinies (noms de famille de vos contacts, adresses email, etc.). Cependant, vous avez également la possibilité de créer vos propres variables et de les ajouter à votre modèle, ou même de les réutiliser dans des déclarations. Cette fonctionnalité vous permet d’inclure des sections conditionnelles et donc d’insérer différents contenus dans votre modèle, selon le statut de ces conditions.

Plutôt que tout gérer de votre côté, tous les aspects complexes sont désormais pris en charge par le templating language de Mailjet.

Passage en revue des produits achetés pour envoyer un reçu

Un exemple commun d’email transactionnel que tout le monde a déjà croisé est le reçu. Aussi anodin soit-il, il est pourtant chronophage à implémenter et à gérer au quotidien. Vous avez besoin de ressources hébergées sur vos serveurs (comme le numéro de commande), puis de modifier votre structure d’email avant d’effectuer l’envoi. Et malgré cela, la structure elle-même d’un email de reçu est assez simple. Les éléments qui le compliquent sont donc le numéro de commande, la date, les tarifs… Désormais, grâce à notre templating language, plus besoin de gérer les modifications de votre modèle : notre API les prend en charge nativement. Il vous suffit d’appeler notre API avec l’ID de votre modèle (oui, un modèle peut être créé à partir de Passport et être hébergé sur les serveurs Mailjet !). Ainsi, l’API prendra en compte toute modification, dès lors que vous avez utilisé notre templating language pour vos modèles. C’est aussi simple que cela ! Regardez ce reçu :  

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  Voici ce à quoi le code de ce message ressemble :

Il existe évidemment bien d’autres cas où le traitement en boucle booste la productivité tout en simplifiant le processus. On peut par exemple traiter en boucle une liste d’articles pour des résumés quotidiens curationnés ou les messages non lus d’une application de chat.

Et ensuite ?

Consultez notre documentation pour obtenir la liste complète des déclarations, expressions, opérateurs et fonctions disponibles dans notre templating language. Il offre des possibilités infinies ! Nous sommes impatients de découvrir vos nouvelles techniques d’engagement utilisateur. N’hésitez donc pas à nous faire part de vos expériences avec le templating language de Mailjet !

De notre côté, pour plus de productivité et d’efficacité, nous nous engageons à ajouter de nouvelles fonctionnalités à notre langage afin que vous puissiez faire plus en codant moins.

Et puisque l’on parle d’efficacité, connaissez-vous MJML, notre langage de balisage open source facilitant la création d’emails responsive ? MJML a reçu un accueil extraordinaire de la part des membres de la communauté (plus de 800 votes positifs sur Product Hunt et plus de 2 000 étoiles sur GitHub) et nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien !

Avec Passport, Passport pour l’emailing transactionnel, MJML et notre tout nouveau templating language, vous avez toutes les cartes en main pour créer des emails exceptionnels.

Bienvenue à bord, amis utilisateurs de Mandrill

Chers utilisateurs de Mandrill, 

L’annonce de la transformation de Mandrill en un service additionnel payant fusionné à MailChimp semble avoir déçu bon nombre d’utilisateurs de ce service. Nous comprenons à quel point ce sujet peut s’avérer sensible. Après avoir investi du temps et de l’énergie à parfaire vos envois d’emails transactionnels sous Mandrill, vous vous retrouvez soudainement face à un choix : adopter un nouveau produit (MailChimp) en acceptant le supplément tarifaire associé, ou trouver une nouvelle solution pour envoyer vos emails transactionnels, essentiels au fonctionnement de votre activité.

Pourquoi Mailjet peut constituer la bonne alternative ?

L’emailing transactionnel est au coeur de l’ADN de Mailjet depuis sa création en 2010. Notre infrastructure d’envergure mondiale a été pensée et développée pour permettre d’envoyer des millions d’emails transactionnels en un clin d’oeil. Aujourd’hui, des entreprises de toutes tailles, basées dans plus de 150 pays, s’appuient sur notre moteur d’envoi fiable et sécurisé, nos serveurs SMTP et notre API pour faire arriver leurs emails transactionnels à bon port. Avec 7 bureaux dans le monde, nous sommes experts en délivrabilité globale et nous accompagnons nos clients depuis Paris, New-York, Londres, Berlin, Sofia, Toronto et Ho-Chi-Minh-Ville.

Dans notre volonté d’améliorer en continu notre service d’envois transactionnels, nous avons récemment étendu les capacités notre éditeur d’email drag-and-drop, Passport, à la création d’emails transactionnels. Passport permet de créer et d’éditer des emails esthétiques, impactants, et personnalisés en fonction de chaque transaction. Cet outil rend la collaboration entre les marketeurs et les développeurs plus efficace et plus fluide.

L’innovation est au coeur de notre entreprise. En tant que leader de l’industrie de l’email, Mailjet a aussi développé MJML, une nouvelle approche du développement des emails responsive. Cinq années d’expertise en design d’email nous ont permis de donner naissance à ce langage de programmation à la syntaxe légère et sémantique. Nous avons d’ailleurs rendu ce projet open-source, car nous sommes convaincus que le développement d’emails ne devrait pas être réservé aux seuls experts, mais devrait être accessible à tous, à l’aide d’outils simples et puissants.

