Infrastructure emailing :
devriez-vous l’internaliser ou choisir une solution externe ?

Gestion de listes de destinataires grandissantes, traitement des données personnelles de vos contacts, conception et suivi d’emails marketing et transactionnels… La gestion de vos emails peut s’avérer être une lourde tâche.

Dans ce contexte, vous pouvez être amené(e) à vous poser une question cruciale : « À qui vais-je faire confiance pour m’aider sur ces différents aspects ? ». Allez-vous vous appuyer sur votre solution interne pour gérer vos campagnes emailing ? Ou allez-vous faire appel à un prestataire de services tiers ? Avant de faire votre choix, il est essentiel de peser le pour et le contre.

Délivrabilité des emails, coût ou encore protection des données ne constituent que la partie visible de l’iceberg. Que vous envisagiez de concevoir votre propre solution ou de solliciter un fournisseur externe, vous devez évaluer les avantages et les inconvénients de chaque stratégie. Ce guide est là pour vous aider. Grâce à ses explications détaillées, vous aurez en main tous les éléments pour prendre la meilleure décision.

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Les mots qui déclenchent l’alerte au spam

Qui n’a jamais reçu de spams ? La plupart d’entre nous en reçoivent quotidiennement. Il peut s’agir de spams standards (emails de nature publicitaire et non sollicités par les destinataires) ou encore de phishing (emails ayant pour but de dérober à des individus leurs identifiants de connexion ou leurs informations bancaires). Ces emails sont modifiés constamment dans l’espoir de tromper les utilisateurs ainsi que les Fournisseurs d’Accès à Internet (Orange, SFR, Free…) et les webmails (Gmail, Outlook, Laposte.net…), mais pas assez rapidement pour suivre les évolutions des filtres anti-spams.

Au cours des dernières années, nous avons vu les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) devenir plus intelligents et s’éloigner des filtres anti-spams traditionnels. L’accent est mis sur l’engagement (ou non) des utilisateurs. Les FAI apprennent de la façon dont nous interagissons avec les messages qui arrivent dans notre boîte de réception, ce qui les aide à déterminer si les emails doivent aller dans notre boîte de réception ou atterrir dans notre dossier spams.

Qu’est-ce que cela a à voir avec les mots que vous utilisez dans vos campagnes emailing ? Certains mots utilisés dans les objets d’emails génèrent des taux de plaintes plus élevés que la normale et une interaction médiocre. Cela a un effet négatif sur la réputation de l’expéditeur et, en fin de compte, sur la délivrabilité des futurs messages. Ainsi, pour vous éviter d’être pris pour un spammeur, mais aussi pour mieux vous protéger vous-même des tentatives de spam, nous avons listé certains mots qu’il vaut mieux éviter.

 

Les principaux mots à éviter pour ne pas tomber dans les spams

« Facture »

Le mot « facture » est l’un des mots préférés des phishers. Si vous le voyez dans l’objet de l’email, vérifiez avant tout qui est l’expéditeur. L’adresse est le meilleur moyen pour prouver que l’email est légitime. Mais attention, facturation@ex-emple.com n’est pas la même adresse que facturation@exemple.com. Les escrocs tentent de profiter de notre négligence alors soyez vigilant(e). Dans le doute, si l’adresse de l’expéditeur ne vous dit rien, nous vous recommandons de ne pas ouvrir l’email. De même, afin de ne pas être pris vous-même pour un spammeur, évitez d’utiliser ce terme dans vos objets d’email.

« PayPal », « Visa », « Mastercard » ou tout autre mention bancaire

Ici aussi, un nom de banque ou de service de paiement peut être utilisé pour du phishing. Les expéditeurs malveillants essaient de se faire passer pour des organismes bancaires en envoyant des emails avec le même jeu de couleurs et la même mise en page, redirigeant vers un site miroir réalisé pour reproduire avec plus ou moins de perfection celui qu’il usurpe. En tant que destinataire, vérifiez l’adresse de l’expéditeur et le nom de domaine. En tant qu’expéditeur d’email, utilisez des outils d’authentification tels que DKIM et SPF pour empêcher les usurpateurs de porter atteinte à votre réputation. Ces protocoles rattachent et associent votre adresse email à votre nom de domaine. Vous garantissez ainsi aux FAI et webmails que les emails envoyés depuis votre adresse sont bien liés à un site légitime.

« Cadeau », « Lot », « Spécialement pour vous »…

Parlons maintenant des emails envoyés avec des objets aguicheurs annonçant que vous avez gagné le gros lot ou que vous avez été sélectionné pour un tirage au sort exclusif auquel vous ne vous êtes jamais inscrit(e). Si seule une faible proportion des destinataires sera réceptive à cette arnaque, elle continue à porter ses fruits, puisque les usurpateurs d’identité continuent à envoyer des millions de messages de ce type. Ils sont après tout peu coûteux à produire et peuvent leur rapporter gros : obtention d’identifiants et mots de passe, de numéros de compte bancaire… Les emails de ce type sont donc généralement bloqués par les filtres anti-spams des FAI et des webmails. Gardez toujours cela en tête lorsque vous envoyez vos emails.

« Urgent », « Désespéré », « Aidez-moi »…

Avez-vous déjà entendu parler du scam ? Il s’agit d’une forme d’escroquerie qui abuse de la crédulité des victimes pour leur soutirer de l’argent. Cela se présente sous la forme d’un email dans lequel une personne affirme posséder une importante somme d’argent (plusieurs millions de dollars en héritage, fonds à placer à l’étranger à la suite d’un changement de contexte politique, etc.) et fait part de son besoin d’utiliser un compte existant pour transférer rapidement cet argent. La personne à l’origine de l’arnaque demande de l’aide pour effectuer ce transfert d’argent, en échange de quoi il offre un pourcentage sur la somme qui sera transférée, en général par la « voie diplomatique ». Ne tombez pas dans le panneau !

« Jeux d’argent », « Casino »…

Les spammeurs de jeux de hasard envoient régulièrement des campagnes promettant des gains élevés voire doublés, ou une entrée gratuite. S’il ne s’agit pas d’un site Internet reconnu par l’agence de régulation des jeux en ligne en vigueur dans votre pays, ce message doit aller directement dans le dossier des spams. Et en tant qu’expéditeur, attention à ne pas être assimilé à ce genre de spammeurs de jeux d’argent.
 

En conclusion : la liste des mots à éviter

Nous avons regroupé les mots les plus fréquemment repérés par les filtres anti-spam comme étant à risque, spécialement lorsqu’ils sont utilisés dans l’objet du message. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir.

tab with spam worlds to avoid

Les risques liés à ces mots évoluent constamment, restez donc attentifs, nous mettons à jour cette liste régulièrement. Notez enfin que, si ces mots sont à risques, vous pouvez continuer à les utiliser, mais avec parcimonie. Si vos objets les répètent d’email en email, vous vous exposez davantage qu’une campagne one-shot.

Et si vous ciblez les bonnes personnes avec un contenu engageant à la bonne fréquence, vous ne devriez pas avoir de problème de délivrabilité. Si vos destinataires font confiance à votre marque, sont engagés et interagissent bien avec vos messages, vous pouvez a priori utiliser les mots listés ci-dessus et pourtant toujours atteindre leur boîte de réception.

Cet article est une version mise à jour de l’article “Les mots qui déclenchent l’alerte au spam”, publié sur le blog Mailjet le 26 juillet 2017 par Thomas Hajdukowicz.

7 choses que nous avons apprises en accueillant Orange chez Mailjet

Chez Mailjet, nous savons que la délivrabilité est l’un des enjeux les plus importants pour nos clients. Rappelons que par délivrabilité, on désigne le fait que des emails légitimes arrivent bien en boîte de réception, et qu’ils ne sont pas filtrés ou mis dans le dossier spams. La délivrabilité n’est pas une science exacte, elle dépend d’une multitude de facteurs et de paramètres. Il faut savoir que les critères de mise en spams ou en boîte de réception varient d’un Fournisseur d’Accès à Internet (FAI) à l’autre (Orange, Free, SFR…).

Pour les spécialistes du marketing, il n’y a pas pire gâchis que de passer du temps à concevoir des campagnes emailing qui ne parviennent pas à leurs destinataires. Aujourd’hui, un message sur six envoyé dans le monde n’arrive pas dans la boîte de réception et près de 25% des professionnels considèrent les problèmes de délivrabilité comme l’un des freins majeurs à des campagnes efficaces.

C’est pourquoi chez Mailjet, nous avons une équipe délivrabilité globale entièrement dédiée à cette problématique. Nos experts travaillent étroitement avec les Fournisseurs d’Accès à Internet à travers le monde afin d’assurer à nos clients d’atteindre la boîtes de réception de leurs destinataires. 💌

A ce titre, l’équipe de Mailjet a eu le plaisir d’accueillir Alain Doustalet, Responsable Anti-Abus chez Orange, un des plus grands Fournisseurs d’Accès à Internet français, qui nous a présenté son travail et son quotidien. Voici 7 choses que nous avons apprises grâce à cette intervention que nous souhaitons partager avec nos lecteurs. Prêt(e) pour découvrir ce qui se passe de l’autre côté de votre boîte mail ?

