5 critères à examiner de près pour segmenter sa base emailing comme personne

Pour améliorer et augmenter la délivrabilité de sa campagne emailing, il faut déjà appliquer un certain nombre de bonnes pratiques. L’une d’elles est de segmenter sa base de contacts pour personnaliser le message et faire mouche, en fonction de l’objectif défini en amont pour chaque type de public.

Attardons-nous sur les critères qui vous permettent de distinguer vos différentes cibles. Votre objectif final : mettre en place une segmentation fine de votre mailing-list et adapter chacune de vos campagnes en conséquence.

1. Les critères sociaux-démographiques

  • La tranche d’âge peut être déterminante lorsqu’on aborde par exemple le sujet des nouvelles technologies. Pour mémoire, j’ai déjà adressé des offres de téléphonie mobile à des seniors et à des jeunes générations : les plus âgées sont en demande d’informations détaillées et ont besoin de comprendre le fonctionnement, alors que les plus jeunes se soucient avant tout du prix ;
  • Le sexe : un jour, j’ai reçu une offre promotionnelle pour des tampons hygiéniques par email. N’étant pas du tout dans la cible concernée, j’ai directement placé le message dans mes spams ;
  • La profession est un indicateur concernant le revenu et le pouvoir d’achat en B2C. En B2B, ce critère est déterminant pour qualifier une base ;
  • La situation familiale (marié, en couple, pacsé, célibataire, enfants, veuf) peut être une information discriminante. Exemple : envoyer une offre spéciale « Saint-Valentin » à une personne dont le conjoint vient de décéder pourrait être très mal vécu ;
  • La zone géographique : une donnée très utile pour proposer à un client de venir découvrir la nouvelle collection été dans le magasin le plus proche de chez lui, et non à 1 000 km.

2. La distinction entre les clients actifs des clients inactifs

Vos clients inactifs ne manifestent pas le même intérêt : la question est pourquoi ?

Lancez une campagne spécifique aux clients inactifs pour identifier les raisons :

  • le contenu délivré n’est pas pertinent,
  • le contenu délivré n’est pas adapté au degré de maturité du destinataire dans le parcours d’achat,
  • ils n’ouvrent pas vos emails,
  • ils reçoivent trop d’emails de votre part,
  • votre concurrent est passé avant vous,
  • baisse du pouvoir d’achat,
  • etc.

Note : les « non-répondants » définitifs sont à enlever de votre liste de contacts car ils font chuter votre taux de délivrabilité.

3. Les comportements d’achats

Le critère de la dépense peut être abordé :

  • Selon le montant du 1er achat : vous pouvez par exemple faire comme certaines grandes enseignes qui classent leurs clients « or », « premium » ou « bronze » dans leur programme de marketing relationnel en fonction des montants dépensés, et y attribuer des privilèges associés ;
  • Selon la fréquence d’achat : vous pouvez croiser cette donnée par exemple avec le total dépensé par client et détecter vos meilleurs clients (vous pouvez avoir des surprises !) ;
  • Selon la nature des achats : votre client vient d’acheter 2 voitures dans votre concession automobile. Il y a très peu de chance qu’il vous rachète une voiture supplémentaire cette année. Envoyez-lui plutôt des promotions sur l’entretien pour le remercier de sa fidélité et entretenir la relation commerciale.

 

Source : SNCD

4. La fidélité des abonnés

Les abonnés du 1er jour, supporters, fans, clients fidèles, public assidu, lecteurs inconditionnels de vos emails méritent votre plus grande attention.

Je dirais même plus : ils méritent un contenu exclusif, un geste commercial, un petit cadeau. Bref un « merci » qui va ancrer votre intention dans leur mémoire.

N’oubliez pas : c’est en (grande) partie grâce à eux si votre enseigne jouit d’une excellente réputation, augmente son chiffre d’affaires, etc.

5. Les centres d’intérêt

« Être intéressant avant d’intéresser : fournissez du contenu qui plaît à votre audience, et non ce qui vous plaît à vous. »

Je sais, votre nombril en prend un coup, mais rassurez-vous : il se consolera vite en voyant l’augmentation de clics sur vos campagnes emailing, la hausse de trafic sur vos pages web, et mathématiquement la multiplication des ventes.

Astuce : envoyez un questionnaire à votre audience pour la sonder sur ses attentes « afin de mieux connaître ses attentes et pouvoir mieux y répondre dans votre démarche d’amélioration de qualité de service » (là aussi il faudra travailler votre style…).

Inspiré(e) ? Segmentez !

PS : pensez à mesurer les taux de clics, d’ouverture, etc. pour évaluer la pertinence et la performance de votre segmentation.

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Cet article a été écrit par Gregory Coste. SMART Content Officer chez Appvizer. Maxime : « Si vos contenus sont remarquables, vos lecteurs n’ont pas envie de revenir sur votre site web. Ils ont juste envie d’y rester. » Twitter : @GregCoste

Marketing personnalisé : collectez les bonnes données pour augmenter votre ROI

Le marketing personnalisé, qu’est-ce que c’est ?

Aujourd’hui, le marketing “de masse” est considéré comme inefficace par beaucoup de consommateurs. Ceux-ci, plus exigeants que jamais, s’attendent constamment à une expérience de qualité et à du contenu intéressant et pertinent pour eux.

