7 choses que nous avons apprises en accueillant Orange chez Mailjet

Chez Mailjet, nous savons que la délivrabilité est l’un des enjeux les plus importants pour nos clients. Rappelons que par délivrabilité, on désigne le fait que des emails légitimes arrivent bien en boîte de réception, et qu’ils ne sont pas filtrés ou mis dans le dossier spams. La délivrabilité n’est pas une science exacte, elle dépend d’une multitude de facteurs et de paramètres. Il faut savoir que les critères de mise en spams ou en boîte de réception varient d’un Fournisseur d’Accès à Internet (FAI) à l’autre (Orange, Free, SFR…).

Pour les spécialistes du marketing, il n’y a pas pire gâchis que de passer du temps à concevoir des campagnes emailing qui ne parviennent pas à leurs destinataires. Aujourd’hui, un message sur six envoyé dans le monde n’arrive pas dans la boîte de réception et près de 25% des professionnels considèrent les problèmes de délivrabilité comme l’un des freins majeurs à des campagnes efficaces.

C’est pourquoi chez Mailjet, nous avons une équipe délivrabilité globale entièrement dédiée à cette problématique. Nos experts travaillent étroitement avec les Fournisseurs d’Accès à Internet à travers le monde afin d’assurer à nos clients d’atteindre la boîtes de réception de leurs destinataires. 💌

A ce titre, l’équipe de Mailjet a eu le plaisir d’accueillir Alain Doustalet, Responsable Anti-Abus chez Orange, un des plus grands Fournisseurs d’Accès à Internet français, qui nous a présenté son travail et son quotidien. Voici 7 choses que nous avons apprises grâce à cette intervention que nous souhaitons partager avec nos lecteurs. Prêt(e) pour découvrir ce qui se passe de l’autre côté de votre boîte mail ?

1. Comment fonctionne l’équipe anti-spams de Orange ?

Lors de sa venue chez Mailjet, Alain Doustalet nous a expliqué la manière dont fonctionne l’équipe anti-spams de Orange, l’un des plus gros Fournisseurs d’Accès à Internet en France ! Pour cette équipe composée de 6 personnes, la mission ultime est de travailler contre leurs clients spammeurs. Mais concrètement, comment ça fonctionne ?

Abuse

La moitié l’équipe travaille sur la partie Abuse. Cela signifie qu’ils vont suivre les plaintes des clients pour identifier les expéditeurs qui envoient du spam. S’il ne s’agit pas d’un spammeur professionnel, les équipes de Orange vont l’aider à améliorer ses pratiques. Sinon, ils vont couper le compte dans l’optique de protéger la sécurité de leurs clients.

A l’inverse, l’équipe de Orange va également suivre les remontées des clients concernant les emails qui sont arrivés dans leur boîte spam, alors qu’ils auraient dû arriver dans leur boîte de réception. En effet, il est plus grave pour un client de ne pas recevoir un email attendu, plutôt que de recevoir un spam.

Ce qui différencie vraiment les FAI entre eux, c’est la capacité à bloquer les emails indésirables et celle à faire parvenir les emails légitimes en boîte de réception. L’objectif final est de faire en sorte que les clients aient confiance dans leur messagerie et qu’ils soient donc prompts à ouvrir et à cliquer dans les emails qu’ils reçoivent.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

Phishing

Un des membres de l’équipe est entièrement dédiée au phishing, une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. Cette personne s’occupe des clients qui se sont fait pirater/voler leur compte et va les aider à récupérer leur adresse email. C’est un des gros points forts de Orange par rapport aux concurrents tels que Gmail ou Free qui n’ont pas les ressources nécessaires et avec qui le compte sera perdu.

Veille

Enfin, une dernière personne est entièrement dédiée à la veille, c’est-à-dire au fait de comprendre comment fonctionnent les spammeurs et de chercher des solutions pour améliorer les pratiques de lutte anti-spams de Orange.

2. Est-il possible de faire de la reclassification en France ?

Lorsque l’on parle de reclassification, on désigne le fait qu’un FAI modifie la classification d’un email après que ce dernier ait été placé en boîte de réception principale d’un utilisateur. Pourquoi un FAI serait-il amené à faire ça ? Parce qu’il a réalisé que l’email reçu constitue du spam et qu’il souhaite le déplacer dans le dossier “courriers indésirables” par exemple. Alain Doustalet nous explique que ce type de pratique est interdit par la réglementation française, mais pas aux Etats-Unis.