1. Comment fonctionne l’équipe anti-spams de Orange ?

Lors de sa venue chez Mailjet, Alain Doustalet nous a expliqué la manière dont fonctionne l’équipe anti-spams de Orange, l’un des plus gros Fournisseurs d’Accès à Internet en France ! Pour cette équipe composée de 6 personnes, la mission ultime est de travailler contre leurs clients spammeurs. Mais concrètement, comment ça fonctionne ?

Abuse

La moitié l’équipe travaille sur la partie Abuse. Cela signifie qu’ils vont suivre les plaintes des clients pour identifier les expéditeurs qui envoient du spam. S’il ne s’agit pas d’un spammeur professionnel, les équipes de Orange vont l’aider à améliorer ses pratiques. Sinon, ils vont couper le compte dans l’optique de protéger la sécurité de leurs clients.

A l’inverse, l’équipe de Orange va également suivre les remontées des clients concernant les emails qui sont arrivés dans leur boîte spam, alors qu’ils auraient dû arriver dans leur boîte de réception. En effet, il est plus grave pour un client de ne pas recevoir un email attendu, plutôt que de recevoir un spam.

Ce qui différencie vraiment les FAI entre eux, c’est la capacité à bloquer les emails indésirables et celle à faire parvenir les emails légitimes en boîte de réception. L’objectif final est de faire en sorte que les clients aient confiance dans leur messagerie et qu’ils soient donc prompts à ouvrir et à cliquer dans les emails qu’ils reçoivent.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

Phishing

Un des membres de l’équipe est entièrement dédiée au phishing, une technique utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels dans le but de perpétrer une usurpation d’identité. Cette personne s’occupe des clients qui se sont fait pirater/voler leur compte et va les aider à récupérer leur adresse email. C’est un des gros points forts de Orange par rapport aux concurrents tels que Gmail ou Free qui n’ont pas les ressources nécessaires et avec qui le compte sera perdu.

Veille

Enfin, une dernière personne est entièrement dédiée à la veille, c’est-à-dire au fait de comprendre comment fonctionnent les spammeurs et de chercher des solutions pour améliorer les pratiques de lutte anti-spams de Orange.

2. Est-il possible de faire de la reclassification en France ?

Lorsque l’on parle de reclassification, on désigne le fait qu’un FAI modifie la classification d’un email après que ce dernier ait été placé en boîte de réception principale d’un utilisateur. Pourquoi un FAI serait-il amené à faire ça ? Parce qu’il a réalisé que l’email reçu constitue du spam et qu’il souhaite le déplacer dans le dossier “courriers indésirables” par exemple. Alain Doustalet nous explique que ce type de pratique est interdit par la réglementation française, mais pas aux Etats-Unis.

En France, la boîte de réception d’un utilisateur de Orange est considérée comme un espace privé. Cela signifie que même si les équipes de Orange réalisent qu’un email est du spam, à partir du moment où ce dernier a atteint la boîte de réception, ils n’ont pas la possibilité d’agir directement en déplaçant ou en “flaguant” l’email.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

Mais il existe tout de même un moyen d’aider les utilisateurs. Orange recommande de télécharger un plugin dédié à la lutte anti-spams, par exemple celui de Signal Spam. Comment cela fonctionne ? Lorsque Orange détecte un URL comme étant du phishing (technique utilisée par les cyber-escrocs pour pousser une personne à révéler des informations personnelles), il le signale à Signal Spam. Ainsi, si l’utilisateur a installé le plugin Signal Spam et qu’il clique sur un URL frauduleux, Signal Spam va l’en informer et bloquer l’ouverture de l’URL.

Aux Etats-Unis en revanche, il est autorisé de reclassifier ou de flaguer un email dangereux qui aurait tout de même réussit à atteindre la boîte de réception des utilisateurs. C’est la raison pour laquelle Gmail est réputé comme étant plus efficace. Si une campagne de spams a atteint la boîte de réception d’un contact, Gmail – en tant qu’entreprise américaine – va pouvoir déplacer l’email, à condition toutefois que le contact n’ait pas encore ouvert l’email.

Alors la recommandation de Orange et de Mailjet : n’hésitez pas à télécharger le plugin Signal Spam pour vous protéger contre le phishing et être alerté(e) des sites frauduleux dans votre webmail ou votre navigation web. Encore une fois, si vous consultez un email contenant un lien vers un site frauduleux, ou si vous consultez un site déjà répertorié comme frauduleux, l’extension Signal Spam vous avertira du risque de fraude.

Exemple popup

Exemple de notification de la part de Signal Spam

3. Quels sont les nouveaux risques liés aux spams ?

D’après Alain Doustalet, la nouvelle tendance dans le monde de spammers est le fait d’envoyer des emails contenant des menaces. Par exemple, un utilisateur va recevoir un email de la part d’une personne malveillante lui disant qu’elle connaît son mot de passe et que, si l’internaute ne paie pas une certaine somme, elle va crypter le contenu son ordinateur. C’est un challenge auquel Alain et son équipe doivent faire face au quotidien pour redonner de la confiance aux utilisateurs.

Au niveau des entreprises, un des grands nouveaux fléants est le spear phishing. Ce qui distingue le spear phishing des autres types de phishing, c’est qu’il cible les employés d’une entreprise spécifique dans le but de leur soutirer de l’argent. Ce ciblage rend le spear phishing encore plus dangereux car les cybercriminels rassemblent des informations sur la victime de manière méticuleuse, ce qui rend l’email encore plus convaincant. C’est pourquoi il est indispensable de lutter vigoureusement contre cette pratique pour les équipes de Orange.

Côté utilisateurs, comment pouvez-vous vous prémunir de ce genre d’attaque :

  • Si un email vous semble douteux, ne cliquez pas sur les pièces jointes ou sur les liens qu’il contient.
  • Connectez-vous en saisissant l’adresse officielle dans la barre d’adresses de votre navigateur.
  • Ne communiquez jamais d’informations confidentielles par email. Aucun site web fiable ne vous le redemandera.
  • Vérifier que votre antivirus est à jour pour maximiser sa protection contre les programmes malveillants.

 
Vous retrouverez toutes les bonnes pratiques à suivre sur le site du gouvernement.

4. Quelles sont les actions mises en place en cas de récidive d’un spammeur ?

Alain Doustalet distingue clairement deux types de spammeurs : ceux qui envoient du spams de manière involontaires… et les autres.

Concernant les spammeurs professionnels, il faut comprendre qu’il s’agit de groupes organisés avec un but lucratif qui redoublent d’imagination pour tenter de soutirer de l’argent aux internautes. Il arrive donc qu’un spammeur ayant déjà été bloqué récidive, par exemple en envoyant un email d’une autre adresse IP ou d’un autre domaine d’envoi.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

Dans ce cas, les équipes de Orange vont pouvoir retrouver le spammeur. Comment ? D’une part grâce aux signalements des utilisateurs et d’autre part via un élément distinctif qui permettra d’identifier que ce spammeur a déjà été repéré. Orange pourra ainsi bloquer l’activité de cette source malveillante.

Ces cas de pratiques récurrentes et volontaires entrent dans le domaine de la cybercriminalité. Dans ce cas, les FAI (Orange, SFR, Free…) sont intransigeants et travaillent même ensemble, main dans la main, malgré qu’ils soient concurrents. Les équipes de Orange autorisent alors Vade Secure (le leader mondial de la défense prédictive de la messagerie) à mettre des filtres pour bloquer cet expéditeur auprès de tous les FAI concurrents. S’agissant d’une pratique délictueuse, les actions mises en place sont en effet à la mesure de la gravité de ce comportement.

5. Quelles sont les prochaines avancées en termes de politique anti-spams ?

Alain Doustalet nous a confié que les règles anti-spams vont se durcir afin de bloquer les personnes malveillantes ayant recours à la pratique du snowshoe spamming. Le snowshoe spamming est une technique de spams par laquelle de nombreux serveurs sont mobilisés pour l’envoi d’une campagne de spams et durant laquelle le message envoyé subit un grand nombre de variations dans son contenu. L’objectif du snowshoe spamming est alors d’éviter une identification par les filtres anti-spams en évitant de laisser une empreinte unique. Il s’agit d’une technique de piratage contre laquelle les équipes d’Alain vont travailler activement en mettant en place des mesures plus strictes.

L’objectif est d’empêcher ces pirates d’intégrer le marché français. Cela signifie qu’il y a un risque de bloquer à tort certains expéditeurs. En contrepartie, Orange va donc renforcer la partie analytique pour s’assurer que les expéditeurs légitimes soient identifiés et débloqués rapidement.