Plus qu’une tendance rendue possible par le digital, le marketing personnalisé est donc devenu un must pour les entreprises. Et cela vaut autant pour l’acquisition que pour la fidélisation, que l’on travaille en B2C ou en B2B. Ainsi, selon un baromètre lancé par Entreprise@iProspect et Infopro Digital, un décideur marketing B2B sur deux adresse régulièrement des messages différents selon les profils.

Tout l’enjeu de cette pratique devenue incontournable réside donc dans l’individualisation des actions marketing pour augmenter l’engagement et fidéliser le client. Avec derrière, bien sûr, le graal : l’augmentation du taux de conversion et du ROI. Et oui : 76% des français affirment être plus enclins à acheter auprès de marques ayant recours au marketing personnalisé (Teradata et Celebrus).

Mais si le marketing personnalisé est devenu si important (devrions-nous dire “indispensable” ?), il demeure néanmoins un challenge pour beaucoup d’entreprises. La personnalisation, oui, mais comment ? Quelle est la bonne méthode pour parvenir à délivrer le bon message au bon moment et via le bon canal afin de répondre aux attentes de votre audience ? On vous dit tout sur comment bâtir une stratégie qui vous permettra d’adapter vos communications à chaque individu.

La collecte de données, enjeu de la personnalisation client

Collecter pour se créer sa base de données utiles

Objectif : Collecter des informations qui vont vous permettre de personnaliser vos flux de communication.

Le maître-mot de cette première étape, c’est “identifier”. En effet, pour connaître le client, il faut récolter des informations sur ses besoins, ses attentes, ses goûts… Heureusement, aujourd’hui les professionnels du marketing ont accès à des données extrêmement variées, ainsi qu’à de nombreux canaux pouvant servir de points de collecte (réseaux sociaux, emailing, etc.). De plus, toute interaction entre un utilisateur et votre marque génère des données et vous dit quelque chose de sa relation avec elle. Par exemple, nous pouvons raisonnablement douter qu’un client qui vient de rencontrer un problème avec un appareil défectueux apprécierait de recevoir une newsletter vantant ses mérites.

Mais alors, quelles données collecter ? La grande question est la suivante : qu’est-ce qui est important pour vous ? Êtes-vous intéressé(e) par des infos démographiques comme le sexe, l’âge ou la date d’anniversaire de la personne ? Désirez-vous connaître ses centres d’intérêts ?

Souvenez-vous qu’il sera toujours plus avantageux de miser sur des données internes (“first-party data”) : elles sont sous votre contrôle, vous êtes assurés de leur qualité, mais également de la légalité dans laquelle elles sont collectées. Ce qui n’est pas toujours le cas si vous vous appuyez sur des données externes (“third-party data”) pour enrichir votre base de données… A ce propos, il ne doit pas toujours s’agir de données déclaratives. Il est possible de collecter des données non-déclaratives tout en s’assurant d’être en conformité avec le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données). Cela peut être très utile pour inférer les préférences de votre audience. Prenons l’exemple d’un utilisateur qui a consulté cinq de vos contenus sur le vin. Vous pouvez facilement en déduire qu’il est intéressé par ce sujet, même s’il ne l’a pas déclaré.

Bien sûr, cette “pêche aux informations” peut se faire de mille et une façons : via des formulaires, des sondages ou des jeux-concours sur votre site (à ce titre, un outil de marketing interactif peut vous aider), grâce à des données récoltées lors d’un événement ou en magasin (allons bon, pensiez-vous vraiment que ce charmant caissier était tout simplement curieux de savoir dans quelle commune vous résidez ?) et/ou à travers un programme de fidélité. Sans oublier les données qui se trouvent peut-être déjà dans votre CRM ou dans votre outil d’emailing ! 😉

Analyser pour construire des segments pertinents

Objectif : Apprendre à connaître les personnes qui sont dans votre base de données en profondeur (font-elles parties de votre clientèle existante ? si ce n’est pas le cas, à quel niveau du funnel de conversion se situent-elles ? quelles sont leurs préférences ?).

Basez-vous sur les premières données collectées pour créer des segments, soit des groupes de personnes présentant des similarités. Peut-être supportent-elles la même équipe de foot ou possèdent-elles la même voiture… Gardez toujours à l’esprit que le choix des critères de segmentation se fera toujours en fonction de votre objectif et de votre secteur.

C’est une fois que votre base de données peut être segmentée que les choses commencent à devenir vraiment intéressantes. Par exemple, si vous souhaitez envoyer une newsletter pour mettre en avant les vêtements que vous vendez, vous pourrez en envoyer deux : l’une adressée aux femmes, l’autre adressée aux hommes. Il vous suffira de segmenter vos contacts à partir du critère “sexe”.

Affiner le ciblage pour optimiser

Objectif : Collecter des données toujours plus qualifiées afin de préciser les informations que vous avez déjà et de vous assurer que la personne corresponde bien à l’image que vous en avez. Approfondir votre connaissance client, en somme.

Pour continuer à augmenter l’efficacité de vos actions marketing, il est essentiel de ne pas vous arrêter là dans vos efforts de collecte de données. Une stratégie data ne s’envisage pas à court terme ! Capitalisez sur les données que vous possédez déjà pour adapter le contenu des questionnaires et autres moyens de collecte afin de les rendre plus efficaces. Plus vous en saurez sur vos clients, plus vous pourrez personnaliser vos communications.