Nous facilitons le pilotage de votre migration

Nous sommes conscients que l’évaluation d’autres solutions et, ultimement, la migration de votre emailing transactionnel peuvent constituer des tâches complexes. Pour vous aider à avoir une meilleure idée de l’offre Mailjet, voici les points clés de notre solution :

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Vous souhaitez découvrir l’histoire de Mailjet ?

Consultez l’intégralité de l’histoire de Mailjet.

Inquiets à l’idée de perdre les outils et plateformes associés à Mandrill ?

Ne vous en faites pas : tout comme Mandrill, Mailjet est intégré directement à WordPress, Magento, Joomla, et Drupal. Et pour ne rien gâcher, nous vous proposons aussi des intégrations avec Microsoft Azure, Zapier, PrestaShop, SumoMe et bien d’autres encore.

Nous sommes une équipe de passionnés de l’email. Essayez-nous : vous découvrirez combien il est facile de démarrer vos envois et de gérer vos emails transactionnels chez Mailjet. Nous vous assurons une transition simple et en douceur depuis Mandrill, avec l’assistance et l’infrastructure nécessaires pour accompagner la croissance de votre activité.

A bientôt à bord,

Alexis Renard
CEO de Mailjet

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Comment démarrer ? Pour tester l’envoi d’emails transactionnels avec notre plateforme, nous vous invitons à suivre les étapes suivantes :

  1. Créez un compte sur le site Mailjet pour envoyer gratuitement jusqu’à 6000 emails par mois.
  2. Une fois connecté à votre compte, sélectionnez l’onglet “Email transactionnel”.
  3. Lors de l’utilisation de notre plan gratuit, il n’est pas obligatoire de paramétrer vos enregistrements SPF ou DKIM.
  4. Sélectionnez votre méthode d’envoi (via nos relais SMTP ou notre Send API). Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre documentation (nos wrappers sont disponibles dans les mêmes langages de programmation que ceux mis à disposition par Mandrill).

Et surtout, c’est sans engagement annuel ni frais cachés !

Si vous envoyez plus de 2,5 millions d’emails par mois, notre solution personnalisée est faite pour vous. Nos Account Managers et notre équipe de consultants vous guiderons pas à pas lors de la migration, répondrons à toutes vos questions, vous aiderons à améliorer votre réputation d’expéditeur et bien d’autres choses ! Contactez-nous via sales@mailjet.com !

Créez vos emails transactionnels aussi simplement qu’une newsletter

Vous arrive-t-il à vous aussi de recevoir des emails transactionnels laissant à désirer ? Si l’emailing marketing a beaucoup évolué ces trente dernières années, l’emailing transactionnel a encore des progrès à faire. Nous recevons trop d’emails de confirmation d’achat en texte brut, des notifications d’expédition non adaptées aux mobiles ou avec des liens de suivi corrompus, voire des factures non personnalisées. Pourquoi ?

Les emails transactionnels sont souvent envoyés via des serveurs SMTP gérés par le service informatique, ce qui les rend difficilement modifiables par les marketeurs. En effet, la plupart du temps, aucun éditeur d’email ou système d’édition des modèles HTML, simples d’utilisation, n’ont été mis en place.

En juin dernier, nous avons sorti Passport, avec pour but de faciliter la création de campagnes d’email marketing, sans code et en quelques minutes. Nous avons été impressionnés par l’enthousiasme que ce nouvel outil a suscité auprès de nos clients.

Vos demandes pour étendre les fonctionnalités de cet éditeur en « glisser-déposer » aux emails transactionnels ne sont pas restées lettres mortes. Nous sommes donc ravis de vous annoncer que ce jour est arrivé ! Vous pourrez désormais concevoir et éditer sans difficulté des emails transactionnels avec Passport. Voici un aperçu des nouveautés :

Une meilleure synergie entre les équipes techniques et marketing

Avec le lancement de Passport pour l’email transactionnel, les équipes marketing et techniques bénéficient d’une plateforme unique pour la création de tous leurs modèles d’email. Il n’a jamais été aussi facile d’utiliser des modèles similaires pour la création d’emails marketing et transactionnels. Notre solution permet non seulement de garantir la cohérence de l’image de marque à travers tous les messages, mais également de créer et modifier vos emails transactionnels en quelques clics, en réduisant les coûts au niveau du service informatique.

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Ne créez plus vos emails transactionnels à l’aveugle

La création d’emails responsive qui s’affichent correctement sur tous les appareils et clients de messagerie est un véritable défi. La multitude de règles à prendre en compte prolonge considérablement le processus de développement, de test et de résolution des problèmes. Avec Passport, tout se fait par simple « glisser-déposer ». Vous pouvez visualiser votre email en temps réel pendant sa conception et avoir une idée de son rendu sur différentes tailles d’écran avant de l’envoyer. Concevez de meilleurs emails plus rapidement. N’hésitez pas à reprendre une structure similaire et des éléments visuels communs reprenant votre identité graphique pour vos campagnes marketing et vos emails transactionnels.

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Des emails qui s’adaptent au contexte

Lorsque le glisser-déposer ne suffit plus, le Templating Language de Mailjet vous offre des possibilités avancées. Vous pouvez créer des emails uniques en utilisant des emplacements personnalisables ou opérateurs logiques tels que des conditions ou des boucles. Vous pouvez ainsi adapter le design de votre email en fonction des informations du client ou de la transaction, rendant chaque message unique, alors que vous utilisez un seul et même modèle d’email. Le Templating Language de Mailjet peut être utilisé dans Passport en ajoutant un bloc de code en glisser-déposer.