En France, la boîte de réception d’un utilisateur de Orange est considérée comme un espace privé. Cela signifie que même si les équipes de Orange réalisent qu’un email est du spam, à partir du moment où ce dernier a atteint la boîte de réception, ils n’ont pas la possibilité d’agir directement en déplaçant ou en “flaguant” l’email.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

Mais il existe tout de même un moyen d’aider les utilisateurs. Orange recommande de télécharger un plugin dédié à la lutte anti-spams, par exemple celui de Signal Spam. Comment cela fonctionne ? Lorsque Orange détecte un URL comme étant du phishing (technique utilisée par les cyber-escrocs pour pousser une personne à révéler des informations personnelles), il le signale à Signal Spam. Ainsi, si l’utilisateur a installé le plugin Signal Spam et qu’il clique sur un URL frauduleux, Signal Spam va l’en informer et bloquer l’ouverture de l’URL.

Aux Etats-Unis en revanche, il est autorisé de reclassifier ou de flaguer un email dangereux qui aurait tout de même réussit à atteindre la boîte de réception des utilisateurs. C’est la raison pour laquelle Gmail est réputé comme étant plus efficace. Si une campagne de spams a atteint la boîte de réception d’un contact, Gmail – en tant qu’entreprise américaine – va pouvoir déplacer l’email, à condition toutefois que le contact n’ait pas encore ouvert l’email.

Alors la recommandation de Orange et de Mailjet : n’hésitez pas à télécharger le plugin Signal Spam pour vous protéger contre le phishing et être alerté(e) des sites frauduleux dans votre webmail ou votre navigation web. Encore une fois, si vous consultez un email contenant un lien vers un site frauduleux, ou si vous consultez un site déjà répertorié comme frauduleux, l’extension Signal Spam vous avertira du risque de fraude.

Exemple popup

Exemple de notification de la part de Signal Spam

3. Quels sont les nouveaux risques liés aux spams ?

D’après Alain Doustalet, la nouvelle tendance dans le monde de spammers est le fait d’envoyer des emails contenant des menaces. Par exemple, un utilisateur va recevoir un email de la part d’une personne malveillante lui disant qu’elle connaît son mot de passe et que, si l’internaute ne paie pas une certaine somme, elle va crypter le contenu son ordinateur. C’est un challenge auquel Alain et son équipe doivent faire face au quotidien pour redonner de la confiance aux utilisateurs.

Au niveau des entreprises, un des grands nouveaux fléants est le spear phishing. Ce qui distingue le spear phishing des autres types de phishing, c’est qu’il cible les employés d’une entreprise spécifique dans le but de leur soutirer de l’argent. Ce ciblage rend le spear phishing encore plus dangereux car les cybercriminels rassemblent des informations sur la victime de manière méticuleuse, ce qui rend l’email encore plus convaincant. C’est pourquoi il est indispensable de lutter vigoureusement contre cette pratique pour les équipes de Orange.

Côté utilisateurs, comment pouvez-vous vous prémunir de ce genre d’attaque :

  • Si un email vous semble douteux, ne cliquez pas sur les pièces jointes ou sur les liens qu’il contient.
  • Connectez-vous en saisissant l’adresse officielle dans la barre d’adresses de votre navigateur.
  • Ne communiquez jamais d’informations confidentielles par email. Aucun site web fiable ne vous le redemandera.
  • Vérifier que votre antivirus est à jour pour maximiser sa protection contre les programmes malveillants.

 
Vous retrouverez toutes les bonnes pratiques à suivre sur le site du gouvernement.

4. Quelles sont les actions mises en place en cas de récidive d’un spammeur ?

Alain Doustalet distingue clairement deux types de spammeurs : ceux qui envoient du spams de manière involontaires… et les autres.