Créez de la proximité dans vos interactions. Par exemple, peut-être utilisez vous déjà le prénom de l’utilisateur dans vos communications (une pratique très répandue dans les newsletters). C’est d’ailleurs aussi ce que Facebook fait, depuis quelques temps maintenant, dans ses messages d’accueil lorsqu’on se connecte :

Facebook example

 

Mais le marketing personnalisé s’appuyant une stratégie de collecte de données efficace vous permettra d’aller bien plus loin, comme proposer des offres adaptées sur base de la localisation géographique (et jouer sur la devise affichée) ou de l’historique d’achat. En fonction de votre capacité à utiliser et à alimenter vos segments, vous pourrez aussi retargeter grâce à des publicités ciblées (parfait pour récupérer les indécis si vous possédez un site de vente en ligne !).

Bonus : de l’importance de briser les silos

Le fait de collecter et de conserver les données “en silos”, soit dans différentes bases de données et plateformes qui ne communiquent pas entre elles, peut également représenter un obstacle à la personnalisation de l’expérience client. Centralisez vos données pour éviter de demander plusieurs fois la même information.

Par exemple, je suis Madame Dupont et je suis déjà inscrite à la newsletter d’une entreprise qui commercialise une plateforme marketing. Intéressée par le produit, je souhaite demander une démo et je me rends sur le site de l’entreprise à cet effet. Je suis invitée à remplir un questionnaire avec nom, prénom, adresse email, nom de l’entreprise, etc. Tous les champs sont vides. Or, l’entreprise connaissait déjà une bonne partie des informations demandées ! Dans cet exemple, pré-remplir certains champs du formulaire aurait permis d’améliorer l’expérience et de réduire l’effort client.

En bref, le marketing d’aujourd’hui est fait de relations personnalisées et durables, que ce soit avec des clients établis ou potentiels. Ces relations à long terme se tissent à coup de messages pertinents, parfaitement adaptés et les plus cohérents possibles. Qui dit plus de précision dans vos interactions, dit aussi un taux de réponse plus élevé. Or, pour être capable de personnaliser vos communications, cela suppose au préalable de bien connaître vos clients. Et si vous commenciez par enrichir votre base de données ?

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Cet article a été écrit par Tabata Vossen, Content Strategist chez Qualifio, la plateforme de référence pour créer et publier des campagnes marketing interactives (quiz, jeux-concours, enquêtes et 40+ autres formats) sur tous les canaux et collecter des données.

Relation de confiance avec vos clients : comment la rénover avec le RGPD ?

On pourrait croire que depuis le temps que les marques collectent des données sur leurs clients, cette pratique soit parfaitement acceptée de ces derniers. Or visiblement il n’en n’est rien ! Selon une étude de RSA, un consommateur sur deux (55 %) falsifie intentionnellement ses informations personnelles en ligne lors d’un achat. Et ce chiffre augmente plus le consommateur est jeune (74 % des 18-24 ans).

Cette avalanche de fake data interroge sur la qualité des bases des données et la pertinence des stratégies marketing qui en découlent. Et surtout comment expliquer une telle réaction ? Il s’agit avant tout d’une question de tranquillité. 60 % d’entre eux ne souhaitent pas recevoir de communications non sollicitées de la part des entreprises et 51 % ne veulent pas recevoir de publicité. Des chiffres assez éloquents qui traduisent bien le rapport de défiance vis-à-vis des marques et de la nécessité de rénover la relation avec nos clients.

Comment faire pour rééquilibrer la relation ? Le RGPD offre un certain nombre de leviers sur lesquels s’appuyer. Sceptiques ? On vous dit tout dans cet article !

Transparence et loyauté : gages de confiance

Tout commence dès la collecte des données. Celle-ci doit se faire de manière loyale, c’est à dire non à l’insu des personnes et leur consentement doit être explicite. L’obligation du RGPD d’avoir des mentions d’informations claires et intelligibles est l’occasion pour l’entreprise d’expliquer quelles données sont collectées et surtout dans quelle finalité, pour quelle durée… Cela peut sembler fastidieux. Mais aujourd’hui 35 % des personnes qui falsifient leurs données personnelles en ligne estiment que les données demandées sont sans rapport avec le produit ou le service proposé ! Désormais il va nous falloir convaincre, et passer à la donnée librement consentie.

Avec le RGPD, le privacy by design va devenir la norme, puisque désormais les entreprises devront prendre en compte les impacts sur la vie privée et les minimiser, dès la conception de tout nouveau produit ou service. C’est pour l’entreprise un engagement fort de nature à renforcer la confiance avec le consommateur. Et 69 % des Français se disent prêts à boycotter une entreprise ayant montré à plusieurs reprises un manque d’intérêt pour la protection des données clients.

Enfin, permettre à ses clients de récupérer facilement leurs données, c’est-à-dire le droit à la portabilité, instaure un rapport plus équilibré entre les entreprises et leurs clients. Il en va de même avec le droit à l’oubli.

S’engager pour la sécurité des données : une attente des clients

La multiplication des incidents de sécurité et leur médiatisation renforcent la prise de conscience des consommateurs des risques cybersécurité. Et lorsqu’on les interroge sur leurs craintes liées à leurs données en ligne, 90 % (+ 5 points par rapport à 2014) se disent préoccupés par la protection de leurs données et 80 % redoutent un piratage de leurs coordonnées bancaires, selon l’étude de CSA Research.