Ajoutez une touche de marketing

L’email transactionnel génère des taux d’ouverture et de clics bien plus élevés que les autres types d’emails, car il est attendu par le destinataire. Nous voulons vous aider à exploiter pleinement le potentiel de vos emails en associant des visuels attrayants à votre contenu transactionnel. Avec Passport pour l’emailing transactionnel, vous pouvez inclure une offre promotionnelle ou un simple rappel des messages clés de votre entreprise, et générer plus de trafic ou de ventes !

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Nous avons hâte de voir vos créations avec Passport pour l’emailing transactionnel !

N’hésitez pas à nous contacter en cas de questions. Nous sommes impatients de voir comment vous allez l’utiliser.

Design responsive dans les emails : 5 erreurs à éviter

Par le passé, lorsque je recevais un email illisible, je blâmais mon téléphone, le secouais dans tous les sens, voire fermais et rouvrais l’email, technique classique qui s’avérait souvent miraculeuse.

Aujourd’hui, combien d’emails recevez-vous par jour ? 20, 30, 100 ? Désormais, lorsque je reçois un email à la présentation douteuse, avec des images rognées et des blocs mal alignés (ressemblant étrangement à du Picasso), je le supprime sans me poser de questions. Et je ne suis pas le seul : 80 % des consommateurs suppriment les emails qui ne s’affichent pas correctement sur leur appareil mobile.

Tous les consommateurs possèdent aujourd’hui un appareil mobile, et aucun n’aura de remords à supprimer un email. Ils ne se soucient pas du temps que vous avez consacré à créer vos newsletters et campagnes. La solution ? Les emails responsive.

Cependant, apprendre à coder un email responsive peut être compliqué et fastidieux. Il existe heureusement des alternatives pour créer un email responsive de manière intuitive. Voici 5 éléments auxquels vous devez faire attention lorsque vous créez des emails responsive.

1. L’alignement fait toute la différence

Nous laissons parfois trop parler notre âme d’artiste lorsque nous créons un email : colonnes multiples, arrière-plan original, GIF de chats et autres images ; tout ça pour qu’au final, le message ne s’affiche pas correctement sur les tablettes et smartphones.

En choisissant un modèle d’email sur une seule colonne, vous n’aurez pas à modifier l’affichage selon la taille des écrans. Lorsqu’il s’agit d’appareils mobiles, le maître mot est « simplicité ».

Voyez par vous-même en consultant vos emails ; vous trouverez pléthore d’exemples à ne pas suivre.

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2. Ratio images/texte

Si les images (et les animations) sont très efficaces pour réduire le volume de texte, elles sont également à double tranchant. Si elles sont mal paramétrées, leur taille est susceptible de varier lors de l’affichage selon les appareils, masquant ainsi votre arrière-plan si soigneusement sélectionné ou voilant une partie de votre bannière, la rendant alors illisible.

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De même, faites attention aux images trop grandes ; elles ne se chargeront pas correctement si l’utilisateur n’a pas accès à un bon réseau 4G. Modifiez et optimisez vos images pour le Web avant de les insérer et n’oubliez pas d’y ajouter un Alt Text, dans le cas où ces images ne s’affichent effectivement pas.

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3. Appels à l’action (CTA)

Sans consigne claire, il est difficile d’inciter vos destinataires à visiter votre site ou à consulter vos pages produits. Vous devez donc faire preuve d’ingéniosité lorsque vous ajoutez des liens dans vos campagnes d’emails.

Vos CTA doivent être facilement reconnaissables et parfaitement ciblés. Vous devez réfléchir à leur quantité et à leur position : ne soyez pas excessif et laissez un espacement suffisant.

Insérez vos principaux CTA sous forme de boutons ; cela facilitera la tâche aux utilisateurs de smartphones et de tablettes. Tout le monde sait que sur écran tactile, il est parfois compliqué de cliquer sur un lien simplement inséré dans le texte. Un bouton clair est autrement préférable. Si vous souhaitez insérer un lien, soyez le plus créatif possible : jouez sur la forme des boutons ou faites en sorte que les images soient également cliquables.

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4. Volume du texte

Plus de 50 % des emails que nous envoyons sont ouverts sur des appareils mobiles, mais les téléphones ne sont pas les meilleurs supports de lecture, en particulier pour d’importants volumes de texte.

Avant que les emails responsive ne deviennent la norme, les emails et pages Internet optimisés pour l’affichage mobile se retrouvaient déformés pour s’adapter à l’écran. Aucun changement n’était apporté à l’affichage, au contenu et aux images. Nous savons aujourd’hui qu’il est primordial que ces éléments soient optimisés pour garantir un affichage parfait de nos emails, et ce sur tout appareil, quelle que soit sa taille.

Le contenu textuel fait partie de ces éléments que l’on doit adapter pour garantir une bonne expérience de lecture. Les utilisateurs ne doivent pas être submergés par une avalanche de longs paragraphes écrits avec une police minuscule.