Concernant les spammeurs professionnels, il faut comprendre qu’il s’agit de groupes organisés avec un but lucratif qui redoublent d’imagination pour tenter de soutirer de l’argent aux internautes. Il arrive donc qu’un spammeur ayant déjà été bloqué récidive, par exemple en envoyant un email d’une autre adresse IP ou d’un autre domaine d’envoi.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

Dans ce cas, les équipes de Orange vont pouvoir retrouver le spammeur. Comment ? D’une part grâce aux signalements des utilisateurs et d’autre part via un élément distinctif qui permettra d’identifier que ce spammeur a déjà été repéré. Orange pourra ainsi bloquer l’activité de cette source malveillante.

Ces cas de pratiques récurrentes et volontaires entrent dans le domaine de la cybercriminalité. Dans ce cas, les FAI (Orange, SFR, Free…) sont intransigeants et travaillent même ensemble, main dans la main, malgré qu’ils soient concurrents. Les équipes de Orange autorisent alors Vade Secure (le leader mondial de la défense prédictive de la messagerie) à mettre des filtres pour bloquer cet expéditeur auprès de tous les FAI concurrents. S’agissant d’une pratique délictueuse, les actions mises en place sont en effet à la mesure de la gravité de ce comportement.

5. Quelles sont les prochaines avancées en termes de politique anti-spams ?

Alain Doustalet nous a confié que les règles anti-spams vont se durcir afin de bloquer les personnes malveillantes ayant recours à la pratique du snowshoe spamming. Le snowshoe spamming est une technique de spams par laquelle de nombreux serveurs sont mobilisés pour l’envoi d’une campagne de spams et durant laquelle le message envoyé subit un grand nombre de variations dans son contenu. L’objectif du snowshoe spamming est alors d’éviter une identification par les filtres anti-spams en évitant de laisser une empreinte unique. Il s’agit d’une technique de piratage contre laquelle les équipes d’Alain vont travailler activement en mettant en place des mesures plus strictes.

L’objectif est d’empêcher ces pirates d’intégrer le marché français. Cela signifie qu’il y a un risque de bloquer à tort certains expéditeurs. En contrepartie, Orange va donc renforcer la partie analytique pour s’assurer que les expéditeurs légitimes soient identifiés et débloqués rapidement.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

6. Quelles sont les réglementations au niveau de l’Union Européenne ?

En termes de loi, il y a d’abord le droit français, avec la LCEN (Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique) qui dirige toutes les communications, et le code de la poste et des télécommunications. Il est en effet intéressant de noter que les règles des emails sont les mêmes que pour les courriers. Par exemple, il est interdit d’ouvrir un email qui ne nous ai pas destiné au même titre qu’il n’est pas autorisé d’ouvrir un courrier pour le compte de quelqu’un d’autre.

Au dessus du droit français, il y a la réglementation européenne. 🇪🇺 Jusqu’à maintenant en Europe, il n’y avait pas de lois mais des préconisations. Désormais, il va y avoir des lois européennes. Dans ce cadre, les représentants des FAI tels qu’Alain Doustalet, donnent des explications techniques aux différents acteurs impliqués dans de la mise en place des projets de lois afin de les aider à prendre les décisions les plus éclairées possible.

7. Comment Mailjet supporte le travail mené par Orange contre les spams ?

Depuis sa création, Mailjet a toujours lutté contre les spams et les fraudes. L’adoption de règles claires nous permet d’assurer : à nos clients, une excellente délivrabilité et, à leurs contacts, de ne recevoir que des emails pour lesquels ces derniers ont donné leur consentement. Le respect des règles mises en place par Mailjet permettent à nos clients de rester en deçà des seuils indiqués comme acceptables par les FAI et d’éviter des sanctions, la suspension, voire dans certains cas la fermeture de leur compte par notre équipe délivrabilité (toute action de ce type est toujours précédée d’un avertissement).

Seuils indiqués comme acceptables

Afin d’aider les Fournisseurs d’Accès à Internet tels que Orange à lutter contre les spams, Mailjet met également à disposition de ses utilisateurs de nombreuses ressources (webinars, guides, articles de blog, formations…). L’objectif est d’aider les expéditeurs légitimes à connaître et à appliquer les bonnes pratiques afin de ne pas être pris par des spammeurs par les FAI.

