Filtre Anti-Spam

L’email a connu plusieurs grandes phases dans son histoire. Il y a eu la phase de découverte, ensuite la généralisation de l’utilisation dans les années 1970-80, puis le début de l’utilisation de l’email à des fins commerciales à la charnière 1980-90. C’est également à cette période que le spam de masse a vu le jour, avec des intentions plus ou moins honnêtes. Rapidement, les différents acteurs de l’emailing, à commencer par les webmails et les FAI, ont commencé à mettre en place des filtres anti-spam. Au fil du temps, ces filtres ce sont perfectionnés, pour que les destinataires puissent jouir de boîtes de réception globalement propres.

Qu’est-ce que le spam ?

Il convient d’abord de définir concrètement ce qu’est le spam. De fait, le spam répond d’abord d’une définition légale. En France, cette définition est contenue dans l’article 22 de la Loi du 21 juin 2004 pour la Confiance dans l’Economie Numérique. Cette définition est reprise et validée par la CNIL. En l’occurrence, est considéré comme spam tout message électronique – souvent de nature publicitaire – envoyé sans sollicitation du destinataire. Cependant, dans le langage courant, le mot spam a pris une signification qui dépasse le simple contexte juridique. Ainsi, une marque envoyant des emails – même légitimes – à un rythme soutenu (au moins une fois par jour) aura un comportement qui pourra être interprété par certains destinataires comme étant celui d’un spammeur. Pour en savoir plus que le spam en général, nous vous invitons à consulter cet article. D’autre part, certains spécialistes du marketing considèrent que c’est le fait qu’un email soit intéressant pour l’internaute qui fait que le destinataire le considére comme un email légitime ou un spam. De fait, les filtres anti-spam vont d’abord empêcher les emails étant légalement considérés comme du spam d’entrer en boîte de réception et dans un deuxième temps ce sont les internautes qui vont nourrir le filtre anti-spam en cliquant ou non sur signaler comme spam. L’objectif des filtres antispam est de ne laisser entrer que des messages que les destinataires veulent effectivement lire et donc d’exclure, en plus des emails non sollicités, les tentatives de phishing ou d’escroqueries.

Comment fonctionnent les filtres anti-spam ?

Une multitude de paramètres différents sont pris en compte par les filtres anti-spam, et varient en fonction des webmails et FAI. Dans la liste des éléments passés généralement au crible par ces filtres, on trouve :

  • La réputation d’expéditeur : cette réputation est attachée à votre nom de domaine et à l’adresse IP que vous utilisez pour envoyer vos emails. Plus les emails utilisant ce nom de domaine et cette adresse IP sont de bonne qualité (haute délivrabilité, peu d’erreurs, de mises en spam ou de désabonnement), meilleure sera la réputation d’expéditeur.
  • La présence de l’adresse d’expéditeur sur des whitelists ou blacklists : de nombreux acteurs de l’emailing – webmails et FAIs, mais aussi services d’emailing et associations de lutte contre le spam – ont mis en place au fil du temps des listes d’adresses légitimes et/ou frauduleuses. Ces listes sont publiques, afin que le nom des expéditeurs ayant de mauvais comportements soit rapidement diffusé au sein de la communauté de l’emailing. Evidemment, les filtres anti-spam vont exploiter ces listes pour empêcher certaines adresses de communiquer.
  • Les enregistrements SPF, DKIM et DMARC : lorsque l’on envoie des emails, les bonnes pratiques marketing sont une chose, mais il ne faut pas perdre de vue l’importance des aspects techniques. Un domaine d’expédition avec ces protocoles d’identification enregistrés en zone DNS enverra des signaux très positifs aux filtres anti-spam. Ils montrent que vous oeuvrez au maximum pour légitimer votre domaine d’expédition.
  • La présence de spam traps : les FAIs et webmails recyclent souvent certaines adresses inactives et les transforment en pièges à spam (ou spam traps). Ils vont répandre ces adresses de façon à ce qu’elles soient récupérées par les revendeurs de listes. Si d’aventure un expéditeur utilise une liste contenant un ou plusieurs de ces pièges à spam, les acteurs de l’emailing le repèreront rapidement, notifiant les différents filtres anti-spam.