Alain Doustalet

Responsable Anti-Abus chez Orange

6. Quelles sont les réglementations au niveau de l’Union Européenne ?

En termes de loi, il y a d’abord le droit français, avec la LCEN (Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique) qui dirige toutes les communications, et le code de la poste et des télécommunications. Il est en effet intéressant de noter que les règles des emails sont les mêmes que pour les courriers. Par exemple, il est interdit d’ouvrir un email qui ne nous ai pas destiné au même titre qu’il n’est pas autorisé d’ouvrir un courrier pour le compte de quelqu’un d’autre.

Au dessus du droit français, il y a la réglementation européenne. 🇪🇺 Jusqu’à maintenant en Europe, il n’y avait pas de lois mais des préconisations. Désormais, il va y avoir des lois européennes. Dans ce cadre, les représentants des FAI tels qu’Alain Doustalet, donnent des explications techniques aux différents acteurs impliqués dans de la mise en place des projets de lois afin de les aider à prendre les décisions les plus éclairées possible.

7. Comment Mailjet supporte le travail mené par Orange contre les spams ?

Depuis sa création, Mailjet a toujours lutté contre les spams et les fraudes. L’adoption de règles claires nous permet d’assurer : à nos clients, une excellente délivrabilité et, à leurs contacts, de ne recevoir que des emails pour lesquels ces derniers ont donné leur consentement. Le respect des règles mises en place par Mailjet permettent à nos clients de rester en deçà des seuils indiqués comme acceptables par les FAI et d’éviter des sanctions, la suspension, voire dans certains cas la fermeture de leur compte par notre équipe délivrabilité (toute action de ce type est toujours précédée d’un avertissement).

Seuils indiqués comme acceptables

Afin d’aider les Fournisseurs d’Accès à Internet tels que Orange à lutter contre les spams, Mailjet met également à disposition de ses utilisateurs de nombreuses ressources (webinars, guides, articles de blog, formations…). L’objectif est d’aider les expéditeurs légitimes à connaître et à appliquer les bonnes pratiques afin de ne pas être pris par des spammeurs par les FAI.

La structure technique de Mailjet ainsi que les bonnes relations que nos équipes entretiennent avec les Fournisseurs d’Accès à Internet partout dans le monde (leur permettant d’être au fait des modifications des règles propres à chaque acteur de l’industrie) nous permettent de maximiser l’arrivée de vos emails en boîte de réception. Tous les aspects techniques contraignants sont pris en charge de notre côté. Ensuite, il vous suffit simplement de suivre les bonnes pratiques de l’emailing pour vous assurez d’atteindre efficacement les boîtes de réception de vos contacts. 😉

Pour retrouver toutes les actualités de Mailjet, n’hésitez pas à nous suivre sur Facebook et Twitter ! Nous publions régulièrement les dernières nouveautés en termes de délivrabilité !

Comment optimiser vos
call-to-action ?

Call-to-action… Sous ce petit nom anglophone se cache un défi de taille pour les marketeurs : pousser les lecteurs à passer à l’action afin de les convertir. Lorsque vous envoyez une campagne emailing, le premier défi est d’inciter vos destinataires à ouvrir votre email. Pour cela, vous pouvez jouer sur les éléments visibles directement en boîte de réception, à savoir : le nom de l’expéditeur, son adresse d’expédition, l’objet de votre email ainsi que le pré-header. Si vous réussissez cela, c’est déjà une excellente chose ! Mais le combat est loin d’être gagné…

Bon, commençons déjà par les bases. Un call-to-action (ou CTA pour les intimes) est un bouton qui a pour objectif d’inciter le lecteur à effectuer une action précise, par exemple : s’abonner à votre newsletter, effectuer l’achat d’un produit, s’inscrire à votre prochain webinar, consulter votre dernier article de blog… Il s’agit donc d’un élément déterminant pour augmenter votre taux de conversion.

Et il y a certaines bonnes pratiques que vous devez absolument connaître lorsque vous insérez des call-to-action dans vos campagnes emailing. On vous dit tout dans cet article !

Placez votre call-to-action avec soin

Règle n°1 : votre CTA doit être visible au premier coup d’œil par le lecteur, pas question de lui faire chercher ! Pour cela, vous devez prendre en compte sa position au sein de votre email.

Le call-to-action sera plus efficace s’il se trouve au-dessus de la ligne de flottaison, c’est-à-dire la ligne qui délimite ce que l’utilisateur voit sans avoir à utiliser la barre de défilement. Ensuite, il est nécessaire que votre call-to-action soit placé bien en évidence au centre de l’email (et non à droite ou à gauche), comme dans cet email de Bourjois.

Exemple CTA Bourjois

 

Utilisez un verbe d’action pour votre call-to-action

Au niveau du wording, le message à l’intérieur du bouton doit être le plus percutant possible afin d’inciter efficacement l’utilisateur à passer à l’action. Et pour cela… quoi de mieux qu’un verbe d’action ? L’objectif est que votre lecteur comprenne immédiatement l’action qu’il va effectuer en cliquant sur le bouton et le bénéfice qu’il va en retirer. Voici quelques exemples de verbes d’action que vous pouvez utiliser : rejoindre, découvrir, craquer, foncer, acheter, gagner, apprendre, commencer…

Nous vous recommandons également de privilégier au maximum l’emploi de l’impératif ou de la première personne de l’indicatif. Par exemple « Foncez » ou « Je craque » et non « En savoir plus ». Enfin, n’oubliez jamais que votre call-to-action doit être court et concis (pas plus de quelques mots !). Le wording utilisé dans cette newsletter de Camaïeu est un très bon exemple.

Exemple CTA Camaïeu

 

Appliquez la bonne couleur pour votre call-to-action

Afin que le lecteur ne puisse pas louper votre call-to-action (et ce, vous l’aurez compris, sous aucun prétexte), ce dernier doit ressortir visuellement par rapport au reste de votre email. Pour cela, utilisez une couleur qui va le distinguer des autres contenus. Ainsi, bannissez les couleurs ton sur ton mais sélectionnez plutôt une couleur flashy qui va attirer immédiatement l’oeil du destinataire. Dans l’exemple ci-dessous, Canva utilise un vert flashy qui se démarque bien du bleu utilisé habituellement dans leur charte graphique.

Exemple CTA Canva

Gardez également en tête que les couleurs ont un impact sur la perception des communications et assurez-vous que la couleur sélectionnée corresponde bien au message que vous souhaitez véhiculer.

Pour être sûr(e) que l’ensemble des couleurs présentes au sein de votre email vont bien être harmonieuses, il existe d’excellents outils pour vous aider. Par exemple, le site Coolors.co vous permet d’élaborer facilement une palette cohérente de couleurs.
 

N’abusez pas des call-to-action

Dans l’idéal, nous vous conseillons de n’insérer qu’un seul CTA dans votre email en fonction de l’objectif principal de votre communication. Pourquoi ? Parce qu’en invitant le lecteur à ne réaliser qu’une seule action donnée, vous éviterez de créer de la dispersion et vous attendrez plus facilement l’objectif fixé.

Si vous devez toutefois en proposer plusieurs, il vous faudra donner un poids visuellement moins important aux CTA secondaires. Par exemple avec une couleur moins flashy ou une taille plus petite. Netflix fait cela très bien en plaçant son CTA principal au centre de l’email avec une couleur rouge très voyante entouré de deux CTA secondaires moins mis en avant visuellement.

Exemple CTA Netflix

 

Créez un sentiment d’urgence avec votre call-to-action

Avouez-le, combien de fois vous vous êtes rendu(e) sur le site de Booking et avez fini par réserver un logement plus rapidement que prévu à force de voir des messages pressants tels que « 12 autres personnes regardent cette offre » et de peur de passer à côté d’une bonne opportunité. Comme quoi, la technique consistant à créer un sentiment d’urgence pour pousser l’utilisateur à passer à l’action fonctionne bien.

Même si cela ne concerne pas directement le wording de votre call-to-action, utilisez autour du bouton des expressions qui marquent bien l’aspect temporel comme « Offre limitée aux 10 premiers inscrits », « Promotion valable jusqu’à ce soir », « Plus que quelques heures pour profiter de notre réduction exceptionnelle ». Habitat a mis en place cette technique dans cet email autour du Black Friday.

Exemple CTA Habitat

Attention toutefois ! N’utilisez pas cette technique de manière trop systématique au risque de vous décrédibiliser auprès de votre cible.
 