De fait, la sécurité des données est considérée aujourd’hui comme intrinsèque à la qualité attendue du produit ou du service. Avec l’entrée en vigueur du RGPD, le principe de privacy by default, c’est-à-dire assurer le plus haut niveau de sécurité des données personnelles, deviendra la norme. Et pour cela, disposer d’une politique de sécurité documentée comme prescrit dans la nouvelle réglementation, facilite la réponse à cette nouvelle exigence.

La sécurité des données personnelles ne se limite pas à l’entreprise, mais s’entend tout au long de la chaîne de production. Et la récente condamnation de Darty à 100 000 € d’amende pour manquement à la sécurité de l’un de ses sous-traitants, en est une bonne illustration. Il est donc important d’étudier avec chacun de ses prestataires la question de la sécurité des données de ses clients. Un point également à définir avec ses fournisseurs est le processus d’alerte en cas d’incident de sécurité. C’est là un préalable pour remplir votre obligation d’informer dans les 72h les personnes concernées et la CNIL.

En conclusion

A l’heure du digital, où les marques cherchent à susciter de l’engagement, la question du rapport de confiance avec ses clients, salariés, partenaires est primordiale. Elle repose essentiellement sur la transparence de la collecte, de l’utilisation des données et la capacité à les protéger tout au long de la chaîne de production. Les standards définis par le RGPD ouvrent la porte d’un nouveau rapport aux données et des perspectives nouvelles dans la relation clients. Reste à l’entreprise la liberté de choisir les moyens appropriés et prestataires conformes pour y répondre.

Besoin d’aide pour vous mettre en conformité avec le RGPD ? La Checklist de Newmanity vous guide en 6 étapes clés !

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Cet article a été écrit par Bérengère Guerrini. Elle est en charge du marketing B2B chez Newmanity. Adepte du marketing de la permission, elle aide l’équipe commerciale dans leurs relations avec les prospects. Quand elle n’est pas à préparer une opération avec les commerciaux, vous avez toutes les chances de la trouver courir dans les parcs ou naviguer à la voile.

Comment Safe Harbor impacte votre entreprise

Le 6 octobre 2015, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a invalidé l’accord Safe Harbor pour l’Union Européenne (EUSH).

L’affaire, initiée par Max Schrems, un particulier autrichien, contre Facebook, a duré plus de 4 ans. Dans son jugement, la CJUE a déclaré que l’accord transatlantique de protection des données mis en place en 2000 n’était plus valable, dans la mesure où il ne protégeait pas suffisamment les utilisateurs.

L’accord Safe Harbor permettait aux sociétés américaines d’auto-certifier qu’elles appliquaient les standards européens. Plus de 4500 entreprises américaines “auto-certifiées Safe Harbor” vont devoir trouver une nouvelle solution pour pouvoir continuer à exercer sur le territoire européen.

Qu’est-ce que cela signifie pour ces entreprises ? Et surtout, quel impact cela a-t-il sur votre business ?

En quoi consistait l’accord Safe Harbor ?

La réglementation européenne relative à la vie privée et la sécurité des données n’autorise pas le transfert des données personnelles aux ressortissants de l’UE en dehors de l’Espace Economique Européen, à moins que les pays destinataires de ces données n’offrent un niveau de protection adéquat.

L’accord Safe Harbor, qui repose tout entier sur une auto-certification des entreprises américaines, a eu pour conséquence de faciliter à ces dernières le transfert de données européennes de leurs clients vers leurs serveurs hébergés outre-Atlantique.

Cet accord avait été établi initialement par une décision de la Commission Européenne en 2000. La Commission avait jugé à l’époque qu’il garantissait un niveau de protection adéquat aux données personnelles transférées de l’Europe vers les USA.

La situation aujourd’hui

Avec l’invalidation de l’accord Safe Harbor, les transferts de données de l’Europe vers les Etats-Unis ne sont plus considérés comme respectant les dispositions européennes en vigueur dès lors qu’ils ne s’appuient que sur la certification Safe Harbor des destinataires des données concernées. Ces transferts sont donc illégaux.

En conséquence, tout ressortissant européen peut désormais poursuivre toute entreprise, s’il a le sentiment que l’entreprise en question n’assure pas une protection suffisante à ses données personnelles, au sens de la directive européenne 95/46/CE de 1995, et notamment si cette entreprise a procédé à un transfert de ses données personnelles vers les Etats-Unis sur la seule base de l’accord Safe Harbor.

Ainsi, une entreprise européenne ayant utilisé un service américain pour héberger les données personnelles de ses clients peut être la cible de poursuites. Les solutions de comptabilité, de gestion des RH, d’hébergement cloud, les CRM, les outils de collecte de données et de marketing en ligne sont notamment concernés.

Il appartient aujourd’hui à chacune des agences de protection des données nationales (CNIL et équivalentes) de déterminer si le transfert vers les Etats-Unis de données personnelles des ressortissants du pays membre concerné doit être ou non suspendu, sachant que d’autres normes de transfert de données que le Safe Harbor peuvent avoir été mises en place par les entreprises opérant de tels transferts, notamment des “règles d’entreprise contraignantes” ou les “Clauses contractuelles type” de l’Union Européenne.

    • Une des autorités allemandes de protection des données (dans le Länder de Schleswig-Holstein) a ainsi annoncé que tout transfert de données vers les USA est en l’état actuel illégal tant que la législation américaine en la matière n’aura pas changé, et a menacé les entreprises et organisations publiques qui procéderaient à de tels transferts d’amendes pouvant aller jusqu’à 300 000€. Cette position ne concerne cependant qu’une seule des autorités allemandes (il en existe une par Länd).