La structure technique de Mailjet ainsi que les bonnes relations que nos équipes entretiennent avec les Fournisseurs d’Accès à Internet partout dans le monde (leur permettant d’être au fait des modifications des règles propres à chaque acteur de l’industrie) nous permettent de maximiser l’arrivée de vos emails en boîte de réception. Tous les aspects techniques contraignants sont pris en charge de notre côté. Ensuite, il vous suffit simplement de suivre les bonnes pratiques de l’emailing pour vous assurez d’atteindre efficacement les boîtes de réception de vos contacts. 😉

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Visualisez vos modèles d’emails transactionnels avec des valeurs réelles

Vous avez créé votre email transactionnel et intégré toutes les variables et boucles nécessaires ? Mais maintenant, comment faire pour vérifier que tout fonctionne parfaitement sans avoir à envoyer un email de test ? C’est très simple : il vous suffit d’utiliser le mode Aperçu de Passport, notre éditeur d’emails intuitif. Remplacez les valeurs par des valeurs d’exemple et découvrez comment votre email s’affichera dans la boîte de réception de vos clients !

Personnalisez vos modèles transactionnels avec notre Templating Language

Grâce à la personnalisation avancée, vous pouvez ajouter votre propre logique à vos modèles d’emails via des boucles et des déclarations conditionnelles. Notre Templating Language vous permet de créer un modèle adapté à différents scénarios et de déclencher les contenus les plus pertinents pour chacun de vos destinataires. Vous pouvez définir des déclencheurs selon les intérêts, les comportements ou les propriétés de contacts comme la ville, la date de naissance, l’inscription au programme de fidélité, etc.

Grâce à notre mode Aperçu en temps réel, vous pouvez visualiser facilement vos modèles et voir précisément comment ils s’afficheront chez vos destinataires

Visualisez vos modèles depuis l’éditeur d’emails de Mailjet

Une fois votre modèle prêt, cliquez sur « Aperçu et Test » et choisissez « Visualiser l’email ».

Mode Normal

Le mode Normal vous permet de renseigner les variables. Cliquez sur « Mettre à jour les variables » et découvrez comment elles s’affichent dans vos modèles.

Prévisualisation de variables

Ce mode est recommandé si vous utilisez des variables qui ne font pas partie d’une boucle ou d’un array, car il est impossible de les définir dans ce mode.

Mode Expert

Le nouveau mode Expert est relativement similaire à une requête API au format JSON, avec cependant quelques différences mineures au niveau des variables de types de données. Il est inutile de définir ces variables de type de données dans votre requête API, car les valeurs sont automatiquement collectées pour chaque contact. Par contre, nous les inclurons au code dans l’option Aperçu. Cela nous permettra d’ajouter toutes les valeurs que nous souhaiterons afficher.

Nous n’allons pas vous réexpliquer comment définir vos variables de types de données (vous savez déjà le faire), mais si vous n’êtes pas sûr(e) de la marche à suivre pour définir les valeurs de test des conditions IF et des boucles FOR, voici un exemple dans le mode Expert.

code

Pour générer votre aperçu, cliquez ensuite sur « Mettre à jour les variables ».

aperçu

Astuce : Si vous quittez le mode Aperçu, vos variables de test sont sauvegardées. Vous pourrez revenir à votre modèle et le modifier sans avoir à renseigner à nouveau les valeurs. Et si vous vous envoyez un email de test une fois les valeurs renseignées, celles-ci seront appliquées et vous les verrez dans l’email reçu.

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Quel port SMTP utiliser ?

Si vous configurez votre système de messagerie pour envoyer ou relayer des emails, vous vous demandez probablement quel port SMTP utiliser. Eh oui, car choisir un port SMTP peut vite s’avérer être une tâche délicate.

Tout d’abord, sachez qu’il y a plusieurs éléments à prendre en considération. Avez-vous besoin d’une sorte de cryptage ? Est-ce que ce port est ouvert du côté du destinataire pour recevoir des emails ? Est-ce que la solution emailing que vous utilisez prend en charge ce port ?

Nous savons qu’il y a beaucoup de choses auxquelles penser et qu’il est facile de s’y perdre… C’est pourquoi, dans cet article, nous vous aiderons à trouver les réponses pour trouver la configuration qui répond à votre besoin.

Qu’est-ce que SMTP ?