On voit toutefois encore circuler des emails ressemblant davantage à une page de roman qu’à une newsletter. Soyons réalistes, personne ne lira ça :

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Astuce : Mettez en avant un extrait du texte que vous mettez en avant et invitez les destinataires à lire l’article complet sur votre blog.

5. Hiérarchie et priorités

Dans un navigateur web, différentes techniques existent pour attirer l’attention des utilisateurs : couleurs, images accrocheuses, polices de caractères originales, etc. Néanmoins, lorsque nous avons affaire à de plus petits écrans, comme sur des smartphones, une hiérarchie claire est garante d’une bonne communication. Les utilisateurs doivent saisir votre message clé dès le début, sans avoir à parcourir l’intégralité de votre email.

Nous recevons énormément d’emails au quotidien. La concurrence pour se distinguer dans la boîte de réception est rude et la plupart du temps, les consommateurs ne liront pas l’intégralité de votre message. Lorsque vous créez un email, il est donc primordial que les informations apparaissent par ordre de priorité, de la plus importante à la moins importante.

Bonus !

Vous avez presque fini : votre email est élégant, vous avez testé son affichage sur différents appareils, vous êtes fin prêt à l’envoyer… Attendez un peu. Qu’en est-il des landing pages ?

Même si vous avez créé un superbe email et que vous avez réussi à attirer toute l’attention des utilisateurs, vos efforts pourraient être vains si les visiteurs tombaient ensuite sur une page de destination non responsive. Une étude a démontré que le taux d’ouverture est plus important sur appareil mobile, mais qu’en réalité, la plupart des conversions proviennent d’ordinateurs. Facilitez les choses à vos destinataires et garantissez-leur une expérience utilisateur optimale sur n’importe quel appareil !

Avez-vous déjà utilisé ces techniques ? Quels conseils donneriez-vous pour garantir qu’un email soit responsive ? Partagez-les avec nous sur notre Forum ; nous en parlerons dans nos prochains articles !

L’email pour booster vos concours sur les réseaux sociaux

Chaque nouvelle année, c’est la même rengaine : nous prenons tous de bonnes résolutions. Pour de nombreux marketeurs et entrepreneurs, ces résolutions se traduisent ainsi : « je passerai plus de temps à entretenir mes communautés sur les réseaux sociaux », « je ferai croître mes listes de contacts correctement », « je mettrai en place des concours sur les réseaux sociaux »…

L’utilisation de l’email pour booster votre concours sur les réseaux sociaux s’apparente à une bonne résolution. Il s’agit avant tout de s’en tenir à une stratégie précise pour tenir sa promesse.

Définir des objectifs

Vous avez décidé de lancer un concours sur vos réseaux sociaux. Bien. Maintenant, il va falloir définir dans quel but ! Lancer un concours pour le simple fait de lancer un concours n’a pas de sens. C’est une perte de temps et d’argent. Or, vous ne voulez pas perdre de temps ni d’argent ! Prenez donc le temps de réfléchir à ce que vous cherchez à accomplir avec ce concours :

  • Augmenter vos ventes ?
  • Faire en sorte que votre marque soit mieux connue ?
  • Faire croître vos communautés sur les réseaux sociaux ?
  • Faire croître votre liste de contacts emails ?

En outre, définissez des chiffres à atteindre pour remplir votre objectif, afin d’affiner votre stratégie.

Préparez votre campagne

Vos objectifs définis, il est maintenant temps de planifier la campagne que vous allez envoyer. Si l’email va être une source de trafic importante, quelle plateforme sociale va accueillir le concours ? C’est une des nombreuses questions que vous allez devoir vous poser. Parmi les autres questions sur lesquelles vous devez vous pencher, on compte :

  • Quel type de campagne allez-vous mener ? Un concours de photos sur Instagram ? Un concours de hashtag sur Twitter ? Quelque chose sur Facebook ou Pinterest ?
  • Combien de temps va durer le concours ?
  • Allez-vous passer par une plateforme tiers comme Rafflecopter ou King Sumo ?
  • Qu’allez-vous faire gagner ?
  • Quelle sera la fréquence d’envoi de vos emails de concours ?

Annoncez votre concours !

L’email est un excellent moyen pour annoncer votre concours à votre base d’abonnés, et de leurs laisser une longueur d’avance ! Saks Fifth Avenue utilise cette stratégie, et envoie un email très visuel à ses contacts pour annoncer ses concours :

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Cet aspect visuel est très important et vous permettra de vous distinguer. Après tout, une image vaut mille mots, et Saks Fifth Avenue l’a bien compris. Grâce à leur message graphique, ils annoncent le concours et mettent également en avant leurs produits. C’est aussi la force de l’email : vous pouvez détailler plus précisément les modalités du concours, la façon dont les participants peuvent s’impliquer, donner des exemples…

Le partage comme amplificateur d’audience

La fonctionnalité de partage pour augmenter ses chances de victoires est géniale. Non seulement, votre concours gagne en visibilité, mais elle peut également être intégrée à un email ! Diamond Secret s’en est servi dans sa campagne.

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N’hésitez pas à utiliser votre liste de contacts pour pousser vos lecteurs à s’impliquer davantage dans votre concours. En utilisant le bon message incitatif, votre communauté se chargera du partage pour vous.

Enfin, n’oubliez pas que si vous demandez une adresse email aux participants, assurez-vous d’obtenir leur permission pour continuer à leur envoyer vos messages une fois le concours terminé.

