En matière d’emailing comme dans la vie, la première impression est souvent décisive. Les boîtes de réception de vos destinataires sont des endroits milieux ultra compétitifs où il faut savoir se distinguer. Et vous avez environ 60 caractères pour attirer l’attention de votre destinataire avec l’objet de votre mail…
Vous avez peut-être déjà lu nos conseils sur les mots à éviter dans les objets de mails afin de ne pas être exfiltré dans les spams : voyons désormais comment créer un bon objet d’email, de ceux qui vont immédiatement augmenter votre taux d’ouverture. On trouve pléthore d’études et de débats sur internet s’attachant à déterminer quelles sont les phrases et les mots-clés qui entraînent des taux d’ouverture supérieurs. Aujourd’hui, nous allons plutôt travailler le format : avec quelques bonnes pratiques simples, vous saurez rédiger les objets de mails les plus adaptés à votre activité et vos envois.

  • Quelques bons exemples pour démarrer :

Pour vous donner un aperçu en situation des techniques que nous allons voir, voici quelques exemples d’emails qui se sont distingués des autres dans une boîte de réception :

lovebox

Sur cet exemple, on voit comment faire bon usage des symboles. Lovebox a utilisé un symbole parfaitement adapté (en lien avec son nom) et l’a combiné avec des mots qui éveillent la curiosité : “first” et “announcement”, poussant le destinataire à ouvrir l’email.

Objet d'email 2

L’objet ci-dessus a attiré mon attention. En le voyant, je me suis demandé de quel voyage on parlait, si cela faisait allusion à un endroit que j’ai déjà visité ou à mes précédentes vacances, si j’étais invité quelque part… Il s’agissait en fait d’introduire un tarif promotionnel sur des aller-retours pour Londres pour organiser un weekend au Royaume-Uni. L’objet n’est pas juste un appât, la promesse est tenue : il y avait bien une offre exclusive dans le mail.

Objet d'email 1

Ca y est, les Emojis (émoticônes largement utilisées en messagerie instantanée) gagnent les emails ! Cette nouvelle ne vous réjouit peut-être pas autant que moi, mais ces petites bêtes sont quand même plutôt cools. Ici, on en voit une s’intégrer parfaitement dans un objet d’email grâce au contexte : elle vient alimenter la phrase en se substituant au mot “cadeau”, avec un effet un peu festif à l’approche de Noël.

 

En matière d’objet, il y a trois choses à connaître et mettre en place de façon rituelle à chaque email :

  • Ne pas oublier que la taille compte

Le débat sur la longueur idéale d’un objet de mail n’est pas tranché. Beaucoup pensent que garder un objet court augmente le taux d’ouverture. Cependant, si c’est effectivement un bon moyen d’attirer l’attention de votre destinataire, votre objet doit tout de même refléter le contenu du mail. Si la ligne d’objet contient trop peu de détails à ce sujet, vous aiguisez la curiosité à vos risques et périls : l’utilisateur qui ne sait pas du tout à quoi s’attendre pourra être déçu après lecture du mail.

En parlant de longueur, un autre critère intervient dans ce paramètre : l’objet de votre email sera tronqué différemment selon la messagerie utilisée par vos destinataires. Par exemple, Gmail montre les 70 premiers caractères de l’objet, alors que Hotmail et Yahoo ne montrent que 60 et 46 caractères respectivement. Renseignez-vous sur les limites de taille afin de parer au mieux cet obstacle.

  • Utiliser des symboles et émoticônes (avec modération)

Les marketeurs utilisent les symboles depuis un certain temps, mais seulement de façon relativement sporadique, parce qu’ils ne sont pas compatibles avec toutes les messageries électroniques. C’est en train d’évoluer : désormais, Gmail prend en charge les Emojis et les symboles hex (comme vu dans les exemples ci-dessus, Lovebox et Eram).

Dans tous les cas, soyez toujours attentifs à les utiliser dans un contexte pertinent, sinon elles pourraient produire l’effet contraire à celui que vous désirez et donner une impression peu professionnelle voire infantilisante.

  • Faire des tests

Enfin, faites toujours des tests A/B. En matière d’emails, on ne peut jamais être sûr à 100% de l’objet qui va fonctionner le mieux auprès de son public. Faites un test A/X pour essayer 4 ou 5 formulations différentes de votre objet auprès de votre cible. A titre personnel, j’envoie mes campagnes le mardi à midi avec un test A/X et je les laisse tourner pendant 20 heures. La version de l’email qui aura obtenu le plus de succès lors du test sera ensuite envoyée le mercredi matin à 8h30, de façon à être parmi les premiers emails à atteindre la boîte de réception de mes destinataires au moment où ces derniers arrivent au bureau.

Après avoir fait vos tests A/X et envoyé quelques campagnes, n’oubliez pas d’utiliser le Comparateur de campagnes pour voir quelles sont les campagnes qui fonctionnent le mieux auprès de votre cible et pouvoir optimiser les suivantes ! En comparant vos résultats avec ceux de l’industrie dans laquelle vous évoluez, vous pourrez vous fixer des objectifs spécifiques à atteindre et améliorer vos campagnes emails au fur et à mesure de vos envois.

Voilà, maintenant que tout est dit, il est temps de se mettre au travail ! Lesquelles de ces techniques utilisez-vous déjà et lesquelles prévoyez-vous de mettre en place ?