Ce qu’il faut retenir

Le call-to-action est un élément crucial pour augmenter votre taux de conversion et donc les revenus apportés par vos lecteurs. Pour être sûr(e) d’avoir des CTA efficaces, nous vous recommandons de suivre ces bonnes pratiques :

  • Placez votre CTA au-dessus de la ligne de flottaison et au centre de votre email.
  • Utilisez un verbe d’action court et concis, de préférence à l’impératif ou à la première personne de l’indicatif (« Inscrivez-vous », « Je fonce »…).
  • Appliquez une couleur qui permette à votre call-to-action de se démarquer et d’être visible au premier coup d’oeil.
  • Identifiez l’objectif principal de votre communication et n’insérer de préférence qu’un seul CTA qui permettra d’atteindre cet objectif.
  • Utilisez autour de votre call-to-action des éléments qui créent un sentiment d’urgence auprès du lecteur.

Gardez en tête que tous ces éléments pour mettre en place un call-to-action performant doivent venir en appui à un argumentaire parfaitement rédigé. Ne négligez donc pas la proposition de valeur dont les utilisateurs pourront profiter en cliquant sur le call-to-action.

Et vous, quelles techniques appliquez-vous pour vos call-to-action ? Partagez toutes vos expériences avec nous sur Twitter.

Les effets involontaires de l’innovation sur l’image de marque

En France, l’innovation va de l’avant avec 4,6 milliards d’euros qui seront consacrés à l’innovation des entreprises entre 2018 et 2022. C’est ce que confirme la nouvelle étude menée par Mailjet avec 7 répondants sur 10 qui déclarent que leur organisation investit dans l’innovation. Cependant, l’étude met en évidence une tendance inquiétante. Pour les entreprises, le fait d’innover se fait au détriment d’un atout vital : l’image de marque.

Si certaines marques ont compris l’importance d’innover dans l’objectif d’améliorer leur image, la majorité des entreprises vont inconsciemment dans la direction opposée : elles innovent aux dépens de leur image de marque. Parmi les principales raisons identifiées, figurent le manque de visibilité sur les actions réalisées par les personnes impliquées sur un même projet (32 %) et le fait que personne n’est en charge de veiller à la cohérence de l’image de marque (26 %). Dans ce contexte se pose alors la question suivante : comment les marques peuvent-elles innover tout en assurant la cohérence de leur image ?

Téléchargez gratuitement l’étude pour retrouver l’ensemble des résultats !

Cet été, adaptez votre stratégie emailing

Le soleil brille, les places assises se font plus nombreuses dans les transports en commun, les terrasses s’ouvrent à vous… Décidément nous adorons l’été ! Mais ne perdons pas de vue l’essentiel. Même si nous savons tous que la période estivale est plus calme en termes d’activité, il n’est pas question de négliger votre stratégie emailing pour autant.

En effet, il faut savoir que plus de 30% des français ne partiront pas en vacances cet été et que, quoi qu’il arrive, 69% vont consulter leurs emails, même loin du bureau. L’été reste donc une opportunité à ne pas louper pour atteindre et engager vos lecteurs. Cependant, il est nécessaire d’ajuster votre stratégie afin d’envoyer des emails pertinents, adaptés à la saison.

Retravaillez le fond et la forme

Sortez de l’ordinaire

Tout d’abord, n’hésitez pas à sortir de l’ordinaire afin de proposer un contenu adapté à l’été. Si vous employez traditionnellement un ton institutionnel, c’est peut-être le moment d’utiliser un ton plus léger. De même en termes de design, n’hésitez pas à vous éloigner des couleurs de votre palette habituelle. Enfin, proposez des produits en lien avec la saison. L’exemple de Starbucks ci-dessous illustre parfaitement cette adaptation du fond et de la forme. Alors que la newsletter automnale (à gauche) met en avant le produit phare de la marque – à savoir le café – sur un fond de couleur marron, la newsletter d’été (à droite) sort des sentiers battus :

  • Jeu de mots : “Ready, set, refresh.”
  • Couleurs estivales : jaune et bleu qui rappellent le soleil et la mer
  • Produits de saison : jus de fruits frais et salades

Starbucks newsletters

Parlez à tout le monde

Autre conseil : parler à ceux qui partent… mais également à ceux qui restent. Comme nous l’avons vu, tout le monde n’a pas la chance de partir à la plage cet été (ou à la montagne, il en faut pour tous les goûts). Alors ne délaissez pas vos lecteurs qui restent au bureau. Dans l’exemple ci-dessous, la marque Office parvient même à jouer sur un double discours, le tout grâce à un joli jeu de mots. Une offre “vacation” avec des produits de plage et une offre “staycation” avec des produits de ville. Parfait pour ne laisser personne de côté.

Optimisez vos taux d’ouverture

Ensuite, vous le savez, les seuls éléments visibles en boîte de réception avant ouverture d’un message sont toujours les mêmes : le nom de l’expéditeur, l’objet de votre email ainsi que le pré-header (début de votre message). Ainsi, pour faire décoller vos taux d’ouverture, soignez bien ces éléments afin d’inciter votre lectorat à passer à l’action : rédigez un objet d’email intriguant, insérez une phrase d’accroche engageante dans votre pré-header, déterminez un expéditeur bien identifié qui suscitera la confiance des destinataires… Et pour rédiger un objet d’email performant durant la période estivale, n’hésitez pas à attirer l’attention avec des thèmes et des emojis liés à l’été :

  • Chaleur ☀️🔥
  • Fraîcheur 🍉🍹
  • Voyages ✈️ 🚅
  • Plage ⛱ 🏝

 

Suivez les bonnes pratiques

Gardez le rythme

On ne le dira jamais assez, l’emailing ne connaît pas la trêve estivale. Alors la règle n°1 cet été : n’arrêtez pas subitement vos envois. En revanche, pourquoi pas ralentir la cadence si vous avez une fréquence d’envoi très élevée. Par exemple, si en temps normal vous envoyez des newsletters quotidiennes à vos abonnés, il pourrait être tout à fait légitime de réduire le nombre d’emails envoyés à deux par semaine. De cette manière, vous ne disparaissez pas totalement de la boîte de réception de vos destinataires et vous vous adaptez au rythme moins soutenu de l’été.

Mais attention, si vous optez pour cette pratique, pas question de le faire sans en informer au préalable vos destinataires. Une simple mention de ce type suffit : “A partir de demain, nous passons au rythme estival : jusqu’à la fin du mois d’août, vous recevrez uniquement deux newsletters par semaine”. De cette façon, vos lecteurs ne s’inquièteront pas de ce changement de rythme. Quoi qu’il arrive, n’hésitez pas à tenir vos abonnés informés de vos choix afin de renforcer la relation que vous entretenez avec eux.

Soyez prévoyant(e)

Nous parlons beaucoup des vacances de vos clients… mais peut-être que vous aussi vous allez partir cet été (en tout cas on vous le souhaite 😇) ! Dans ce cas, pas d’inquiétude, vous pouvez parfaitement gérer votre départ en congés ainsi que votre stratégie emailing. Pour cela, vous pouvez tout simplement planifier vos envois en avance. Au moment d’envoyer votre campagne emailing, il vous suffit de définir la date et l’heure à laquelle vous souhaitez l’envoyer. Rien de plus pratique pour partir sereinement en vacances sans négliger vos envois.

Faites le point

A l’inverse, si vous passez du temps au bureau cet été, profitez-en pour faire le point. Tout d’abord, analysez les résultats des dernières campagnes afin de déterminer les critères de réussite ou d’échec de vos précédentes campagnes. Aussi, nettoyez bien vos listes de contacts en supprimant par exemple les destinataires inactifs ou qui présentent des erreurs. Soyons honnêtes : s’ils n’ont pas ouvert ou même reçu vos messages au cours des 6 derniers mois, la partie est perdue d’avance. Enfin, vous pouvez également profiter de cette période plus calme afin de travailler sur de nouveaux modèles d’emails et faire sensation avec un look rafraîchi pour la rentrée des classes.
 

Ce qu’il faut retenir…

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de vacances pour votre stratégie emailing. Il est essentiel que vous continuiez vos envois, même durant l’été. Cependant, quelques recommandations indispensables :

  • Proposez un contenu adapté à l’été : ton plus léger, design plus estival et offre de saison.
  • Parlez à ceux qui partent, mais également à ceux qui restent.
  • Attirez l’attention de vos lecteurs grâce à des objets d’emails contenant des mots et des emojis liés à l’été.
  • Ajustez si besoin la fréquence de vos besoin et informez-en vos destinataires.
  • Planifiez vos campagnes à l’avance si vous partez en congés.
  • Profitez-en pour faire le point sur la stratégie emailing de l’année.

On vous souhaite de faire de beaux envois, et surtout, on vous souhaite un très bel été ! ☀️

Et vous, avez-vous déjà prévu une stratégie spéciale pour cet été ? Faîtes-vous partie de ceux qui partent ou de ceux qui restent ? Partagez toutes vos expériences avec nous sur Twitter.