Poursuivez les échanges par email

Votre concours touche à sa fin. Votre liste de contacts a doublé. Votre opération a été partagée sur les réseaux sociaux de nombreuses fois. Vous avez atteint vos objectifs. Bravo ! Célébrez cette réussite comme il se doit.

Cependant, ne vous endormez pas sur vos lauriers. La fin du concours ne veut pas dire que la communication avec les nouveaux venus doit s’arrêter. Profitez de cette réputation fraîchement acquise en continuant à envoyer régulièrement des contenus pertinents à vos nouveaux contacts.

Donnez une bonne raison à vos abonnés de continuer à vous lire (et donc de rester dans votre liste de contacts). Vous pouvez par exemple :

  • Offrir des contenus ou bonus exclusifs aux contacts ayant participé à votre concours ;
  • Envoyer des contenus de qualité liés aux raisons pour lesquelles ces nouveaux abonnés ont d’abord rejoint le concours.

Si vous comptez bientôt lancer un concours via vos réseaux sociaux, n’hésitez pas à mettre en application certaines des astuces mentionnées dans l’article et à nous faire part de vos résultats sur Twitter. Nous serions ravis de les connaître !

Non, vos contacts inactifs et vous n’êtes pas condamnés à la rupture

En ce lendemain de Saint-Valentin, l’occasion nous semblait bonne d’aborder les revers de l’amour. Car les idylles de couple ne sont pas toujours heureuses. Ainsi, à de nombreux égards, votre histoire avec votre liste de contacts s’apparente à une relation sentimentale de longue durée. Vous et vos clients apprenez à connaître les divers aspects de vos personnalités respectives. Dans un premier temps, les contacts s’inscrivent car ils sont attachés à votre contenu et qu’ils croient en la pertinence et la valeur ajoutée de votre offre. C’est le coup de foudre ! Mais regardons les choses en face : c’est également le fruit d’un travail acharné. Pour que la relation avec vos clients soit durable, vous devez conserver leur confiance et maintenir la communication avec eux. Dans certains cas, les efforts s’avèrent toutefois vains.

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L’un des facteurs clés pour entretenir cette relation réside dans une conversation dans les deux sens. En effet, il ne s’agit pas uniquement d’envoyer à vos clients des campagnes avec vos dernières nouvelles, mais également d’observer leurs réactions à vos messages, en termes d’ouvertures et de clics notamment. Il est essentiel que vous sachiez reconnaître les signes d’un contact qui commence à s’éloigner ou à se désintéresser de vous. Vous devez percevoir le moment où il est nécessaire d’engager une discussion avec lui.

Même les plus belles relations passent par des hauts et des bas. Ainsi, malgré tous vos efforts, certains clients s’éloignent inexorablement de votre contenu pour diverses raisons.

Dans cet article de blog, nous allons vous montrer comment identifier les inactifs et vous proposerons différentes approches qui peuvent vous aider à éviter une rupture mélodramatique.

Qu’est-ce qu’un inactif ?

Avant toute chose, il convient de déterminer ce que l’on entend par « contact inactif ». Si le terme semble se passer d’explication, sa définition dépend de la nature de votre activité, de la fréquence de vos envois et de l’ancienneté de vos contacts. Si vous n’avez envoyé que quelques campagnes, il est peut-être hâtif de tirer des conclusions. Analysez les résultats des campagnes envoyées au cours des 6-12 derniers mois et essayez d’identifier les contacts qui n’ont pas ouvert vos emails sur cette période. De même, a contrario, si votre rythme d’envoi est intense (trois campagnes par semaine, par exemple), il n’est pas forcément nécessaire d’attendre six mois pour vous pencher sur l’inactivité chez vos contacts.

Quelle attitude adopter avec les inactifs ?

Une fois que vous avez identifié vos contacts inactifs, séparez-les de votre liste de contacts actifs. De cette façon, l’inactivité de ces contacts et leurs mauvaises statistiques n’affecteront plus les indicateurs clés généraux de vos campagnes. Ne vous empressez pas pour autant de supprimer définitivement ces contacts de votre liste. S’ils ne réagissent pas aux campagnes que vous leur envoyez, tout espoir de les récupérer n’est cependant pas perdu. Il convient au minimum d’essayer de comprendre pourquoi ces contacts ne réagissent pas aux messages que vous leur envoyez.

Au lieu d’abandonner vos contacts inactifs, pensez à créer une liste distincte pour eux afin de réveiller leur désir et de les reconquérir.

Il est temps de regagner leur cœur

Une fois vos contacts inactifs regroupés au sein d’une liste spécifique, appliquez la stratégie appropriée pour éveiller leur intérêt et les séduire à nouveau. Voici quelques approches qui peuvent s’avérer utiles pour vous aider à comprendre pourquoi vos contacts inactifs ne réagissent plus à vos messages et comment éviter cela :

  • Dites-leur ce que vous ressentez

C’est peut-être difficile à admettre mais il se peut que vos contacts vous aient oublié ou ne se souviennent plus de la raison pour laquelle ils se sont inscrits à votre newsletter. L’utilité relative à l’ouverture et à la lecture de vos messages ne leur apparaît plus clairement du tout. À vous de leur dire que cette relation compte pour vous et qu’ils vous manquent, pour les convaincre de revenir vers vous.