Simple Mail Transfer Protocol (ou simplement SMTP) est la norme de base que les serveurs de messagerie utilisent pour s’envoyer des emails sur Internet. SMTP est également utilisé par certaines applications et services pour relayer leurs utilisateurs vers d’autres serveurs de messagerie. À l’aide d’un processus appelé  » stockage et redirection « , SMTP transfère votre courrier électronique d’un réseau à l’autre. Il travaille en étroite collaboration avec ce qu’on appelle le Mail Transfert Agent (MTA) pour envoyer votre communication à l’ordinateur et à la boîte de messagerie appropriés.

SMTP pourrait également être utilisé comme protocole TCP/IP pour recevoir des emails. Toutefois, il est limité dans sa capacité à mettre les messages en file d’attente du côté des destinataires. Il est donc généralement utilisé uniquement pour l’envoi. Les protocoles POP3 ou IMAP sont utilisés aux côtés du protocole SMTP pour recevoir des emails qui permettent à l’utilisateur d’enregistrer des messages dans un serveur mailbox et de les télécharger périodiquement depuis le serveur.

Qu’est-ce qu’un port SMTP ?

Commençons avec la définition d’un port SMTP. Nous parlons ici d’un port réseau, et non des ports qui vous permettent de charger votre ordinateur ou de brancher votre souris sur votre ordinateur. Les ports ont en fait une signification très spécifique lorsqu’il s’agit de communications digitales.

Pour comprendre la façon dont fonctionnent les ports, nous devons prendre du recul et voir ce qu’il se passe lorsque des ordinateurs communiquent entre eux sur Internet.

Disons que vous essayez d’atteindre mailjet.com. Dans ce cas, le Domain Name System (DNS) convertit mailjet.com en adresse IP cachée derrière le nom du site. Dans le cas de Mailjet, il s’agit de 104.199.110.216.

smtp-port-mailjet

Ainsi, votre serveur vous demande maintenant de vous connecter à ce site à partir de votre Fournisseur d’Accès à Internet (FAI) tel que Orange, Free, SFR… Quelle est la prochaine étape ? Eh bien c’est là que le port est utile.

Nous connaissons l’adresse que nous voulons atteindre. Le numéro de port indique au serveur ce que vous voulez qu’il fasse. Vous pouvez considérer les ports comme le nombre d’adresses que vous souhaitez atteindre. L’adresse IP serait équivalente à l’adresse physique du destinataire, et le numéro de port pourrait être l’individu dans la rue qui est censé recevoir votre lettre.

En d’autres termes, un port est le point d’arrivé d’une connexion logique. Au niveau d’un logiciel, dans un système d’exploitation, un port est une construction logique qui identifie un processus spécifique ou un type de service réseau.

Le numéro de port identifie de quel type de port il s’agit. Certains ports ont des numéros qui leur sont attribués par l’IANA, et ceux-ci sont appelés les « ports connus », qui sont spécifiés dans la RFC 1700.

Chaque port a deux statistiques – ouvert et fermé. Si le port est ouvert, cela signifie que vous pouvez établir une connexion et transférer les informations. Si le port est fermé, vous ne pourrez pas y accéder et la connexion échouera. Vous pouvez vérifier si un port est ouvert ou non avec la technique Telnet.

Un port SMTP est un port destiné à être utilisé pour les connexions SMTP. Aujourd’hui, les ports SMTP les plus courants sont 25, 465, 587 ou 2525. Cela ne veut pas dire qu’ils sont les seuls. Ces quelques ports sont les plus utilisés pour ces types de connexion. C’est la raison pour laquelle ils sont presque toujours ouverts, ce qui signifie que vous devriez pouvoir atteindre votre destination.

Les différents ports SMTP

Port Purpose TLS SSL
25 Simple Mail Transfer Protocol Port Optional No
80 Hypertext Transfer Protocol Port Optional No
465 Authenticated SMTP over SSL Port No Yes
587/588 Email Message Submission Port Optional No
2525 The Alternative Port Optional No

 
Vous pouvez voir tous les détails de ces ports ci-dessous :

Port 25 – Simple Mail Transfer Protocol Port

Chaque administrateur système sait que SMTP a été désigné pour utiliser le port 25 dans le IETF Request For Comments (RFC) 821. Aujourd’hui encore, l’IANA reconnaît le port 25 comme le port SMTP standard par défaut.

Bien que le port 25 reste le port le plus courant pour le relais SMTP, la plupart des clients SMTP modernes pourraient bloquer ce port. Pourquoi ?