A/B testing : définition et stratégie marketing de tests A/B

Aujourd’hui, les équipes marketing sont en mesure de prendre des décisions informées, et adoptent une approche scientifique pour optimiser l’expérience de leurs utilisateurs et leurs résultats. Elles peuvent baser leurs décisions sur de la donnée fiable et non pas sur une intuition subjective. C’est ce que permet notamment l’A/B testing.

Alors que pour les spécialistes du marketing, être data-driven n’est plus une option, nous vous disons tout ce qu’il faut savoir sur l’A/B testing.

Qu’est-ce que l’A/B testing ?

L’A/B testing est une procédure utilisée en marketing qui permet de mesurer l’impact d’un changement de version d’une variable sur l’atteinte d’un objectif. Un test A/B permet donc de tester plusieurs versions d’un contenu digital (page Web, landing page, formulaire, email…) et d’identifier la version la plus performante selon l’objectif défini. Lorsque plus de deux versions sont testées, on parle également d’A/X testing.

Par exemple, il est possible d’A/B tester :

  • le call-to-action d’une page Internet pour identifier la version qui génère le plus de clics.
  • le design d’une landing page pour identifier la version qui convertit le mieux.
  • l’objet d’un email pour identifier la version qui génère le taux d’ouverture le plus élevé.

 

Avec les bons outils, les tests A/B sont relativement simples à mettre en place. Nous verrons d’ailleurs plus tard dans cet article les outils que vous pouvez utiliser pour vos A/B testings.

Pourquoi faire de l’A/B testing ?

Les tests A/B représentent une méthode simple mais très efficace qui déjà fait ses preuves dans de nombreux domaines du marketing digital.

L’A/B testing permet notamment :

  • De construire et de vérifier des hypothèses en identifiant si les changements apportés ont eu un impact.
  • De mieux comprendre comment certains éléments peuvent influencer le comportement des utilisateurs et ainsi d’optimiser leur expérience.
  • D’améliorer efficacement les résultats de vos différentes campagnes marketing en capitalisant sur les éléments qui montrent les meilleures performances.

 
Vous l’aurez compris, l’A/B testing est une manière éprouvée de prendre des décisions éclairées, basées sur de la data et non sur une intuition. Les marketeurs ne doivent plus dire « Je pense que… » mais « Je teste ! ». 😉

Split testing et A/B testing : quelles différences ?

Pour les pages de votre site Web, vous pouvez avoir recours à ce qu’on appelle le split testing. Contrairement à l’A/B testing qui fonctionne directement à partir de l’éditeur de l’outil utilisé, le split testing héberge les différentes versions sur des URL distinctes. Lorsque le split test est lancé, le trafic sur vos pages est aléatoirement réparti sur les différentes versions. Les performances de chacune sont tracées et analysées par l’outil de split testing pour identifier la version qui générera le plus de conversions. Le split test détermine ainsi la version sur laquelle l’échantillon soumis a le plus converti.

Et là où l’A/B testing intervient sur des modifications d’éléments spécifiques proches de l’original, le split testing est utilisé surtout lorsque le design des pages et le contenu de la nouvelle version sont significativement différents de la version originale. Le split testing est très utile en cas de changement majeur d’apparence de votre site internet. Par exemple, si vous envisagez de changer complètement le design de votre page d’accueil, le split testing est l’outil idéal pour vous aider dans l’optimisation de vos conversions.

Quelles sont les règles de l’A/B test ?

Tout bon test A/B doit respecter les principales règles suivantes.

  • Règle n°1 : Définissez votre objectif
    Déterminez la raison pour laquelle vous souhaitez faire un test A/B (augmenter les taux d’ouverture de vos emails, par exemple) et réfléchissez aux modifications qui pourraient vous faire parvenir aux résultats escomptés.
  • Règle n°2 : Testez un élément à la fois
    Attention à ne faire varier qu’un seul élément d’une version à l’autre afin d’être en mesure de déterminer celui qui a un impact sur le résultat de l’expérience menée. Si vous voulez tester plusieurs éléments, réalisez une nouvelle expérience pour chaque élément.
  • Règle n°3 : Vérifiez si vos résultats sont statistiquement significatifs
    La difficulté des tests A/B réside dans le fait d’avoir une taille d’échantillon suffisamment grande. Utilisez un calculateur de taille d’échantillon pour test A/B afin de trouver la quantité appropriée.
  • Règle n°4 : Documentez les tests menés
    Il est primordial de documenter et archiver les tests et leurs résultats pour partager efficacement les informations à toutes les personnes concernées et optimiser le processus.
  • Règle n°5 : Testez en permanence
    L’A/B testing est un processus d’optimisation continue. À l’issue de chaque test, des enseignements sont tirés et viennent alimenter de nouvelles hypothèses à tester. Alors continuez de tester en permanence !

Quels outils utiliser pour faire de l’A/B testing ?

Pour les pages de votre site : AB Tasty

Comme nous venons de l’évoquer, le split test redirige votre trafic vers une ou plusieurs URL distinctes. AB Tasty est un outil qui offre justement la possibilité de faire du split testing. En effectuant un split testing, vous placez vos visiteurs au cœur du processus de décision. Le split testing héberge les différentes versions sur des URL distinctes. Avec AB Tasty, le split testing requiert donc l’intervention de vos équipes techniques.

Pour vos landing pages : Unbounce

Unbounce est une plateforme permettant de concevoir votre landing page en l’adaptant aux supports sur lesquels elle sera consultée (desktop, mobile et tablette). Unbounce offre la possibilité de réaliser des tests A/B pour créer plusieurs versions de votre landing page, et savoir ainsi laquelle convertit le plus. Pour réaliser l’A/B test, il vous suffit de dupliquer une page existante, de modifier les éléments que vous souhaitez tester et partager le trafic. Vous pouvez ensuite comparer les données de conversion de chacune des versions et sélectionner la version gagnante.

Pour vos campagnes emailing : Mailjet

Mailjet est une solution emailing qui offre un éditeur d’emails intuitif en drag-and-drop pour créer, envoyer et suivre vos emails marketing et transactionnels. Parmi les nombreuses fonctionnalités avancées disponibles, Mailjet propose une feature d’A/B testing. Contrairement à d’autres solutions qui limitent le nombre de versions, Mailjet permet de concevoir jusqu’à 10 versions de vos emails pour maximiser vos chances d’atteindre vos cibles et optimiser les résultats de votre campagne.

Mailjet vous permet ainsi de tester différentes versions de votre message sur une portion de votre liste de contacts. La version la plus performante, selon le critère que vous avez défini (meilleur taux d’ouverture, meilleur taux de clics…), est ensuite envoyée au reste de votre liste.

A/B test & emailing : quels éléments tester ?

Pour améliorer vos taux d’ouverture

Les seuls éléments visibles en boîte de réception avant ouverture d’un message sont toujours les mêmes : le nom de l’expéditeur, éventuellement son adresse d’expédition, l’objet de votre email ainsi que le pré-header (début de votre message). Ainsi, pour améliorer vos taux d’ouverture, testez ces différents éléments afin d’identifier ce qui fonctionne le mieux auprès de votre audience.

Pour votre objet d’email, vous pouvez par exemple tester d’insérer un texte seul ou avec des emojis, avec ou sans personnalisation… Pour votre expéditeur, choisir un expéditeur réel ou la mascotte fictive de votre entreprise…

Pour améliorer vos taux de clics

Le Call-To-Action (bouton incitant à passer à l’action) est un élément crucial pour augmenter votre taux de conversion et donc les revenus apportés par vos lecteurs. Vous pouvez tester différents éléments de votre CTA : la couleur, la forme, le wording, le positionnement…

Vous pouvez également tester les autres éléments de votre message tels que les images affichées ou les titres de vos différentes sections.

Ce qu’il faut retenir

L’A/B testing n’est plus une option. C’est devenue une méthode incontournable pour vous permettre d’améliorer significativement vos résultats et l’expérience de vos utilisateurs. Avant de vous lancer, choisissez le meilleur outil en fonction de vos besoins et gardez en tête les principales règles à suivre.

Et vous ? Quels éléments allez-vous tester ? Quelles améliorations constatez-vous ? Dites-nous tout sur Twitter ou Facebook.

Lead generation : comment générer des leads en 2019 ?

Selon une étude sur l’état de l’Inbound Marketing en France, 80 % des marketeurs se fixent comme priorité de générer davantage de leads. La génération de leads fait partie intégrante d’une stratégie d’Inbound Marketing dont l’objectif est d’attirer naturellement un internaute vers votre site en lui proposant des contenus ciblés et pertinents.

Dans cet article, nous reviendrons sur la définition précise du lead generation et sur l’importance de cette stratégie pour les entreprises. Nous verrons également 3 techniques qui fonctionnent en 2019 pour générer des leads.

Qu’est-ce que la lead generation ?