Evidemment, ces règles évoluent régulièrement, les FAIs et webmails mettant à jour très souvent les règles associées à leurs filtres anti-spam afin de contrer efficacement les nouveaux comportements frauduleux des spameurs. Pour passer ces filtres anti-spam, il n’y a donc pas de secret : faire du consentement de vos destinataires la priorité absolue et appliquer les bonnes pratiques de l’emailing, qu’elles soient technique ou marketing.

Délivrabilité

Qu’est-ce que la délivrabilité ?

Par délivrabilité, on désigne le fait que des emails légitimes arrivent bien en boîte de réception et non en spam. D’après le rapport annuel émis par Return Path en 2016, 21% des emails légitimes envoyés dans le monde n’ont pas atteint la boîte de réception de leurs destinataires. La délivrabilité est donc un enjeu crucial pour les entreprises.

Comment optimiser sa délivrabilité ?

La délivrabilité n’est pas une science exacte, elle dépend d’une multitude de facteurs et paramétrages. Les critères de mise en spam ou en boite de réception varient d’un FAI (ou webmail) à l’autre. Cela passe par des installations techniques, mais aussi par la mise en oeuvre de bonnes pratiques d’emailing, fondamentales. Plus vous répondrez aux différentes attentes des acteurs de l’emailing, meilleur sera votre taux de délivrabilité.

Les aspects techniques de la délivrabilité

Pour que les FAI et webmails ne vous considèrent pas comme un spammeur, ou en tout cas un expéditeur au comportement suspicieux, il faut que vous soyez correctement authentifié. Aussi, le paramétrage a minima des protocoles SPF et DKIM dans la zone DNS de votre site. En outre, rendez votre WHOIS public, afin que tout à chacun puisse savoir quels noms sont associés à votre site, le rendant plus transparent. Pour finir, vous pouvez également activer le protocole DMARC afin de renforcer encore d’avantage la confiance envers votre domaine.

Les aspects légaux de la délivrabilité

La bonne délivrabilité de vos emails répondra également d’impératifs légaux, en particulier sur l’accord que vos destinataires vous donnent pour recevoir vos messages. Si les politiques anti-spam varient d’un pays à l’autre, sachez que vous pouvez prendre les devants en suivant les règles les plus strictes mises en place par exemple en Europe. Ainsi, la mise en place de formulaires d’inscription à vos emails en double opt-in devrait vous permettre de remplir les impératifs légaux liés à la communication numérique dans la plupart des pays de vos destinataires.

Les aspects marketing de la délivrabilité

Evidemment, la délivrabilité va également dépendre de l’application de bonnes pratiques d’emailing, que tout marketeur se doit de maîtriser. Commencez par n’envoyer vos emails qu’à des destinataires vous ayant donné leur accord préalable. Vous devez donc absolument proscrire l’achat ou l’emprunt de listes tiers. Ces listes sont souvent obsolètes et contiennent des spamtraps (des adresses inactives utilisées par les FAIs pour repérer les spammeurs).

Lorsque vous concevez vos emails, veillez à conserver un ratio volume de texte/volume d’images de 60/40 (40 étant le plafond maximal recommandé). En effet, de nombreux spammeurs profitent des images pour intégrer leurs messages indésirables pour ne pas être détectés par les filtres anti-spam. C’est pourquoi, désormais, les FAIs se méfient des messages uniquement constitués d’images. De même, éviter d’utiliser des mots qui peuvent déclencher l’alerte au spam de ces filtres.

Enfin, entretenez régulièrement vos listes de contacts en retirant les contacts renvoyant des erreurs ou ceux qui n’ont pas ouvert vos emails depuis longtemps. Des statistiques d’envoi négatives trop importantes (erreurs, mises en spam, désinscriptions…) seront très mal vues des FAIs, puisque de tels résultats sont souvent associés à des comportements de spammeurs.

La délivrabilité avec Mailjet

La structure technique de Mailjet ainsi que les bonnes relations que nos équipes entretiennent avec les FAIs partout dans le monde – leur permettant d’être au fait des modifications des règles propres à chaque acteur de l’industrie – nous permettent de maximiser l’arrivée de vos emails en boîte de réception. Vous n’avez plus à vous casser la tête pour paramétrer correctement vos serveurs d’envoi, nous vous fournissons les clés à intégrer à votre site. Tous ces aspects techniques contraignants sont pris en charge de notre côté. Il vous suffit simplement de suivre les bonnes pratiques de l’emailing pour vous assurez d’atteindre efficacement les boîtes de réception de vos contacts.

SPF

Qu’est ce que le protocole SPF ?