Le port 25 est bloqué sur de nombreux réseaux en raison des spams qui ont toujours été relayés par des ordinateurs et des serveurs compromis. Il est donc vrai que de nombreux FAI et hébergeurs bloquent ou limitent les connexions SMTP sur le port 25. Cela permet de réduire le nombre d’emails non sollicités qui sont envoyés à partir de leurs réseaux.

Cependant, si vous gérez un serveur de messagerie, vous pouvez toujours décider de laisser le port 25 ouvert et d’autoriser la connexion SMTP à travers ce port. Vous pouvez mettre en œuvre d’autres mesures de sécurisation sur votre serveur, telles que des frameworks et une vérification supplémentaire des emails pour empêcher l’envoi de spams.

A noter : Vous pouvez utiliser le cryptage TLS avec le port 25 avec Mailjet.

Port 80 – Hypertext Transfer Protocol Port

Le port 80 est le numéro de port attribué au protocole de communication Internet communément utilisé Hypertext Transfer Protocol (HTTP). C’est le port à partir duquel un ordinateur envoie et reçoit les communications et les messages d’un client Web à partir d’un serveur Web, et est utilisé pour envoyer et recevoir des pages ou des données HTML. C’est le port que le serveur « écoute » ou s’attend à recevoir d’un client web, en supposant que le port par défaut a été pris lorsque le serveur a été configuré ou configuré.

Et vous savez ce qu’il y a de mieux dans l’utilisation de ce port ? Il est ouvert 99.9% du temps ! Les chances que votre email ne parvienne pas à passer sont donc plutôt minces. Tout le monde a besoin d’un accès à Internet et ils ont besoin que ce port soit ouvert.

A noter : Vous pouvez également utiliser le cryptage TLS avec le port 80 avec Mailjet.

Port 465 – Authenticated SMTP over SSL Port

L’IANA a initialement attribué le port 465 pour une version cryptée de SMTP, appelée SMTPS. A la fin de 1998, l’IANA avait réattribué ce numéro de port à un nouveau service. Mais de nombreux services continuent d’offrir l’interface SMTPS obsolète sur le port 465. Mailjet est l’un de ces services. 😉

Le but du port 465 est d’établir un port pour que SMTP puisse fonctionner en utilisant Secure Sockets Layer (SSL). SSL est couramment utilisé pour crypter les communications sur Internet. Généralement, vous n’utiliserez ce port que si votre application l’exige. C’est la meilleure façon d’utiliser une connexion SMTP plus sûre.

A noter : le port 465 est le seul avec lequel Mailjet accepte le cryptage SSL.

Port 587 and Port 588 – Email Message Submission Port

De nos jours, le port 587 est utilisé pour la soumission sécurisée des emails à livrer. La plupart des logiciels clients sont configurés pour utiliser ce port pour envoyer vos messages. Presque tous les serveurs de messagerie supportent ce port. Mais même si le serveur de messagerie le prend en charge, il peut être ouvert ou non aux soumissions par courrier électronique.

A noter : Avec Mailjet, ce port est ouvert. Pour voir si c’est la même chose pour votre destination, vous pouvez utiliser la technique Telnet. En utilisant le port 587, vous pouvez le coupler avec le cryptage TLS tout en utilisant Mailjet. Il en va de même pour le port 588.

Port 2525 – The Alternative Port

Le port 2525 n’est pas un port SMTP officiel et n’est pas approuvé par l’IETF ou l’IANA. Presque tous les ESP supportent l’utilisation du port 2525, même s’il ne s’agit pas d’un port SMTP officiel. Il peut être utilisé comme une alternative au port 587 pour SMTP, au cas où tous les autres pots seraient bloqués.

A noter : Le port 2525 est probablement le plus utilisé par les utilisateurs qui sont hébergés sur Google Compute Engine et qui ont des problèmes de connectivité avec le port 587. Ce port prend également en charge le cryptage TLS.

Le relais SMTP de Mailjet

L’infrastructure robuste de Mailjet envoie des milliards d’emails tous les mois. Notre relai SMTP gratuit peut être configuré en quelques minutes.