On parle essentiellement de lead generation dans le domaine du marketing B2B. La lead generation (ou “génération de leads” en français) désigne l’ensemble des actions permettant des créer des leads plus ou moins qualifiés. Le terme “lead” est un anglicisme utilisé pour désigner un contact commercial, susceptible de se transformer en opportunité de vente. Selon son degré de qualification, il peut s’agir de MQL (Marketing Qualified Lead) ou de SQL (Sales Qualified Lead). Avant d’aller plus loin, revenons rapidement sur ces deux termes.

Un Marketing Qualified Lead ou MQL est un individu qui correspond à la cible et qui a manifesté de l’intérêt pour l’entreprise ou ses produits/services d’une manière ou d’une autre, par exemple en téléchargeant un livre blanc sur votre site Internet ou en s’inscrivant à l’un de vos webinars. Un MQL est un lead qui doit être nurturé par l’équipe marketing avant d’être transmis à l’équipe commerciale. Nous reviendrons plus tard dans cet article sur la manière dont l’équipe marketing peut nurturer un lead (spoiler alerte : ça parlera d’email marketing).

Un Sales Qualified Lead ou SQL est un MQL arrivé à un certain niveau de maturité. Un SQL est un lead que les équipes commerciales estiment intéressant, pouvant potentiellement se transformer en client. Le lead scoring permet aux entreprises d’identifier le meilleur moment où un lead qualifié par le marketing peut être transmis à l’équipe commerciale.

La capacité d’une organisation à bien distinguer ces deux niveaux de qualification est essentielle pour améliorer la conversion des leads et optimiser les efforts réalisés entre l’équipe marketing et commerciale.

Source de l’image : pureB2B

Pourquoi est-ce que la génération de leads est importante ?

Aujourd’hui, d’après une étude Pinpoint Market Research, 93 % des cycles d’achat en BtoB commencent par une recherche via internet. Il est donc crucial d’être présent dès le début du parcours d’achat du client. A l’heure actuelle, mettre en place une stratégie de génération de leads est indispensable afin de donner à vos commerciaux la possibilité de faire leur travail dans les meilleures conditions possibles.

En termes de coût, une enquête récente indique que la génération de leads coûte 62% moins chère par lead, comparée aux autres techniques classiques. C’est donc une stratégie moins coûteuse que les méthodes traditionnelles telles que les campagnes TV par exemple.

Autre réel avantage : cette stratégie vous permet de mesurer combien de leads ont été convertis en opportunité commerciale. Vous obtenez ainsi une mesure précise du retour sur investissement de votre stratégie de génération de leads.

3 techniques qui fonctionnent en 2019 pour générer des leads

Créer des landing pages dédiées

Une landing page est une page indépendante créée spécifiquement dans le cadre d’une campagne marketing (par exemple une campagne emailing ou Google Adword). Le but ultime d’une landing page est d’inciter les gens à effectuer une action précise, par exemple : s’inscrire à l’un de vos événements (webinar, petit-déjeuner, workshop…) ou télécharger l’une des vos dernières ressources (guide, livre blanc, cas client…). Ces landing pages sont donc un élément clé de la réussite de votre stratégie de lead generation.

La règle primordiale d’une landing page optimale est sa concentration sur un seul sujet et une seule action proposée à votre audience. Pour ne pas éparpiller votre futur lead, elle n’établit qu’une seule proposition clairement présentée qui est reliée à un call-to-action cohérent (bouton incitant à passer à l’action). La landing page doit être assez incisive pour convaincre le lecteur de renseigner ses informations personnelles en échange du contenu que vous lui proposez en lien avec vos produits/services. Chacune de vos campagnes amènera du trafic que la landing page va convertir en leads. Plus votre landing page sera optimisée, claire et pertinente, plus vous aurez de chance de générer des leads qualifiés.

Investir dans le SEO

Le référencement naturel, ou SEO, désigne l’ensemble des techniques qui consistent à positionner favorablement un site ou un ensemble de pages sur les premiers résultats naturels ou organiques des moteurs de recherche correspondant aux requêtes visées des internautes. Bien que le SEO ne soit pas une stratégie de génération de leads en soi, il constitue levier très important pour créer des leads, tant en qualité qu’en quantité.

Afin d’utiliser le SEO de manière efficace vous devez tout d’abord comprendre les intentions des utilisateurs. Cela vous permettra d’identifier les mots-clés que les personnes prêtes à acheter utilisent pour rechercher votre produit ou service. Vous pourrez ainsi optimiser les pages et le contenu de votre site Internet pour ces utilisateurs.

De nos jours, 70% de toutes les recherches sur le Web sont effectuées avec des mots-clés de la longue traîne. La recherche sémantique devient de plus en plus populaire, ainsi le ciblage des mots-clés de la longue traîne sur vos campagnes de référencement est crucial pour convertir le trafic en prospects. Même si ces termes ont un volume de recherche assez faible, ils peuvent attirer un trafic très ciblé qui convertit rapidement.

Développer des side-projects marketing


Brian Clark, le fondateur de copyblogger.com a dit : “Give Something Valuable Away in Order to 
Sell Something Related”. Cela représente bien le principe des side-projects. Un side-project marketing est un mélange entre le content marketing et la publicité. Aujourd’hui, les entreprises créent des projets en parallèle de leurs activités quotidiennes afin d’offrir gratuitement aux internautes des contenus à forte valeur ajoutée. L’objectif principal de ces side-projects est de générer un volume important de leads afin de vendre plus tard un produit ou un service associé à ces mêmes clients potentiels.

Il existe de nombreux exemples de side-projects marketing inspirants. C’est le cas d’Unsplash, une interface proposant une collection de superbes photos gratuites en haute résolution offertes par une généreuse communauté de photographes à travers le monde. Au départ, Unsplash était utilisé en tant qu’outil pour générer des leads. En fin de compte, c’est aujourd’hui une plateforme qui compte des millions d’utilisateurs. A vous de faire preuve de créativité pour trouver le side-project qui boostera votre stratégie de lead generation.

Lead generation & email marketing

Comme nous l’avons dit plus haut dans cet article, un MQL est un lead qui doit être nurturé par l’équipe marketing avant d’être transformé en un SQL qui peut être transmis à l’équipe commerciale. Le lead nurturing consiste à maintenir une relation avec ses MQL jusqu’à ce qu’ils se convertissent en SQL. Pour nourrir la réflexion des leads et les amener vers l’acte d’achat, il s’agit de les alimenter régulièrement en contenus adaptés. C’est là que l’email marketing intervient.

L’email marketing est le moyen le plus efficace d’entretenir l’intérêt des leads jusqu’à ce qu’ils montrent un vif intérêt pour votre produit ou service. La vraie question est de savoir comment s’y prendre avec un volume très important de leads qui se trouvent à des stades différents du tunnel de conversion. Pour cela, il est indispensable de segmenter vos leads en fonction de leur profil, de leurs intérêts et de leur comportement.

Grâce aux emails marketing, vous pouvez envoyer le bon message au bon moment afin de faire avancer le lead dans le tunnel de conversion. Il y a plusieurs éléments que les spécialistes du marketing doivent avoir en tête lors de la conception de leurs emails marketing destinés au lead nurturing.

  • L’objet d’email : il s’agit d’un élément déterminant pour vos taux d’ouverture. Définissez un objet d’email qui réponde clairement à la problématique de votre lead et insérez une variable afin que son nom/prénom apparaisse dans l’objet. L’objectif est que la personne ait l’impression que l’email lui a été adressé personnellement.
  • Le corps de l’email : le texte à l’intérieur de votre email doit être court et percutant. N’oubliez jamais que les destinataires sont sollicités quotidiennement et reçoivent de nombreux emails dans leur boîte de réception. Vous devez donc aller droit au but pour engager vos leads. Vous pouvez même insérer des images afin que votre message soit interprété le plus rapidement possible. Gardez toutefois en tête que pour améliorer la délivrabilité de vos messages, le bon ratio à respecter est de 60% de texte pour 40% d’images.
  • Le call-to-action : généralement appelé CTA, il s’agit du bouton qui incite le lecteur à passer à l’action. Pour faire avancer efficacement les prospects dans l’entonnoir de vente, vous devez les éduquer par rapport à votre produit ou service. Pour cela, vous devez insérer dans vos emails des CTA visibles et percutants qui inciteront les lecteurs à retrouver plus de contenus de votre entreprise. Plus le lead est à un stade avancé du tunnel de conversion, plus le contenu que vous lui pousser doit être spécifique.
  • Les réseaux sociaux : tout spécialiste du marketing qui se respecte souhaite que ses lecteurs partagent le contenu avec leur réseau. La meilleure façon d’encourager les personnes à partager l’information est d’intégrer des liens de partage de médias sociaux dans vos emails. N’oubliez pas d’adapter les réseaux sociaux proposés en fonction du profil du lead. Facebook, Twitter, LinkedIn… à vous de choisir.