Le Sender Policy Framework ou SPF est une norme permettant de faire le lien entre un nom de domaine et le serveur de message légitime pour envoyer des emails depuis ce domaine. C’est un des principaux protocoles de vérification de l’identité des expéditeurs avec DKIM. Utilisé conjointement avec DKIM, SPF est un des moyens les plus efficaces pour éviter l’usurpation de votre nom de domaine par des usurpateurs et pour limiter l’envoi de spam utilisant vos adresses emails. Côté expéditeur, la mise en place de SPF permettra d’améliorer la délivrabilité des emails envoyés, puisque vous serez mieux identifié par les FAI et webmails de vos destinataires.

Fonctionnement du protocole SPF

SPF existe pour prouver que vous êtes bien le propriétaire légitime du nom de domaine que vous utilisez pour envoyer vos emails. Son fonctionnement est relativement simple. Pour paramétrer SPF dans votre domaine d’envoi, il vous suffit d’enregistrer la ou les adresses des serveurs MX légitimes pour envoyer des emails en utilisant votre nom de domaine et de les ajouter à votre zone DNS au format TXT précédé de la chaîne de caractère v=spf1. Pour en savoir plus sur sur l’implémentation technique du protocole SPF, nous vous invitions à consulter notre guide : Authentifier vos domaines avec SPF et DKIM.

Lorsqu’un de vos destinataires reçoit votre email, son service de messagerie par email va extraire votre nom de domaine de votre adresse email (la partie [mailjet.com] de l’adresse [contact@mailjet.com], par exemple). Une requête venant du service du destinataire va alors être envoyée au nom de domaine en question et il vérifiera ainsi si l’adresse email de l’expéditeur est bien authentique.

Pourquoi utiliser SPF ?

Comme indiqué plus haut, SPF est le protocole d’authentification et de protection de votre identité d’expéditeur le plus simple à mettre en place. C’est la norme de vérification a minima à utiliser pour prouver votre identité lorsque vous envoyez des emails. Cependant, SPF a ses limites, par exemple, si votre email est transféré, la vérification ne pourra pas avoir lieu.

SPF avec Mailjet

A l’instar de DKIM, le paramétrage de SPF est très simple, dès lors que vous êtes bien le propriétaire du nom de domaine que vous souhaitez ajouter, ce qui exclut de facto les adresses de webmails en gmail.com ou hotmail.fr par exemple. Dans votre compte Mailjet, nous mettons à votre disposition des clés spécifiques que vous devrez intégrer à vos enregistrements DNS, chez votre hébergeur. Une fois cette opération faite, attendez 48 heures que l’enregistrement DNS soit bien propagé par votre hébergeur ou bureau d’enregistrement. Vous pouvez d’ailleurs vérifier le statut de l’enregistrement depuis Mailjet. Une fois que c’est fait, c’est bon ! Votre compte est bien paramétré et cela a un impact positif sur la délivrabilité de vos messages.

DMARC

Qu’est ce que le protocole DMARC ?

Le Domain-based Message Authentication, Reporting and Conformance ou DMARC est un protocole qui permet d’indiquer au serveur de réception des emails ce qu’il doit faire quand d’authentification du domaines expéditeur a échoué. C’est donc un protocole complémentaire aux protocoles SPF et DKIM et ils visent tous les trois à rendre l’usurpation de l’identité d’un expéditeur d’email et de son nom de domaine beaucoup plus complexe dans le but d’empêcher les spammeurs et phisheurs de profiter de la notoriété d’une marque pour abuser de la confiance des destinataires.

Fonctionnement du protocole DMARC

DMARC repose sur les protocoles SPF et DKIM afin que les serveurs de destination sachent si un email contact@exemple.com est bien envoyé par le serveur légitime pour le nom de domaine exemple.com. Au-delà de cela, puisque ce processus est déjà géré par les protocoles SPF et DKIM, DMARC apporte deux évolutions principales :