Si vous utilisez Mailjet pour envoyer vos emails transactionnels via SMTP, il est très facile de le mettre en place. Une fois que vous avez créé votre modèle d’emails, vous pouvez suivre les étapes indiquées dans cet article pour configurer votre connexion SMTP. Vous pouvez le faire avec n’importe quel client de messagerie, comme Outlook ou Thunderbird. Mieux que ça, vous pouvez utiliser les MTA et MDA, tels que Postfix, Exim et Exchange.

Bien sûr, vous pouvez configurer le relais SMTP avec n’importe quelle technologie qui supporte le SMTP, de sorte que vous pouvez utiliser le framework ou le langage de votre choix.

Ajoutez simplement votre clé API comme nom d’utilisateur et votre clé secrète comme mot de passe et configurez l’hôte/serveur SMTP in-v3.mailjet.com. Et la bonne nouvelle est que Mailjet prend en charge tous les ports dont nous venons de parler.

Et si vous testiez le relais SMTP de Mailjet ?
Configurez en quelques minutes notre serveur SMTP, disponible dès l’offre gratuite, et profitez de la fiabilité et de la performance de notre plateforme.

Tester gratuitement

Ce que nous avons appris

Vous savez maintenant ce qu’est SMTP et un port réseau ! Vous connaissez également l’objectif des principaux ports que vous pouvez utiliser pour des connexions ou des relais SMTP. Vous pouvez également vérifier si un port est ouvert dans votre configuration ou celui du destinataire en utilisant Telnet. 😉

Désormais, si vous avez un problème avec le relais SMTP entre Mailjet et votre propre serveur, vous saurez quoi tester et voir s’il y a un problème avec la connexion du port.

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Comment optimiser vos
call-to-action ?

Call-to-action… Sous ce petit nom anglophone se cache un défi de taille pour les marketeurs : pousser les lecteurs à passer à l’action afin de les convertir. Lorsque vous envoyez une campagne emailing, le premier défi est d’inciter vos destinataires à ouvrir votre email. Pour cela, vous pouvez jouer sur les éléments visibles directement en boîte de réception, à savoir : le nom de l’expéditeur, son adresse d’expédition, l’objet de votre email ainsi que le pré-header. Si vous réussissez cela, c’est déjà une excellente chose ! Mais le combat est loin d’être gagné…

Bon, commençons déjà par les bases. Un call-to-action (ou CTA pour les intimes) est un bouton qui a pour objectif d’inciter le lecteur à effectuer une action précise, par exemple : s’abonner à votre newsletter, effectuer l’achat d’un produit, s’inscrire à votre prochain webinar, consulter votre dernier article de blog… Il s’agit donc d’un élément déterminant pour augmenter votre taux de conversion.

Et il y a certaines bonnes pratiques que vous devez absolument connaître lorsque vous insérez des call-to-action dans vos campagnes emailing. On vous dit tout dans cet article !

Placez votre call-to-action avec soin

Règle n°1 : votre CTA doit être visible au premier coup d’œil par le lecteur, pas question de lui faire chercher ! Pour cela, vous devez prendre en compte sa position au sein de votre email.

Le call-to-action sera plus efficace s’il se trouve au-dessus de la ligne de flottaison, c’est-à-dire la ligne qui délimite ce que l’utilisateur voit sans avoir à utiliser la barre de défilement. Ensuite, il est nécessaire que votre call-to-action soit placé bien en évidence au centre de l’email (et non à droite ou à gauche), comme dans cet email de Bourjois.

Exemple CTA Bourjois

 

Utilisez un verbe d’action pour votre call-to-action

Au niveau du wording, le message à l’intérieur du bouton doit être le plus percutant possible afin d’inciter efficacement l’utilisateur à passer à l’action. Et pour cela… quoi de mieux qu’un verbe d’action ? L’objectif est que votre lecteur comprenne immédiatement l’action qu’il va effectuer en cliquant sur le bouton et le bénéfice qu’il va en retirer. Voici quelques exemples de verbes d’action que vous pouvez utiliser : rejoindre, découvrir, craquer, foncer, acheter, gagner, apprendre, commencer…

Nous vous recommandons également de privilégier au maximum l’emploi de l’impératif ou de la première personne de l’indicatif. Par exemple « Foncez » ou « Je craque » et non « En savoir plus ». Enfin, n’oubliez jamais que votre call-to-action doit être court et concis (pas plus de quelques mots !). Le wording utilisé dans cette newsletter de Camaïeu est un très bon exemple.