 

Ce qu’il faut retenir

La génération de leads fait partie intégrante d’une stratégie d’Inbound Marketing. En 2019, voici 3 techniques qui fonctionnent pour générer des leads :

  • Créez des landing pages dédiées dans le cadre de vos campagnes marketing. Pour ne pas éparpiller votre futur lead, elle ne doit établir qu’une seule proposition clairement présentée qui est reliée à un call-to-action cohérent. Plus votre landing page sera optimisée, claire et pertinente, plus vous aurez de chance de générer des leads qualifiés.
  • Investissez dans le référencement naturel qui constitue levier très important pour créer des leads, tant en termes de qualité que de quantité. Afin d’utiliser le SEO de manière efficace vous devez tout d’abord comprendre les intentions des utilisateurs. En ciblant les mots-clés que les personnes prêtes à acheter votre produit/service utilisent, vous attirerez un trafic très ciblé qui convertira rapidement.
  • Développez des side-projects marketing en parallèle de vos activités quotidiennes afin d’offrir gratuitement aux internautes des contenus à forte valeur ajoutée. Vous pourrez ainsi de générer un volume important de leads afin de vendre plus tard votre produit/service à ces mêmes clients potentiels. A vous de faire preuve de créativité pour trouver le bon side-project dans lequel investir vos efforts.

 
Quelles techniques utilisez-vous dans le cadre de votre stratégie de lead generation ? Partagez avec nous vos retours d’expérience sur Facebook et Twitter !

RGPD, 1 an après :
comment créer des campagnes emailing conformes ?


Savez-vous qui vient de fêter son tout premier anniversaire ? 🎂 Un indice : il est européen et a beaucoup (oui oui, beaucoup) fait parler de lui. C’est… le RGPD ! Voilà donc un an que ce nouveau règlement est entré en vigueur.

Rappelons-le, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) concerne toutes les entreprises traitant des données personnelles de citoyens européens. Un baromètre réalisé par La Chaire Économie Numérique de l’Université Paris-Dauphine avec Médiamétrie en avril 2019 auprès de plus de 1000 Français montre d’ailleurs que 91 % de nos concitoyens sont préoccupés par la protection de leurs données personnelles.

Les pénalités financières en cas de non-conformité peuvent aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires ou 20 millions d’euros. De nombreuses entreprises se sont déjà vues infliger des amendes importantes pour manquement à la sécurité des données utilisateurs. Mais au-delà des répercussions financières, la non-conformité au RGPD peut avoir de fortes conséquences sur la réputation d’une marque.

C’est pour cette raison qu’il est indispensable que vous mettiez en œuvre tous les moyens pour assurer le respect des exigences de ce nouveau règlement. Et pour les personnes travaillant dans le domaine du marketing et de la communication, cela passe notamment par la mise en place de campagnes emailing conformes au RGPD. Pour cela, nous allons vous guider pas-à-pas à travers les étapes à suivre.

Etape n°1 : obtenir le consentement de vos contacts

Sous le RGPD, il est indispensable que vous disposiez du consentement de chacun des contacts de votre liste. La première chose est de vous assurer que le consentement est donné par un acte positif clair. Le silence ou l’absence d’action de la personne concernée ne vaut pas consentement. Il n’est donc plus question d’avoir recours à des cases pré-cochées (mécanisme connu sous le nom de l’opt-out) pour obtenir le consentement d’une personne.

Même si cela n’est pas obligatoire, nous vous recommandons d’avoir recours au double opt-in. Il s’agit d’obtenir deux fois le consentement d’un utilisateur avant de l’ajouter à une liste de contacts. La première fois lorsqu’il remplit un formulaire ; la deuxième fois lorsqu’il clique sur un lien contenu dans un email de confirmation par exemple. De cette manière, il n’y a pas de doute possible quant à la volonté de vos contacts.

single opt-in vs double opt-in

Vous aimerez également notre article « Comment mettre en place un formulaire d’inscription double opt-in via l’API de Mailjet« .

Vous l’aurez compris, cela laisse très peu de place pour l’achat ou la location de listes de contacts à des prestataires tiers. Veuillez noter que même si certaines listes de contacts achetées ou louées, obtenues avec un acte de consentement positif clair lors de l’inscription, peuvent être autorisées sous RGPD, nous vous déconseillons fortement d’avoir recours à cette pratique pour des soucis de délivrabilité. Gardez en tête que ce qui est permis n’est pas forcément optimal pour votre stratégie emailing. 😉

Etape n°2 : être en mesure de prouver le consentement

Il est très important de noter que le RGPD s’applique à l’ensemble de vos données, et pas uniquement à celles collectées après l’entrée en application du texte au 25 mai 2018. Vous devez donc être en mesure de fournir les preuves pour tous vos contacts, y compris ceux dont le consentement a été recueilli avant cette date.

Si vous constatez que vous n’avez pas un consentement exprès bien documenté pour chacun de vos contacts, une campagne de requalification est normalement recommandée. Mais maintenant que le RGPD est en vigueur, toute communication sans ce consentement documenté pourrait vous exposer à des risques. Deux choix s’offrent donc à vous :

  • Vous pouvez retirer toutes les personnes pour lesquelles vous n’avez pas de preuve de consentement de vos listes de contacts. De cette façon, vous serez certain(e) de ne pas aller à l’encontre du RGPD en contactant des personnes pour lesquelles vous n’êtes pas en mesure de prouver le consentement.
  • Il vous reste également l’option d’envoyer une campagne de requalification à vos contacts, mais maintenant que la deadline du RGPD est passée, cela se fera à vos risques et périls.

Etape n°3 : permettre aux contacts de se désabonner facilement

Le principal élément que vous devez inclure dans vos emails pour respecter le RGPD est un lien de désinscription fonctionnel. Il s’agissait d’une obligation même avant l’entrée en vigueur du règlement mais, depuis le 25 mai 2018, des sanctions peuvent vraiment être imposées.

Si vous respectez les bonnes pratiques marketing, ce lien de désinscription doit déjà être présent dans tous les emails marketing que vous envoyez. Si ce n’est pas le cas, ajoutez-le immédiatement ! Avec l’éditeur d’emails Passport de Mailjet, ces liens sont automatiquement inclus dans vos modèles d’emails.

Lorsque l’un de vos contacts clique sur le lien de désinscription, nous vous recommandons de leur demander les raisons de ce choix. Par exemple, est-ce à cause de la fréquence de vos newsletters, du contenu de vos emails… ? Ceci est un point de départ indispensable pour optimiser votre stratégie de communication.

Etape n°4 : faire valoir le droit de vos contacts

Il existe d’autres obligations liées au RGPD s’appliquant à l’emailing. Après avoir reçu l’une de vos communications, les destinataires doivent notamment être en mesure de faire valoir leurs droits. Il peut s’agir par exemple de leur droit d’accès, droit de portabilité, droit de rectification, droit d’effacement des données les concernant, etc.

Il vous faudra donc mettre à jour vos mentions d’information afin d’indiquer clairement la ou les marche(s) à suivre pour faire valoir ces droits. Vous indiquerez par exemple la personne à contacter et ses coordonnées : nom, prénom, adresse email et/ou numéro de téléphone. Ce peut être la personne en charge du traitement opérationnel des données, votre responsable emailing donc, ou bien votre DPO (Data Protection Officer, ou Responsable à la Protection des Données en français).

Ce qu’il faut retenir

Pour créer des campagnes emailing conformes au RGPD, assurez-vous de respecter les exigences suivantes :

  • Collectez le consentement explicite de vos contacts.
  • Soyez en mesure de prouver le consentement de vos contacts.
  • Insérez un lien de désinscription fonctionnel dans tous vos emails marketing.
  • Appliquez une politique transparente afin de permettre à vos contacts de faire valoir leurs droits facilement.

 
Rejoignez-nous sur Twitter pour partager avec nous vos anecdotes et vos bonnes pratiques liées au RGPD !

Cet article est une version mise à jour de l’article “Comment créer des campagnes emailing conformes au RGPD ?”, publié sur le blog Mailjet le 18 janvier 2018 par Michyl Culos.

Marketing automation : qu’est-ce que c’est ? Définition et exemples

Le marketing automation est devenu un levier indispensable des spécialistes du marketing. Pour faire simple, le marketing automation consiste à déclencher automatiquement les actions marketing les plus pertinentes en fonction du parcours de l’utilisateur.

Le marketing automation a de quoi séduire et s’inscrit directement dans la transformation digitale des activités marketing en les mettant au service de la vente. Dans cet article, nous vous disons tout ce que vous devez savoir sur le marketing automation.

Qu’est-ce que le marketing automation ?

Au sens large, le marketing automation (ou « automatisation du marketing » pour les Frenchies) fait référence à tous les dispositifs ou techniques permettant d’automatiser des campagnes marketing. Cela permet par exemple d’automatiser des tâches telles que l’envoi d’emails. Cette automatisation s’appuie sur des scénarios préconçus pour s’adapter aux comportements et aux actions des utilisateurs. Le marketing automation suit la logique suivante : Déclencheur/Trigger utilisateur → Scénario → Message personnalisé.