  • Le protocole DMARC permet à l’expéditeur d’indiquer au serveur du destinataire comment il doit agir si les processus d’authentification SPF et DKIM de l’expéditeur échouent. Ainsi, le FAI ou le webmail recevant le message pourra le laisser entrer en boîte de réception, le mettre en spam ou le supprimer en fonction de ce qui aura été déterminé par le propriétaire du nom de domaine utilisé pour envoyer l’email.
  • Le protocole DMARC permet à l’expéditeur de demander à ce qu’on le notifie si des messages utilisant son nom de domaine échouent lors du processus d’authentification SPF et DKIM. Il pourra ainsi être informé en cas de mauvaise configuration de son serveur ou si un expéditeur frauduleux essaye de se faire passer pour lui.
  • Côté expéditeur, si une personne ou une organisation a paramétré DMARC, elle indiquera que ses messages sont bien légitimes. Cette pratique augmentera la réputation de l’expéditeur et la confiance que les destinataires lui accorde. En outre, celui-ci a un effet positif sur la délivrabilité : Yahoo, Gmail, AOL, etc, recommandent aux spécialistes du marketing par email et tout autre expéditeur d’emails en masse d’utiliser ce protocole.

Pourquoi utiliser DMARC ?

Vous l’aurez compris, en tant qu’expéditeur, la mise en place du protocole DMARC vous permet de protéger votre nom de domaine, votre identité sur Internet et donc votre image de marque. Mais cette norme a également un intérêt pour les FAI et webmails. En 2014, Yahoo a affirmé avoir réduit de près de 90% la quantité de spam émise par les comptes Yahoo Mail grâce à DMARC. En mettant en place une politique stricte, informant le reste des FAIs et webmails de rejeter les emails prétendants, de manière erronée, venir d’une adresse @yahoo.com, la compagnie a donc pu plus facilement faire le tri entre les expéditeurs légitimes et les usurpateurs.

Mailjet et DMARC

Vous pouvez bien évidemment paramétrer DMARC sur les serveurs SMTP de Mailjet. Afin de bénéficier de ce niveau supplémentaire de sécurité et de protection de votre nom de domaine, nous vous invitons à contacter notre équipe support. Ses membres seront les plus à même pour vous accompagner dans la configuration et la mise en place du protocole.

Opt-in

Qu’est ce que l’Opt-in ?

L’opt-in correspond au processus par lequel vous allez récolter l’accord de vos utilisateurs pour leur envoyer des emails à caractère commercial. C’est une obligation légale pour les emails marketing mais les modalités de recueil de cet accord varie d’un pays à l’autre. D’autre part, l’opt-in n’est pas obligatoire pour  les emails transactionnels.

L’opt-in, la base du permission marketing

Seth Godin, référence pour tous les e-marketeurs, le disait déjà dans Permission Marketing en 1999 : “ Le permission marketing se définit comme le privilège (et non le droit) d’envoyer des messages pertinents, personnels et attendus aux personnes qui souhaitent réellement les recevoir. ” Ainsi, le bon marketeur par email demandera systématiquement à ses potentiels contacts s’ils acceptent de bien vouloir recevoir les messages (pertinents) qu’il peut leur envoyer. Cette demande passe par l’opt-in actif (qui implique que le futur contact clique bien effectivement sur la case de validation). En Europe, cette norme est obligatoire dans le cadre de la communication par email. Si la case de validation est cochée par défaut, on parle d’opt-in passif. C’est le minimum légal requis aux Etats-Unis par exemple. Ce qu’évoque Godin dans sa citation, c’est surtout le rejet absolu de l’achat de listes de contacts car cela s’apparente à du spam. En effet, l’envoi d’emails à des contacts obtenus par prêt ou achat est l’antithèse même du permission marketing. A aucun moment ces contacts ne vous ont donné leur accord pour que vous leur communiquiez vos messages. Il y a d’ailleurs de fortes chances pour qu’ils ne vous connaissent pas et décident donc, au mieux, de se désabonner, et au pire, de vous signaler comme spam et de contacter le service abus du service d’envoi d’emails que vous utilisez, nuisant ainsi grandement à votre délivrabilité. Aussi, même si l’on vous assure que les listes que l’on vous propose d’acheter sont constituées de contacts frais, attendant vos emails avec impatience, refusez systématiquement. Notez enfin que l’opt-in est aujourd’hui le seul moyen de prouver légalement qu’un contact s’est bien inscrit à votre liste de diffusion.

Mieux que l’opt-in : le double opt-in !

En Europe, l’opt-in est donc un impératif légal. Mais vous pouvez aller plus loin et améliorer votre délivrabilité, toujours grâce à l’inscription de vos contacts, en choisissant le double opt-in. Le double opt-in fonctionne simplement : plutôt que de demander une fois l’accord de votre futur destinataire, vous le faites deux fois. Une première fois via le formulaire d’inscription, en cochant une case (comme pour l’opt-in simple, donc). Puis une deuxième fois, en envoyant un email de confirmation que le prospect devra valider (généralement en cliquant sur un lien) pour bien être inscrit sur votre liste.