 

    • Le Bureau du Commissionnaire à l’Information (ICO, l’autorité britannique de protection des données) a pour sa part indiqué que “les entreprises utilisant Safe Harbor devront revoir leurs méthodes de sécurité des données transférées vers les Etats-Unis, afin de rentrer dans le cadre légal.”

 

  • De manière générale, l’ensemble des autorités de protection des données européennes, dont la CNIL (Commission Nationale Informatique & Libertés), se sont réunies le 15 octobre dernier pour analyser les conséquences de la décision de la CJUE du 6 octobre 2015 invalidant le Safe Harbor, et ont adopté une approche commune sur cette question, en demandant aux institutions européennes et aux gouvernements concernés de trouver des solutions juridiques et techniques d’ici le 31 janvier 2016.

Suis-je concerné par l’invalidation de l’accord EU Safe Harbor ? Quel impact sur l’email marketing ?

Mailjet n’a bien sûr pas vocation à remplacer une consultation auprès d’un cabinet d’avocats spécialisés et nous vous invitons donc à vous rapprocher de votre conseil juridique habituel qui pourra seul éclairer sur votre situation personnelle.

Voici néanmoins quelques pistes dans le but de vous aider à identifier si vous êtes concerné et vous mettre en conformité avec la réglementation en vigueur le cas échéant.

    • D’après l’EU/EAA, vous devez d’abord déterminer le type de données que vous collectez, puisque votre entreprise gère les données récoltées et est donc responsable de leur traitement et de leur transfert (vous êtes le “Data Controller” au sens de la Directive). Commencez donc par cartographier toutes les données personnelles que vous avez récoltées auprès de vos clients et prospects, directement ou via un service tiers connecté à votre entreprise, et où ces données sont stockées (localisation des serveurs d’hébergement).Attention, avec l’essor du cloud computing, de plus en plus de données sont stockées par des services tiers en ligne et le risque que ces données soient envoyées vers les Etats-Unis n’est pas négligeable.

 

    • Dans le cas où un ou plusieurs services tiers hébergent et/ou traitent les données personnelles de ressortissants européens depuis les Etats-Unis, vérifiez alors que ces prestataires garantissent un niveau de protection adéquat aux données personnelles de vos clients et prospects que vous leur transmettez : si cet engagement ne reposait jusqu’à maintenant que sur une auto-certification Safe Harbor, le transfert de données vers les services de ces prestataires hébergés aux Etats-Unis est dorénavant illégal et vous devez leur demander la mise en place de véritables mesures de protection conformes aux exigences européennes en la matière : à ce jour, seules la conclusion d’un contrat incluant les clauses types européennes, ou l’adoption par le prestataire de règles internes d’entreprise approuvées par les différentes autorités nationales de protection des données (“Binding Corporate Rules”) permettent encore de transférer légalement des données personnelles entre Europe et Etats-Unis. Dans tous les cas, étudiez soigneusement les contrats qui vous seraient proposés par vos prestataires tiers, ne donnez pas votre accord à la va-vite et restez attentifs aux décisions et recommandations publiées par les autorités nationales de protection des données (en France, la CNIL) pour être sûr de ce que vous vous apprêtez à valider.

 

    • Si vous ne parvenez pas à obtenir un engagement explicite d’un prestataire de services basé aux Etats-Unis, la meilleure solution est de passer à un service hébergé en Europe dès que possible, pour limiter tout risque juridique ou en matière de sécurité.

 

  • Enfin, il n’est certainement pas inutile de rappeler les règles de base de l’email marketing, qui ne sont pas toujours mises en oeuvre et pourtant obligatoires en vertu de la réglementation européenne en vigueur :
      • Comme toujours, tout message non sollicité, envoyé sous la forme d’emailing de masse par une entreprise, sera considéré comme spam et pourra faire l’objet de poursuites.

     

    • En outre, il est utile de rappeler que toutes données collectées d’après le comportement d’un client ou d’un prospect via ses emails, un site ou une application ne peuvent être utilisée à des fins marketing sans le consentement explicite du titulaire de ces données. Si cela n’est pas déjà le cas, les entreprises implantées au sein de l’UE doivent mettre à jour leurs conditions d’utilisation et politiques de confidentialité, ainsi que les formulaires utilisés pour collecter des informations clients lors de l’inscription (opt-in), afin que ces derniers donnent également leur accord pour que leurs données soient utilisées dans le cadre d’envoi d’emails marketing. Par exemple, vous ne pourrez envoyer un email personnalisé incluant la ville de résidence de votre destinataire que si et seulement si ce dernier vous a donné son accord exprès pour l’envoi d’emails marketing ET l’utilisation de données personnelles.

Et Mailjet dans tout ça ?

Conformément à notre politique de confidentialité, Mailjet dispose de serveurs exclusivement hébergés en Europe, en France pour être exacts, et respecte scrupuleusement les dispositions de la réglementation européenne en matière de protection des données personnelles.