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Selon votre activité, les méthodes peuvent être différentes s’agissant de ces emails de « reconquête ». Si vous gérez une boutique en ligne, vous pouvez envoyer un code de promotion spécial à vos contacts inactifs. Si vous êtes auteur d’un blog, ce peut être un récapitulatif des meilleurs articles parus au cours du mois écoulé. L’essentiel est de vous concentrer sur quelque chose qui a de la valeur pour eux et qu’ils ont visiblement oublié.

Veillez à utiliser un objet accrocheur afin d’optimiser vos chances que le contact ouvre votre email et de bien faire passer le message.

Exemples
Sephora

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Crocs

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  • Il faut qu’on parle

Le moyen le plus simple de savoir pourquoi vos contacts sont inactifs est de le leur demander.

Une bonne approche consiste ici à envoyer un email personnel plutôt que le même message générique à tout le monde. Rédigez l’email en adoptant un ton et un langage sincères et indiquez clairement pourquoi vous souhaitez obtenir l’avis du contact. Expliquez sans détour que vous procédez ainsi dans l’espoir de mieux comprendre leur inactivité et d’améliorer leur expérience en matière d’emails.

Il peut s’avérer utile d’offrir quelque chose à vos contacts pour les remercier d’avoir donné leur opinion. Organisez un tirage au sort avec un prix ou faites-les bénéficier d’une promotion en contrepartie du remplissage de votre enquête ou de l’envoi de commentaires. Et veillez à ce que cela apparaisse dans votre objet afin que les contacts sachent qu’ils ont tout intérêt à vous répondre.

Exemples
Quora

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  • La rupture est parfois inévitable

Si tous vos efforts de reconquête se soldent par des échecs successifs, il ne reste peut-être qu’une chose à faire : désinscrire les contacts. Vous avez tout tenté pour rappeler aux consommateurs pourquoi ils devraient lire vos emails et en profiter ? Il se peut que vos contacts ne soient tout simplement plus intéressés par vos offres. Dans ce cas, il est probablement temps d’aller de l’avant et d’annuler leur inscription à votre liste de contacts.

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Vous pouvez par exemple leur envoyer un email pour leur dire qu’ils ont été supprimés de votre liste. C’est l’occasion de leur montrer que vous êtes attentif à leur réaction et que vous en tenez compte.

Et il peut être intéressant de mettre en place une option qui leur permettra de se réinscrire facilement s’ils changent d’avis.

Exemples
Fab

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Blinkist

blinkist

Dell

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Dans cet exemple, Dell donne aux abonnés la possibilité de modifier les paramètres d’envoi des newsletters et de personnaliser les types de messages qu’ils souhaitent recevoir.



Les inactifs peuvent être de véritables briseurs de ménages et menacer le succès de vos campagnes d’emailing. Cependant, si, dès les premiers signes d’éloignement, vous daignez écouter cet être si précieux à vos yeux, plusieurs mesures sont alors à votre disposition pour agir et essayer de sauver votre relation. Tentez toujours de comprendre pourquoi vos contacts deviennent inactifs et de trouver une solution pour les persuader de rester auprès de vous. Mais sachez aussi reconnaître quand le moment est venu de les laisser partir. Il faut parfois se résoudre à l’idée que les contacts ne s’intéressent plus à vous et que votre idylle touche à sa fin…

Les fondamentaux de la délivrabilité

Il n’y a rien de pire que de voir des emails sur lesquels vous avez investi du temps (création, paramétrage d’envoi…) ne pas arriver à destination. Aujourd’hui, environ un email légitime envoyé sur 6 ne parvient pas en boîte de réception. La délivrabilité est un problème global qui inquiète toujours les marketeurs par email, et reste en cela une des barrières principales pour un marketing efficace.

Après tout, à quoi bon se casser la tête à concevoir des contenus originaux et toujours plus poussés techniquement si vos destinataires ne les verront jamais ? Notre guide sur les fondamentaux de la délivrabilité vous aidera à lancer votre stratégie d’emailing sur le bon pied et vous permettra d’avoir de meilleurs résultats d’envoi. Nous y abordons également quelques techniques pour engager davantage votre lectorat.

Attachez vos ceintures ! Il vous reste encore un peu de chemin à parcourir avant de faire atterrir vos emails en boîte de réception. Mais ne vous inquiétez pas : le jeu en vaut la chandelle !

MJML, un nouveau langage open source pour le développement d’emails

Si vous baignez un peu dans ce secteur, comme nous, vous le savez déjà : développer des emails est un cauchemar. C’est la raison pour laquelle nous avons créé MJML, un nouveau langage qui épargne aux développeurs d’emails les affres du développement d’emails HTML responsive en générant ce code à leur place. Oui, vous avez bien lu : les utilisateurs n’ont qu’à rédiger leur message en MJML, un langage sémantique et simple, et le moteur associé produira automatiquement le code HTML responsive correspondant.

Les origines de MJML

Outre la délivrabilité (à savoir le fait que vos emails arrivent bien en boîte de réception), l’engagement de vos destinataires est également conditionné par leur expérience à la réception de votre email. En un mot, si 50 % des messages sont lus sur mobile, il est plus important que jamais de concevoir des messages responsive, dont le format s’adapte à toutes les tailles d’écrans. Voilà pourquoi, début 2015, nous avons lancé Passport, un outil en glisser-déposer pour faciliter la création d’emails responsive.