Le processus peut s’avérer fastidieux mais présente de nombreux avantages :

  • Vous vous assurez que l’adresse inscrite existe bien et que le destinataire est bien à l’origine de cette inscription ;
  • Votre délivrabilité sera assurée puisqu’en confirmant une deuxième fois son inscription, le contact montre qu’il veut vraiment recevoir vos messages.

Dans la mesure du possible, optez pour le double opt-in, pour plus de sécurité et un meilleur engagement.

L’opt-in avec Mailjet

Vous pouvez bien entendu coder votre système d’inscription en opt-in vous-même. Mais sachez que Mailjet met à la disposition de tous ses utilisateurs un widget d’inscription très facile à intégrer à votre site. Grâce à lui, vous pourrez récolter les adresses de vos prospects avec les données que vous jugez nécessaires à votre entreprise, le tout en double opt-in, évidemment. Vous l’aurez compris, l’opt-in n’est pas un luxe. C’est une nécessité pour avoir des listes de contacts propres et engagées et donc pour vous assurer que vos destinataires reçoivent vos messages dans leur boite de réception et qu’ils les ouvrent.

Taux d’Ouverture

Qu’est ce que le Taux d’Ouverture ?

Le taux d’ouverture désigne la proportion d’emails qui ont été effectivement ouverts par vos destinataires après l’envoi d’une campagne. Le pourcentage est calculé très simplement : il s’agit du nombre d’emails ouverts divisé par le nombre d’emails délivrés. Le nombre d’emails délivrés correspond au nombre d’emails arrivés dans la boîte de réception des destinataires, sur l’ensemble des emails que vous avez effectivement envoyé. Le nombre d’emails délivrés sera systématiquement inférieur ou égal au nombre d’emails envoyés.

Taux d’Ouverture = Emails Délivrés / Emails Ouverts

Comment interpréter votre taux d’ouverture ?

Evidemment, ce taux est important, c’est un indicateur de la bonne santé de votre stratégie emailing et de la qualité de la liste de contacts à qui vous avez envoyé vos messages. Un bon taux d’ouverture signifie que vos destinataires existent bel et bien (ce qui est rassurant en soi) et qu’ils sont intéressés par le contenu de vos emails. Du point de vue de votre délivrabilité, c’est donc un paramètre à suivre, au même titre que vos taux de bounces, de blocages, de mises en spam ou de désinscription.

Mais votre taux d’ouverture a bien plus à dire ! Evidemment, il vous montrera quelle proportion de votre liste de contacts a ouvert votre message, mais en analysant les statistiques de vos différents emails, vous pourrez comprendre ce qui a poussé vos contacts à les ouvrir. Cela vous permettra d’affiner votre stratégie emailing en tirant les enseignement de vos précédentes campagnes emailing. Les seuls éléments visibles en boîte de réception avant ouverture d’un message sont toujours les mêmes : le nom de l’expéditeur, éventuellement son adresse d’expédition, une ligne d’objet, ainsi que le début de votre message, ce sont donc ces éléments qui influencent le taux d’ouverture.

Si votre taux d’ouverture décolle, c’est qu’un ou plusieurs des éléments mentionnés ci-dessus plaisent à votre lectorat : une phrase d’accroche engageante, un expéditeur bien identifié, une offre alléchante mentionnée dans la ligne d’objet, etc. Pour être sûr de générer un taux d’ouverture raisonnable, outre une liste de contacts à jour et engagée, nous ne saurions trop vous conseiller de tester ces différents paramètres (nom et adresse d’expéditeur, ligne d’objet et contenu) sur une portion de votre liste de contacts avant d’effectuer votre envoi final.

Qu’est-ce qu’un taux d’ouverture normal ?

Le “bon” taux d’ouverture va dépendre de plusieurs paramètres : la taille de votre liste de contacts, le secteur d’industrie dans lequel vous travaillez, votre fréquence d’envoi… En moyenne, nous estimons qu’un taux d’ouverture compris entre 15 et 25% sera correct. Notez que certains secteurs (services publics, industries culturelles et créatives, éducation…) génèrent des taux d’ouverture plus importants, du fait de l’engagement de leurs cibles. A contrario, les entreprises oeuvrant dans le e-commerce ou le recrutement auront en moyenne un taux d’ouverture plus faible, puisque ces secteurs comptent de nombreux acteurs, pas toujours bien identifiés par les destinataires.