Mailjet peut parfois être amenée, de manière spécifique, à transmettre certaines données vers des entreprises de services situées aux Etats-Unis, notamment aux fins d’analyse et d’amélioration dans le cadre de la lutte anti-spam, mais en pareil cas nous ne nous sommes jamais contentés de l’éventuelle certification Safe Harbor de nos cocontractants et avons veillé à ce qu’ils s’engagent à respecter la réglementation européenne à travers la signatures de DPA (Data Protection Agreements) contraignants reposant sur les clauses type européennes.

Si vous êtes déjà client de Mailjet, vos données et celles de vos propres clients ou des destinataires de vos campagnes emailing sont donc protégées et l’invalidation de l’accord Safe Harbor par la CJUE n’aura aujourd’hui aucun impact sur votre utilisation de nos services : vous pouvez continuer à envoyer vos emails avec Mailjet en toute confiance !

Vous n’êtes pas encore client Mailjet et avez des doutes sur la légalité des services que vous utilisez actuellement ? La décision de la CJUE est peut-être une bonne occasion pour vous de reconsidérer votre stratégie emailing en prenant notamment en compte la sécurité des données personnelles de vos clients : contactez-nous à contact@mailjet.com !

Votre entreprise est concernée par l’invalidation de Safe Harbor ? Vous avez des astuces que vous souhaitez partager afin d’aider les entreprises à transférer légalement leurs données ? Faites-nous en part dans les commentaires ci-dessous.

Mailjet met à jour sa politique de confidentialité et ses conditions générales

2014 a été une grande année : nous avons lancé de nouvelles fonctionnalités, mis à jour notre politique d’envoi d’emails, et nos clients utilisent nos services dans plus de 150 pays. C’est aujourd’hui au tour de nos conditions générales d’utilisation et de notre politique de confidentialité d’être mises à jour afin d’améliorer toujours plus votre expérience d’envoi et d’accompagner notre développement international.

Nous avons ainsi mis à jour nos politiques relatives au consentement et aux cookies avec le souhait de rester transparent, pour que vous puissiez utilisez nos services de manière toujours plus optimale. Nos clients actuels auront une période de 30 jours pour se familiariser avec les nouvelles politiques avant qu’elles n’entrent en vigueur le 26 mars 2015. Pour les nouveaux clients, les conditions générales et la politique de confidentialité prendront effet immédiatement. Découvrez ces nouvelles conditions d’utilisation. Comme toujours, nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions et à vos commentaires durant cette période de transition : envoyez-nous un email à contact@mailjet.com

Cyber-attaques en France : Mailjet réagit

Depuis la semaine dernière, la France est la cible d’une importante vague de cyber-attaques.

Mailjet a renforcé les systèmes de contrôle des emails sortants de nos serveurs, de façon à détecter d’éventuels emails litigieux.

Par ailleurs, nous vous recommandons de porter une attention particulière sur le niveau de mise à jour de vos sites. Vérifiez bien que les versions de vos CMS et plugins sont les dernières en date, pour minimiser les risques de failles.

Merci de votre compréhension.
 

Nous sommes Charlie

Bonjour,

Aujourd’hui, jeudi 8 janvier 2015, un bandeau “Je suis Charlie” apparaît en haut des pages de notre site. L’équipe Mailjet veut s’associer à la douleur des familles et des proches des victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo et contre la liberté d’expression. Si vous souhaitez aider le journal dans cette période difficile, vous pouvez le faire ici.

Encore une fois, nous présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes.

Nous sommes Charlie

L’équipe Mailjet

#MailjetHolidays décollent au Salon E-Commerce Paris 2014 !

Professionnels du e-commerce, rencontrez l’équipage Mailjet à l’occasion du Salon E-Commerce Paris 2014, du 23 au 25 septembre. Retrouvez-nous à notre portail d’enregistrement F 074. Découvrez nos nouveaux services et tentez de gagner les lots de nos partenaires Parrot, France Bag et Easyjet ! Cet événement sera également l’occasion pour nous de vous donner quelques conseils pour bien préparer vos emails à l’approche des fêtes de fin d’année #MailjetHolidays !

#MailjetHolidays décollent au Salon E-Commerce Paris 2014 !
Jeudi 25 septembre, à partir de 14h45, rendez vous à notre atelier intitulé “Optimisez votre ROI emailing avec les fêtes de fin d’année !”, animé par Edouard Level, VP Sales de Mailjet, en salle 5. Nous y passerons en revue les étapes clés pour préparer au mieux vos envois pour cette période essentielle pour les acteurs du e-commerce.

Le même jour, Alexis Renard, CEO de Mailjet, participera à la table ronde “Le consommateur : la clé d’une stratégie cross-canal efficace ?”, animée par Hopscotch, en salle 11.

Notez que vous devez au préalable vous inscrire au Salon pour pouvoir assister à ces rendez-vous. L’inscription en ligne est gratuite. L’inscription sur place coûte 30€.

N’hésitez pas à passer nous voir. Nous serons heureux de vous orienter et vous accompagner lors de votre visite. A très bientôt au Salon E-Commerce Paris !

 

 

Serveur SMTP : Définition, protocole et configuration SMTP

Lorsque vous configurez un serveur SMTP, il faut garder certaines règles en tête, ou le transfert risque de ne pas s’effectuer correctement. Pour configurer un relais d’emails, toutes les données doivent être modifiées avec soin. Les serveurs SMTP modernes nécessitent l’authentification des clients par identifiants avant de permettre tout accès. Ce système plus flexible est plus convivial pour les utilisateurs de mobile et leur permet d’avoir un choix fixe de serveur SMTP externe configuré. Avant de rentrer dans le vif du sujet, reprenons les bases.