Les avantages ? Grâce au marketing automation, les spécialistes du marketing gagnent un temps précieux en automatisant des tâches récurrentes et peuvent se concentrer sur ce qui compte vraiment : la mise en place d’une stratégie marketing pertinente et efficace. Côté clients, le marketing automation permet d’optimiser l’expérience des utilisateurs et la qualité de la relation clients. In fine, l’objectif de marketing automation est de créer de l’engagement et d’améliorer la conversion.

D’après une étude récente, 75% des entreprises utilisent des outils d’automation et 66% indiquent que ces outils sont efficaces, ce qui souligne le potentiel croissant du marketing automation.

Study Marketing Automation

Exemples de scénarios de marketing automation

Interagir avec ses clients au bon moment et avec le bon message est essentiel pour réussir sa stratégie marketing. Le marketing automation consiste à concevoir des scénarios prédéfinis pour envoyer automatiquement un message ou une série de messages (qu’on va appeler des workflows) suite à l’action d’un utilisateur. Vous pouvez également mettre en place une segmentation pour cibler au mieux les destinataires de vos workflows. Voyons ensemble quelques exemples de scénarios de marketing automation.

Scénario de bienvenue

Commençons avec un scénario très simple mais indispensable. Imaginons qu’un internaute vient de s’abonner à votre newsletter. La moindre des choses est de lui envoyer un message pour le remercier et lui souhaiter la bienvenue. Cela permet de partir sur de bonnes bases et d’instaurer une relation de confiance avec votre nouveau contact.

Dans ce message de bienvenue, vous pouvez promouvoir vos articles les plus populaires ou les plus performants afin d’améliorer le trafic de votre blog et vos taux de conversions. Il est également possible d’ajouter au workflow un second email envoyé automatiquement quelques semaines après l’inscription afin de proposer à l’abonné de recommander votre newsletter à des collègues par exemple. Dans ce cas, pensez toujours à proposer un avantage en échange du service rendu afin de renforcer l’engagement.

Scénario de panier abandonné

Autre scénario très classique : un client vient de mettre un article dans son panier sans passer à l’action. Pour convertir ce “quasi-client”, nous vous conseillons de créer un scénario déclenchant un workflow d’au moins 3 emails : un premier email envoyé 1 heure après l’abandon du panier, un deuxième email 24h heures après et enfin un troisième 3 à 5 jours après.

Dans ces emails, vous pouvez même proposer au client un code promotionnel, un petit geste qui peut faire une grande différence. Pour multiplier vos chances de convertir, jouez sur un sentiment d’urgence, par exemple en ajoutant une date et une heure d’expiration pour le code promotionnel ou en indiquant que les articles dans le panier pourraient bientôt être en rupture de stock.

Cet article peut également vous intéresser : “Comment coder un email de panier abandonné avec MJML”

Scénario d’anniversaire

Pour renforcer la relation que vous avez avec vos clients, nous vous recommandons de mettre en place un scénario d’anniversaire. Cela vous permettra d’envoyer un email ou un série d’emails automatiquement à la date d’un événement récurrent. Par exemple à la date d’abonnement ou à la date de naissance du contact.

Pour ce scénario, vous pouvez créer un workflow de 3 emails : un premier email quelques jours avant la date d’anniversaire pour proposer à l’utilisateur une réduction afin de se faire plaisir le J, un email le jour même pour lui souhaiter un excellent anniversaire, un dernier email pour lui rappeler qu’il ne lui reste que peu de temps pour profiter de la réduction.

Scénario de réactivation

Alors qu’il coûte 5 fois plus cher d’acquérir un nouveau client que d’en retenir un existant, il est indispensable pour les marques de mettre en place des stratégies de réactivation. Pour cela, vous pouvez donc mettre en place un scénario permettant d’envoyer automatiquement un message aux contacts n’ayant pas ouvert l’un de vos emails ou cliqué sur l’un d’entre eux depuis un temps donné.

Pour les inciter à passer de nouveau à l’action, proposez à vos contacts inactifs des codes promotionnels ou des offres spéciales (par exemple, la livraison sans frais). C’est un workflow que Sephora utilise beaucoup : c’est une façon simple de continuer à générer du chiffre d’affaires grâce à vos clients existants.

Workflow sephora

Définir une stratégie de marketing automation

Définir les KPI que vous souhaitez atteindre

Avant toute chose, vous devez vous demander quels sont les objectifs que vous souhaitez atteindre avec votre campagne de marketing automation. Si vous disposez de données précises, vous pourrez analyser et améliorer la performance de vos actions. Cela est indispensable afin de pouvoir mettre en place une stratégie de marketing automation efficace sur le long terme.

La première étape est donc de définir les KPIKey Performance Indicators – que vous allez mettre en place et surveiller. Ils vous aideront à prouver plus facilement le retour sur investissement de vos efforts marketing et à mettre en œuvre de campagnes de marketing automation adaptées aux objectifs de votre entreprise.

Construire vos personas marketing

Les actions marketing ne doivent pas être basées sur les croyances internes d’une entreprise, généralement propres à chaque service. C’est en construisant des personas marketing que vous serez en capacité de construire une stratégie de marketing automation performante. En définissant des personas marketing, vous dressez un portrait précis des profils que vous ciblez.

Il s’agit en fait d’un personnage imaginaire représentant un archétype d’un groupe de personnes. Ces personnes ont des intérêts, des motivations et des comportements en commun. Le persona doit être notamment doté d’un prénom, de caractéristiques sociales, d’une histoire… Il permettent aux équipes de rester concentrés sur leurs clients finaux et de concevoir un message adapté à la cible.

Créer votre scénario et votre workflow

C’est seulement après avoir défini vos KPI et construit vos personas que vous pourrez définir le scénario de marketing automation et les messages les plus adaptés pour toucher votre cible et atteindre vos objectifs.

Tout l’enjeu consiste à suivre le parcours de l’utilisateur et, à chaque étape, enclencher le scénario le plus pertinent. Selon chaque scénario (qui sera déclenché par une action/un trigger de l’utilisateur), vous devez imaginer et créer un workflow personnalisé pour que la campagne soit la plus efficace possible. Afin d’augmenter vos taux de conversions, n’oubliez pas d’insérer dans vos messages marketing un call-to-action clair et distinct.

Mesurer les résultats et adapter votre stratégie

Nous ne le répéterons jamais assez, il faut toujours mesurer l’efficacité d’une action marketing. Vous devez toujours vérifier que les résultats atteints sont à la hauteur de ce que vous attendiez. C’est pourquoi la première étape de définition des KPI est si importante.

Ces retours vous permettront d’améliorer de façon continue votre stratégie de marketing automation. Lors de la sélection de votre outil de marketing automation, assurez-vous donc que ce dernier offre bien la possibilité de suivre la performance de vos actions en temps réel.

Marketing automation et emailing

L’email automation permet de configurer une série d’emails automatisés destinés à être envoyés à vos contacts lorsqu’un certain critère est satisfait. Pour créer un workflow, il vous suffit de sélectionner un scénario, de créer un ou plusieurs emails, puis de définir les critères d’envoi. Des outils tels que Mailjet (on dit ça, on dit rien…) vous permettent de créer ces workflows et d’envoyer automatiquement des emails aux clients qui les déclenchent. Regardons de plus près comment cela fonctionne.

Il peut être difficile de créer un workflow compte tenu du nombre de choix à faire et de décisions à prendre. Pour vous aider à vous lancer, notre solution établi plusieurs scénarios intégrant des événements prédéfinis. Une fois que vous avez renseigné les informations de base de votre workflow, vous pouvez sélectionner la liste de contacts qui sera utilisée pour ce workflow. Si vous avez déjà défini des segments en fonction des propriétés ou des comportements de vos contacts, vous pouvez en appliquer un à votre workflow.

Mailjet Marketing Automation

Vous pourrez alors créer le ou les emails qui seront envoyés lors du déclenchement du workflow. Pour chacun des emails du workflow, vous pouvez décider si l’email doit être envoyé immédiatement ou après un certain délai (qui se compte en minutes, heures, jours ou mois). Grâce à un éditeur d’emails intuitif, vous pourrez facilement créer et personnaliser vos emails.

Avec notre solution, vous pouvez consulter les statistiques d’un workflow actif. Ces statistiques vous permettront de suivre la performances des emails envoyés. Cela est très important pour vous permettre de mesurer vos résultats et adapter votre stratégie de marketing automation.

Testez notre solution d’email automation
Mailjet propose plusieurs scénarios prédéfinis et vous permet de créer facilement des workflows pour automatiser vos messages et interagir au bon moment avec vos utilisateurs.

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