En surface, Passport permet aux utilisateurs de créer rapidement un email à l’aide d’un simple glisser-déposer. Mais lorsque l’on creuse l’outil, il y a un moteur derrière qui traduit ces simples actions en un code HTML responsive. Sur le plan technique, le message est « décrit » sémantiquement au moteur en JSON, puis le moteur le traduit en code HTML responsive. Plus précisément, le message est décomposé et « décrit », élément par élément, en JSON au moteur qui, en conséquence, génère un HTML responsive.

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Nous avons rapidement réalisé que ce moteur pourrait avoir un impact bien plus large en dehors de Passport. Que se passerait-il si nous mettions cet outil entre les mains de nos utilisateurs, ou si nous leur permettions de dialoguer directement avec le moteur ? Pour le savoir, nous avons tout simplement choisi d’essayer.

Pour rendre l’ensemble plus convivial et user-friendly, nous avons décidé de remplacer JSON par un langage de balisage, de façon à le rendre presque identique au HTML. Ainsi, les principes fondamentaux du langage MJML restent connus de tous, offrent une difficulté de prise en main moindre, tout en intégrant l’aspect responsive du rendu. Nous avons créé des balises telles que <mj-section> et <mj-column>  et afin que vous puissiez rédiger des emails adaptés à vos besoins, rapidement et en toute simplicité.

D’un langage de balisage à une bibliothèque de composants open source

Bien qu’il soit impossible de résumer tous les types d’emails (newsletters, messages de bienvenue, facturation… la liste est infinie), la structure du contenu ne change pas vraiment d’un email à l’autre.
Le cœur d’un email responsive repose sur un modèle de colonne simple. En revanche, le processus de conception sous HTML peut souvent s’avérer chronophage, répétitif et relativement pénible.

Prenons l’exemple type qu’est un email de facture. En HTML, le code ressemblera à ceci :

La bonne nouvelle est que le moteur MJML s’appuie sur React.js, qui permet d’utiliser et de créer des composants facilement. Vous nous suivez ? MJML vous permet donc de remplacer le code effrayant ci-dessus par celui, beaucoup plus sémantique et charmant, ci-dessous :

Tous les codes HTML générés seront également compatibles avec les principaux clients de messagerie.

Remerciements à la communauté MJML

Nous n’aurions jamais été en mesure de concevoir MJML sans les enseignements de notre communauté : vous. Partant de ce constat, il aurait été injuste de ne pas partager cette technologie… Ainsi, nous avons souhaité que le langage MJML soit en open source sous licence MIT. De cette manière, la communauté pourra exploiter facilement toute la puissance de MJML. La licence MIT est incroyablement simple et accessible. Contrairement à la licence GPL, elle permet d’intégrer le langage MJML à une application plus importante sans avoir à rendre l’ensemble de ladite application open source.

Autrement dit, vous pouvez utiliser MJML pour créer des emails HTML et intégrer le moteur MJML à une application comme vous l’entendez. Mais vous pouvez également contribuer à son amélioration à nos côtés. Si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement même de MJML, consultez la page documentation.

En termes de contributions à l’outil, vous pouvez par exemple nous aider à faire en sorte que la sortie HTML de MJML soit parfaite et cohérente avec le plus grand nombre de clients de messagerie possible. Nous espérons que la richesse des composants MJML vous pousseront aussi à créer de nouveaux éléments qui répondront à vos besoins (de l’en-tête que vous réutiliserez dans toutes vos communications aux messages plus spécifiques à votre activité). S’il vous manque un composant quelconque, le mieux est de le créer pour que d’autres personnes en bénéficient également ! Nous consulterons régulièrement les requêtes sur Github pour ajouter ces composants créés par la communauté à la bibliothèque MJML.

Notre ambition est de développer MJML accompagnés par notre communauté, afin de l’améliorer au fil du temps et de répondre au mieux à vos attentes. Nous ferons également des mises à jour régulières pour intégrer tout changement affectant le rendu HTML des clients de messagerie les plus répandus, pour que vous restiez à la pointe de la messagerie électronique !

MJML est en ligne dès maintenant, n’hésitez pas à aller le tester. Nous avons hâte d’avoir vos retours, partagez vos avis dans les commentaires !

Quel accord pour remplacer Safe Harbor ?

UPDATE – La date butoir est dépassée : avant le 31 janvier 2016, les Etats-Unis et l’Union Européenne auraient dû trouver un nouvel accord pour remplacer le traité Safe Harbor, qui avait été jugé invalide par la Cour de Justice de l’Union Européenne en octobre dernier. Finalement, les Etats-Unis et l’Union Européenne viennent d’annoncer un nouveau texte le 2 février, le Privacy Shield, dépassant de peu la date limite imposée.

Ce texte devra toutefois désormais être approuvé par le groupe G29, constitué de toutes les CNIL des pays de l’UE : ces dernières ne peuvent pour le moment pas se prononcer et ont demandé des éléments supplémentaires pour prendre une décision, laissant le vide légal sur le sujet planer quelques semaines de plus.