 

Qu’est-ce qu’un serveur SMTP ?

Un serveur SMTP ou serveur Simple Mail Transfer Protocole est un protocole qui permet la transmission d’emails d’un serveur à un autre différent serveur (envoi et réception). Afin de transmettre des emails d’un domaine à un autre, vous avez besoin de ce serveur et de le configurer correctement d’où son importance dans le domaine de l’emailing et pour votre délivrabilité.

Serveur SMTP : les différentes commandes

Dos-and-Donts-on-setting-up-a-SMTP-Server

Commande [ETRN]

Remote Message Queue Starting est une fonctionnalité spéciale au SMTP qui permet à un hébergeur distant de commencer le traitement des emails en attente sur un serveur particulier afin qu’il reçoive le message qui lui est destiné en envoyant la commande « Turn ». Cette fonctionnalité étant considérée comme risquée, elle a été étendue dans le RFC 1985 avec la commande [ETRN], plus sûre car elle utilise une méthode d’authentification basée sur les informations DNS.

Commandes [MAIL], [RCPT] et [DATA]

Une transaction SMTP est composée principalement de séquences de trois commandes et réponses. La commande [MAIL] sert à établir l’adresse de renvoi. C’est l’adresse vers laquelle les messages non délivrés sont renvoyés. La commande [RCPT] est utilisée pour attribuer un destinataire au message. Cette commande peut être utilisée plusieurs fois, mais une seule fois pour chaque destinataire. [DATA] est composée d’un en-tête de message et du corps du message séparés par une ligne vide. Il s’agit d’un groupe de commandes. Le serveur répond à la commande [DATA] une première fois pour confirmer qu’il est prêt à recevoir le texte, puis une seconde fois à la fin de la séquence de données pour accepter ou rejeter le message. Tout ceci doit être préparé avec grand soin en configurant un serveur SMTP.

Authentification serveur SMTP

Les faux emails d’authentification SMTP et d’authentification par matching expéditeur peuvent causer un véritable problème. Désormais, certaines agences de conformité demandent aux serveurs d’email de garantir que les emails ne puissent pas être copiés. C’est pourquoi les administrateurs doivent renforcer la sécurité de l’authentification SMTP et permettre l’authentification par matching d’expéditeur, afin que le serveur d’email puisse garantir que l’adresse d’expédition corresponde à l’adresse de l’authentification SMTP. En faisant ainsi, les faux comptes d’expéditeurs d’emails devraient être réduits de façon significative, si ce n’est complètement éliminés.

Serveur SMTP : consultez les rapports

Il est nécessaire de consulter les rapports. Smarter Mail dispose de nombreux rapports que les administrateurs peuvent utiliser pour garder un œil sur le serveur SMTP, le trafic et les spams, et bien plus encore. Les rapports sont un moyen unique de repérer les tendances et identifier leur potentiel, afin que les administrateurs puissent régler les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop importants. Parmi les rapports intéressants : utilisation de SMTP Out, connexions SMTP Out, les rapports sur les emails sortants.

Verrouillez les listes d’emailing est également important. Elles peuvent poser problème, surtout si elles sont mal configurées. Seuls les modérateurs devraient pouvoir publier une liste, à moins que la liste ne soit très petite ou très bien gérée. L’e-mail de la liste doit être configuré sous une priorité moins élevée. Cadencez les messages sortants. Ces petites règles peuvent être suivies lors de la configuration d’un serveur SMTP.

5 astuces psychologiques pour générer plus d’engagement

Bienvenue dans une nouvelle édition des Flight School Friday. Aujourd’hui, nous traitons de l’engagement par l’email.

L’engagement est un terme employé à tort ou à raison pour savoir si vos destinataires prêtent effectivement attention à vos messages. Une des manières les plus évidentes pour le mesurer est la prise en compte du taux d’ouverture et de clics de vos emails.

Dans ce cas, pourquoi s’inquiéter qu’une proportion de vos contacts ignore vos messages ? Plus vos listes de contacts sont importantes, mieux c’est, non ?

A vrai dire, une liste de contacts avec des lecteurs actifs et engagés est bien plus intéressante. Ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, si l’essentiel de vos destinataires sont impliqués par vos messages, cela signifie que vos dépenses liées à l’emailing portent leurs fruits ; dans le cas d’une liste de contacts importante mais non spécifiée, vous prenez le risque de dépenses inutiles, puisque la plupart des fournisseurs de services emailing vous facturent en fonction du nombre de contacts à qui vous envoyez. Surtout, vous voulez que vos contenus convainquent vos destinataires, puisque les gens ont tendance à mettre en spam un message qui ne les intéresse plus plutôt que de se désinscrire. Des emails engageants signifient donc un taux de mise en boîte de réception plus important.

Le fait que nos boîtes de réception soient inondées d’emails n’est pas un fait nouveau. C’est pour cela que nous avons consacré un précédent post aux applications vous aidant à contrôler le flux d’emails entrant dans votre boîte de réception. Une des raisons pour lesquelles nous nous sentons parfois dépassés par les emails vient du fait qu’en tant qu’êtres humains, nous ménageons nos ressources mentales (qui ne sont pas illimitées).

En appliquant à vos campagnes certains principes reconnus de psychologie collective, l’engagement que provoqueront vos emails auprès de vos destinataires sera plus aisé à obtenir. Or, plus d’engagement se traduit par un retour sur investissement lui aussi plus conséquent.