Exemple CTA Camaïeu

 

Appliquez la bonne couleur pour votre call-to-action

Afin que le lecteur ne puisse pas louper votre call-to-action (et ce, vous l’aurez compris, sous aucun prétexte), ce dernier doit ressortir visuellement par rapport au reste de votre email. Pour cela, utilisez une couleur qui va le distinguer des autres contenus. Ainsi, bannissez les couleurs ton sur ton mais sélectionnez plutôt une couleur flashy qui va attirer immédiatement l’oeil du destinataire. Dans l’exemple ci-dessous, Canva utilise un vert flashy qui se démarque bien du bleu utilisé habituellement dans leur charte graphique.

Exemple CTA Canva

Gardez également en tête que les couleurs ont un impact sur la perception des communications et assurez-vous que la couleur sélectionnée corresponde bien au message que vous souhaitez véhiculer.

Pour être sûr(e) que l’ensemble des couleurs présentes au sein de votre email vont bien être harmonieuses, il existe d’excellents outils pour vous aider. Par exemple, le site Coolors.co vous permet d’élaborer facilement une palette cohérente de couleurs.
 

N’abusez pas des call-to-action

Dans l’idéal, nous vous conseillons de n’insérer qu’un seul CTA dans votre email en fonction de l’objectif principal de votre communication. Pourquoi ? Parce qu’en invitant le lecteur à ne réaliser qu’une seule action donnée, vous éviterez de créer de la dispersion et vous attendrez plus facilement l’objectif fixé.

Si vous devez toutefois en proposer plusieurs, il vous faudra donner un poids visuellement moins important aux CTA secondaires. Par exemple avec une couleur moins flashy ou une taille plus petite. Netflix fait cela très bien en plaçant son CTA principal au centre de l’email avec une couleur rouge très voyante entouré de deux CTA secondaires moins mis en avant visuellement.

Exemple CTA Netflix

 

Créez un sentiment d’urgence avec votre call-to-action

Avouez-le, combien de fois vous vous êtes rendu(e) sur le site de Booking et avez fini par réserver un logement plus rapidement que prévu à force de voir des messages pressants tels que « 12 autres personnes regardent cette offre » et de peur de passer à côté d’une bonne opportunité. Comme quoi, la technique consistant à créer un sentiment d’urgence pour pousser l’utilisateur à passer à l’action fonctionne bien.

Même si cela ne concerne pas directement le wording de votre call-to-action, utilisez autour du bouton des expressions qui marquent bien l’aspect temporel comme « Offre limitée aux 10 premiers inscrits », « Promotion valable jusqu’à ce soir », « Plus que quelques heures pour profiter de notre réduction exceptionnelle ». Habitat a mis en place cette technique dans cet email autour du Black Friday.

Exemple CTA Habitat

Attention toutefois ! N’utilisez pas cette technique de manière trop systématique au risque de vous décrédibiliser auprès de votre cible.
 

Ce qu’il faut retenir

Le call-to-action est un élément crucial pour augmenter votre taux de conversion et donc les revenus apportés par vos lecteurs. Pour être sûr(e) d’avoir des CTA efficaces, nous vous recommandons de suivre ces bonnes pratiques :

  • Placez votre CTA au-dessus de la ligne de flottaison et au centre de votre email.
  • Utilisez un verbe d’action court et concis, de préférence à l’impératif ou à la première personne de l’indicatif (« Inscrivez-vous », « Je fonce »…).
  • Appliquez une couleur qui permette à votre call-to-action de se démarquer et d’être visible au premier coup d’oeil.
  • Identifiez l’objectif principal de votre communication et n’insérer de préférence qu’un seul CTA qui permettra d’atteindre cet objectif.
  • Utilisez autour de votre call-to-action des éléments qui créent un sentiment d’urgence auprès du lecteur.

Gardez en tête que tous ces éléments pour mettre en place un call-to-action performant doivent venir en appui à un argumentaire parfaitement rédigé. Ne négligez donc pas la proposition de valeur dont les utilisateurs pourront profiter en cliquant sur le call-to-action.

Et vous, quelles techniques appliquez-vous pour vos call-to-action ? Partagez toutes vos expériences avec nous sur Twitter.