Rappel des faits

Le 6 octobre 2015, la Cour de Justice de l’Union Européenne a invalidé l’accord translatique de transfert des données, surnommé Safe Harbor et utilisé depuis 2000 par plusieurs milliers d’entreprises américaines (dont Google et Facebook).

Le texte permettait aux entreprises américaines qui ont des activités en Europe de transférer les données de leurs clients européens aux Etats-Unis sans contrôle réel de leur utilisation. Les entreprises pouvaient en effet se contenter d’une autocertification annuelle, déclarant que leur politique de gestion des données était conforme aux exigences européennes en la matière.

Cette décision s’était produite à la suite d’une plainte d’un utilisateur autrichien, Max Schrems, contre Facebook, qui avait entraîné plusieurs actions en justice sur la question de la protection des données d’un continent à l’autre.

La CNIL et ses équivalents dans les 29 pays de l’UE, regroupés au sein du G29, ont ensuite octroyé aux Etat-Unis et à l’UE un délai de trois mois pour proposer un nouveau cadre réglementaire. La date limite accordée était le 31 janvier 2016.

Où en est-on ?

Le 2 février, la Commission Européenne a officiellement annoncé la publication d’un nouveau texte, le Privacy Shield, qui serait loin d’un Safe Harbor 2 mais permettrait de répondre à l’urgence de mise en place d’un nouveau cadre réglementaire sur un sujet sensible et critique à l’activité de nombreuses grandes entreprises. Peu d’informations ont filtré sur le contenu de ce nouveau texte. Il promettrait notamment la mise en place d’un médiateur américain pour arbitrer les plaintes de citoyens européens concernant leurs données personnelles, et serait revu annuellement. 

La CNIL et ses 28 équivalents au sein de l’UE ont annoncé un délai supplémentaire de trois semaines pour étudier les éléments liés à ce nouveau texte et décider s’il est acceptable ou non. Elles devraient se prononcer avant la fin du mois de février 2016.

Au cours de ces trois derniers mois, les négociations entre l’UE et les Etats-Unis ont été tendues. Selon le blog Pixels, l’Union Européenne exige plus de protection des données de ses citoyens, et notamment la possibilité de porter plainte devant la justice américaine en cas d’abus (ce qui est déjà possible à l’inverse pour les citoyens américains auprès de la justice européenne). Pour permettre cette réciprocité, une loi spéciale avait été proposée aux Etats-Unis : la Judicial Redress Act (JRA), déjà adoptée par la Chambre des représentants.  

Le texte devait ensuite être adopté au Sénat au cours d’une session le 20 janvier 2016, mais elle a été annulée. Le JRA semblait décrié de toutes parts aux Etats-Unis. Les conservateurs le trouvent trop contraignant et malvenu pour des raisons liées à la lutte contre le terrorisme, tandis que les défenseurs des libertés sur internet (association EPIC) s’inquiétaient globalement d’un manque de protection pour les données personnelles dans l’autre accord en discussion entre UE et Etats-Unis, l’Umbrella Agreement. Or l’Umbrella Agreement ne sera pas validé tant que le JRA ne sera pas voté : l’EPIC appelait donc les Sénateurs à s’y opposer.

Quelles conséquences pour les entreprises ?

4 500 entreprises américaines sont concernées par l’invalidation de Safe Harbor. A partir du 1er février 2016, ces entreprises sont donc potentiellement en infraction, et c’est ce qui a amené les deux parties, Etats-Unis et Union Européenne, à proposer un texte le plus rapidement possible, qui doit désormais passer par le G29 pour avis. Cet avis ne devrait être rendu qu’à la mi-avril au plus tôt.

En dehors de ce texte, il existe pour les entreprises des moyens, plus contraignants et coûteux, de continuer à exercer légalement : cela passe généralement par des contrats bilatéraux entre l’expéditeur et le destinataire des données, qui doivent permettre les échanges en certifiant une utilisation des données conforme au droit européen. Il s’agit de Clauses Contractuelles Types, des contrats types rédigés par la Commission Européenne.

Les entreprises européennes directement concernées

Parmi les entreprises américaines qui se reposaient entièrement sur Safe Harbor, on retrouve des géants numériques : Facebook, Amazon, Google, Apple entre autres sont directement en ligne de mire. 

Mais les entreprises européennes qui confient les données de leurs clients à des entreprises américaines, par le biais d’hébergement de serveurs, de la délocalisation de certains services ou de prestations externes, sont également dans une situation risquée. Tout citoyen européen peut se retourner contre elles pour réclamer des preuves d’une protection de ses données conforme aux exigences européennes.

Si vous faites appel à des services externes, vérifiez que vos prestataires et leurs serveurs sont basés dans l’UE ou dans l’un des pays bénéficiant d’une reconnaissance d’adéquation (Argentine, Canada, Israël, Suisse, Nouvelle Zélande entre autres par exemple).

En matière de prestation d’emailing, si vous êtes client Mailjet, vous avez l’assurance que vos données et celles de vos clients sont hébergées exclusivement en Europe (et plus spécifiquement chez nous en France). Si vous ne l’êtes pas encore, c’est peut-être le moment de penser à nous contacter, nous serons ravis de répondre à vos questions.

Nous vous tiendrons également informés des suites de l’affaire Safe Harbor / Privacy Shield sur ce blog.