Nous vous proposons 5 méthodes pour renforcer cet engagement.

1 – Facilitez les choix

5 astuces psychologiques pour générer plus d’engagement

Trop de choix tue le choix. ©garryknight

 

Les emails sont de plus en plus lus sur plateformes mobiles ; de ce fait, les gens ont de plus en plus tendance à les lire en diagonale. Plus vous proposerez de choix, moins vous retiendrez leur attention. Dans une étude publiée par la Columbia University, Sheena S. Iyengar affirme que les clients sont plus enclins à acheter de la confiture quand on leur propose 6 pots différents plutôt que 24 ou 30 propositions. Surtout, leur taux de satisfaction est plus important quand le pot a été sélectionné parmi un lot réduit.

Appliquée à l’emailing, cette règle est simple. Si vous proposez un bouton cliquable, un lien vers un article et une vidéo YouTube dans un même email, vos destinataires risquent tout simplement de ne rien faire. Aussi, facilitez la vie de vos utilisateurs et réduisez les actions possibles à une seule, celle qui a vraiment un sens pour votre business.

2 – Faites don de vous !

Dans Influence : The Psychology of Persuasion, Robert Cialdini prend pour exemple les membres de la secte Hare Krishna. Ces derniers, en offrant une fleur aux arrivants dans les aéroports, avaient plus de chances de recevoir de dons.

L’idée derrière cette expérience n’est pas pour vous de commencer à offrir des fleurs à vos utilisateurs (même si des fleurs font toujours plaisir), mais de retenir que la réciprocité est un moteur social essentiel. Vous ne pouvez pas constamment demander à vos lecteurs d’agir à partir de vos emails. Vous devez les rétribuer si vous voulez générer plus d’engagement dans vos futures campagnes. Vous pouvez par exemple envoyer des codes promotionnels particuliers pour membres les plus fidèles (ceux qui lisent et cliquent le plus dans vos emails). Vous pouvez aussi leur envoyer des guides gratuits en remerciement de leur inscription…

3 – Pas de demande en mariage après le premier rendez-vous

L’auteur de The Power of Persuasion s’est fait passer pendant des semaines pour un vendeur de voitures afin de glaner des informations sur le processus de vente. Il a remarqué que les meilleurs commerciaux étaient ceux qui proposaient d’abord des engagements limités à leurs prospects avant d’avancer pas à pas vers des ventes plus conséquentes.

Le principe est le même pour l’email marketing : invitez vos clients à découvrir vos produits plutôt que les pousser à acheter directement. Par ailleurs, lorsqu’ils souscrivent à votre newsletter, assurez vous que le lien de désinscription est clair et visible, dès le départ.

Les gens doivent prendre des décisions. Respectez leur volonté en leur donnant un minimum de libre arbitre.

4 – Quel goût a le dernier cookie ?

5 astuces psychologiques pour générer plus d’engagement2

Il y a manifestement trop de cookies. ©jules:stonesoup

 

Dans une étude de 1975, les étudiants, quand on leur proposait une boîte à cookies pleine et une autre quasiment vide, préféraient prendre les biscuits de la seconde boîte.

Nous avons plutôt tendance à nous intéresser à ce qui est rare et limité. On retrouve souvent ce principe de limitation lors des ventes flash et des applications disponibles uniquement sur invitation (c’est ainsi qu’ont fonctionné Gmail et Facebook à leurs débuts).

Exploitez cette attirance pour la rareté dans vos campagnes en proposant des offres exclusives aux clients ayant souscrit à vos newsletters. Inquiet que personne ne se soit inscrit à votre webinar ? Mettez en avant le fait que les places sont limitées et proposez à vos destinataires de s’y inscrire directement à partir de votre email.

5 – Racontez des histoires, améliorez l’expérience du lecteur

Les êtres humains adorent les histoires. Elles nous aident à comprendre le monde qui nous entoure et donnent du sens à une information brute. Notre faculté à développer des histoires est si importante que nous parvenons même à en raconter là où il n’y en a pas.

Vous en doutez ? Regardez cette vidéo et jurez-nous que vous ne voyez pas d’histoire :


C’est pour cette raison qu’Apple a sorti ces vidéos où Johny Ives décrit le processus de création d’un nouveau produit. Il ne s’agit plus d’un simple lancement de produit ; c’est la dernière étape d’un voyage épique.

Peu importe l’importance de votre société ou du secteur dans lequel vous agissez : il y aura toujours une histoire à raconter lors du lancement d’un nouveau produit, d’une nouvelle fonctionnalité ou même dans l’évolution de votre entreprise. Chaque étape de la vie d’une entreprise est riche en histoires, que ce soit par les échecs, les défis, les découvertes et les réussites. Mettez ces histoires au début et dans le corps de vos emails. Vous créerez plus d’engagement auprès de vos destinataires, qui voudront lire ces histoires.

Ca sera toujours plus intéressant que de lire une liste sans imagination énumérant les fonctionnalités de votre nouvelle application.

L’email marketing a beaucoup à apprendre des principes de base de la psychologie pour être plus persuasif et engageant. En définitive, l’objectif est de facilité le processus de décision des destinataires.

Vous avez d’autres astuces pour augmenter l’engagement par le biais de l’email ? N’hésitez pas à les partager avec nous.