Dans tous les cas, vous devez rivaliser de créativité pour vous assurer que votre taux d’ouverture restera constant et acceptable. Restez en veille sur ce que font vos concurrents afin de concevoir des messages se distinguant des leurs. Et surtout : testez, testez et testez encore ! La ligne d’objet parfaite, tout comme le nom d’expéditeur parfait, n’existe pas ! Aussi, le test reste à ce jour la seule option sûre pour envoyer les meilleures lignes d’objet. Le plus important est de vous adapter à vos destinataires, à leurs gouts et à leurs attentes. Ainsi, si votre base mail est hétéroclite, pensez à la segmenter afin de proposer systématiquement le bon message à la bonne personne.

Vous l’aurez compris, vous devez toujours garder un oeil sur celui-ci. C’est l’indicateur premier de la réussite de votre campagne et la bonne santé de votre liste de contacts.

DKIM

Qu’est ce que le protocole DKIM ?

Le DomainKeys Identified Mail ou DKIM est un protocole d’authentification des expéditeurs d’emails basée sur un système de signature cryptée insérée dans l’entête des messages afin de garantir qu’un message a bien été envoyé par le serveur de messagerie faisant autorité pour le nom de domaine utilisé par l’adresse email expéditrice du message. Le DKIM a été conçu pour empêcher que les emails de spam et de phishing puisse usurper l’identité d’un expéditeur légitime.

Fonctionnement du protocole DKIM

La norme DKIM permet au propriétaire d’un nom de domaine donné de profiter de la puissance du cryptage asymétrique pour valider l’authenticité des emails envoyés via son domaine. Ainsi, deux clés sont générées : une publique et une privée. La clé publique est publiée dans le DNS du domaine expéditeur de l’email. Elle est donc propre et unique à ce nom de domaine. La clé privée sert quant à elle à signer le message.

Un message envoyé par vos soins sera vérifié par les serveurs de réception de vos destinataires (ceux des fournisseurs d’accès ou des webmails). En utilisant la clé publique publiée dans les enregistrement DNS du nom de domaine que vous utilisez, ils analyserons si elle correspond à la clé privée indiquée dans la signature DKIM du message. Si les deux clés concordent, cela signifie que le nom de domaine de l’email envoyé est bien utilisé légitiment par l’expéditeur, validant de fait son identité. S’il n’y a pas concordance, l’email risque d’être considéré comme une tentative de phishing ou d’usurpation d’identité.

Intérêt du protocole DKIM

En tant qu’expéditeur, la signature DKIM ne vous empêchera pas d’être considéré comme spammeur si vous n’appliquez pas les bonnes pratiques de l’emailing. Cependant, grâce à ce protocole d’authentification, vous prouvez votre identité. Le phishing reste une menace importante, a fortiori avec le développement des écosystèmes et services cloud. Les pirates rivalisent d’inventivité pour créer des pages et des emails toujours plus convaincants afin de vous soustraire vos identifiants, mots de passe, coordonnées personnelles et bancaires. C’est pourquoi DKIM est devenu une norme d’authentification des emails, au même titre que SPF. Un message expédié sans signature SPF et/ou DKIM est maintenant vu avec suspicion par les différents outils d’analyse de l’email.

Utiliser le protocole DKIM avec Mailjet

Le paramétrage de DKIM avec Mailjet est très simple. Mailjet vous met à disposition la clé publique à enregistrer via l’interface de l’hébergeur de votre site. Là, vous pourrez intégrer la clé publique à votre zone d’enregistrement DNS. Pour plus de facilité, nous vous proposons des guides d’aide pour chacun des grands acteurs de l’hébergement (OVH, Gandi, 1&1, GoDaddy, etc) Comme chaque changement dans une zone DNS, processus peut prendre jusqu’à 48 heures pour être effectif. Une fois ce délai écoulé, vos enregistrements devraient être validés. Vous pouvez envoyer des emails signés avec DKIM ! L’intégration de DKIM est devenu un impératif dans l’envoi d’emailing aujourd’hui. Assurez-vous donc d’avoir paramétré votre compte d’envoi correctement afin d’assurer une bonne délivrabilité à vos messages.